Disques sous la loupe
Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.
The Chesterfield Kings – US LP
Fondés par Greg Prevost un critique musical adorateur d’obscurités, les Chesterfield Kings sont originaires de l’état de New York. Ce premier album ne contient que des reprises et pas forcément venues d’artistes bien en vue. C’est un peu la génération d’après qui revisite les obscurités de la génération précédente pour autant qu’elle soit catalogue garage punk sixties vers 1965, 1966. Certains des artistes revisités ont gagné quand même une certaine notoriété comme les Sonics ou Chocolate Watch Band, ce qui n’était pas trop le cas lors de ces enregistrements en 1982. C’est le genre typique d’album qui peut inciter à découvrir ce qui se faisait avant, à l’époque où l’on était encore au berceau. Le groupe tourne encore aujourd’hui et le dernier album date seulement de 2024 et existe même en vinyle.
Artiste : The Chesterfield Kings
Titre : Here Are The
Genre : psyché, garage
Label : Mirror
No Catalogue : MIRROR 9
Pays : USA 1982
Meilleure enchère sur Ebay, 78 euros,
Note : publié en Angleterre en 1985.
Une perle de l’album
I Told Those Little White Lies
Un bien garage…

The Hustler

You Better Look Now

Outside Chance

Won’t Come Back

I’m Coming Home

Expo 2000

Come With Me

Fluctuation

Satisfaction Guaranteed

Time To Kill

99th Floor

60 Second Swinger
Hors album

Up And Down en live 2014

Qu’une chanson devienne un succès ou pas reste un mystère. Des tas de facteurs s’affrontent, la production, la promotion, la diffusion, l’air du temps, les goûts du public au moment de l’écoute, et même leur non publication en temps voulu. Autant de mystères insondables. En voici deux qui avaient un potentiel certain, mais qui devinrent ce que les spécialistes appellent des flops. Et pourtant, en les écoutant on se dit que c’est bien dommage.
The Rockin’ Berries – Follow Me (1965)
The Hounds – Exodus (1966)
Visites au musée du Boss
Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce musée il y a certains disques qui reviennent régulièrement, pas seulement pour un titre mais plusieurs. C’est assurément le cas pour les albums, mais aussi un autre support, le fameux EP qui présentait le plus souvent quatre titres. En France jusqu’en 1967-68, c’était le format le plus courant, d’autres pays dans une moindre mesure les publiaient aussi, mais le single deux titres était la référence. Ces fameuses publications françaises sont très demandées par les collectionneurs étrangers, car elles avaient l’avantage d’être présentées dans une pochette en carton avec fréquemment une photo de l’artiste. En revisitant ma collection, voici quelques unes de ces pépites qui m’enchantèrent pour deux, trois, quatre titres. Les *** désignent le titre que j’ai le plus écouté
The Vip’s – Fontana 460.238 ME, France, publié en 1967, plus haut prix relevé sur un site de vente en ligne, 245 euros. Le disque fut publié en France sous le nom de Vip’s, mais ailleurs sous celui de Art avant de devenir Spooky Tooth.
What’s That Sound
Come On Up
I Think I’m Going Weird
Rome Take Away Three ***
Deux qui font partie de mes records d’écoute, mais qui sont d’une découverte plus tardive, bien qu’ils soient anciens. Il y a une bonne raison à cela, ils étaient le plus souvent inatteignables pour moi lors de leur publication, publiés sur d’obscurs labels, dans des pays géographiquement lointains de chez moi. La découverte viendra plus tard à travers les nombreuses compilations qui fleurirent au cours des années 80-90, au hasard d’un voyage ou d’une foire aux disques, sur les conseils d’un autre collectionneur. Quoiqu’il en soit, ils sont devenus des chansons phares pour moi, même si au compteur ils viennent ensuite.
State Of Mind – Move
The Hangmen – The Girl Who Faded Away
Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.
The Jackets – Wasting My Time


