Disques sous la loupe
Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.
The Moody Blues – UK LP
Second album studio des Moody Blues et celui qui marque un changement total dans la démarche du groupe. C’est aussi un des premiers albums qui raconte une histoire, un concept album comme disent les Anglais. Le thème choisi est la durée d’une journée de l’aube à la nuit. Seconde originalité, c’est aussi un album qui flirte avec la musique classique. Chaque moment du jour est introduit par une ouverture interprétée par un orchestre symphonique, ici le London Festival Orchestra dirigé par Peter Knight qui compose aussi la partie classique. Les chansons pop sont toutes composées par Justin Hayward le remplaçant de Denny Laine. La chanson de l’album devenue la plus emblématique « Nights In White Satin », fut ironiquement un succès mondial, mais un bide en Angleterre et aux USA au moment de sa publication. On se rattrapera en 1972, car suite à une réédition en 45 tours, elle se classa 2ème US et 9ème UK. Elle fit d’ailleurs d’autres réapparitions dans les charts au fil du temps et d’autres éditions. Un album bientôt sexagénaire et toujours là.
Artiste : The Moody Blues
Titre : Days Of Future Passed
Genre : pop, classique
Label : Deram
No Catalogue : SML 707 stéréo; DML 707 mono
Pays : UK 1967
Meilleure enchère sur Ebay, 219 euros première édition UK
Note : à ce jour il existe plus de 300 éditions différentes.
Une perle de l’album
Nights In White Satin
Des nuits éternelles…

The Day Begins

Dawn: Dawn Is A Feeling

The Morning: Another Morning

Lunch Break: Peak Hour

The Afternoon: Forever Afternoon (Tuesday?) / Time To Get Away

Evening: The Sun Set: Twilight Time

The Night: Nights In White Satin
Hors album original, compléments réédition

Cities, face B du 45 tours

Twilight Time, différent vocal

Don’t Let Me Be Misunderstood, enregistré pour la BBC avant l’album

Qu’une chanson devienne un succès ou pas reste un mystère. Des tas de facteurs s’affrontent, la production, la promotion, la diffusion, l’air du temps, les goûts du public au moment de l’écoute, et même leur non publication en temps voulu. Autant de mystères insondables. En voici deux qui avaient un potentiel certain, mais qui devinrent ce que les spécialistes appellent des flops. Et pourtant, en les écoutant on se dit que c’est bien dommage.
Ronnie & The Relatives futures Ronettes – I Want A Boy (1961)
Gary Puckett and the Union Gap – Daylight Stranger (1968)
Visites au musée du Boss
Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce musée il y a certains disques qui reviennent régulièrement, pas seulement pour un titre mais plusieurs. C’est assurément le cas pour les albums, mais aussi un autre support, le fameux EP qui présentait le plus souvent quatre titres. En France jusqu’en 1967-68, c’était le format le plus courant, d’autres pays dans une moindre mesure les publiaient aussi, mais le single deux titres était la référence. Ces fameuses publications françaises sont très demandées par les collectionneurs étrangers, car elles avaient l’avantage d’être présentées dans une pochette en carton avec fréquemment une photo de l’artiste. En revisitant ma collection, voici quelques unes de ces pépites qui m’enchantèrent pour deux, trois, quatre titres.
Noël Deschamps – France RCA 86.113, publié en 1965, plus haut prix relevé sur un site de vente en ligne, 11 euros.
Je Ne Fais Pas D’histoires
Henrietta
Tout Ira Très Bien
Souviens-Toi Que Moi Je T’aime
Deux qui font partie de mes records d’écoute, mais qui sont d’une découverte plus tardive, bien qu’ils soient anciens. Il y a une bonne raison à cela, ils étaient le plus souvent inatteignables pour moi lors de leur publication, publiés sur d’obscurs labels, dans des pays géographiquement lointains de chez moi. La découverte viendra plus tard à travers les nombreuses compilations qui fleurirent au cours des années 80-90, au hasard d’un voyage ou d’une foire aux disques, sur les conseils d’un autre collectionneur. Quoiqu’il en soit, ils sont devenus des chansons phares pour moi, même si au compteur ils viennent ensuite.
The Surrealistic Pillar – I like Girls
The Choir – It’s Cold Outside
Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.
Dick Dale – Nitro


