Disques sous la loupe
Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.
Waldo De Los Rios – Espagne LP
Waldo De Los Rios, chef d’orchestre, compositeur, arrangeur, contrairement à ce que beaucoup de gens croient est un musicien argentin et non espagnol. C’est un peu le hasard qui décida de sa carrière en Espagne, car c’est bien là qu’il a construit sa célébrité. Bien que ses premiers enregistrements datent de 1965, il restent assez discrets. Le succès viendra avec son album « Sinfonias » où il arrange de manière très moderne quelques symphonies de grands compositeurs de la musique classique. Pour les puristes cela frise le scandale, mais le succès pratiquement mondial de sa reprise d’un extrait de la 40ème symphonie de Mozart ouvre quelques horizons à ceux qui pensaient que la musique classique c’était quelque chose de très ringard. Il a bien compris que dans une oeuvre classique qui peut durer une heure ou plus, il y a quelques passages qui sont plus tape à l’oreille que d’autres, et c’est ceux-là qu’il a mis en évidence. C’est un peu comme le double album blanc des Beatles, on se souvient surtout de « Ob-La-Di, Ob-La-Da » ou « Back In The U.S.S.R. ». Il récidivera en 1973 sur le même principe et avec succès en s’intéressant à quelques opéras. Il a sans doute contribué à un retour de la musique classique, un peu comme le fera Pavarotti pour l’opéra. Il ne fut pas le seul à le faire, mais il reste le plus connu. Dépressif, il se suicida en 1977.
Artiste : Waldo De Los Rios
Titre : Sinfonias
Genre : classique moderne
Label : Hispavox
No Catalogue : HHS 11-200
Pays : Espagne 1970
Meilleure enchère sur Ebay, pas coté
Note : publié dans de nombreux pays
Une perle de l’album
Beethoven / Symphony No. 9 « Ode à la joie » – 4ème Mouvement
Une des plus connues…

Schubert / Symphony No. 8 « Inachevée » – 1er Mouvement

Mozart – Symphony No. 40 – 1er Mouvement

Brahms – Symphony No. 3 – 3ème Mouvement

Dvorak / Symphony No. 9 Opus 95 « Nouveau monde » – 4ème Mouvement

Haydn / Symphonie des jouets – 2ème Mouvement

Tchaïkowsky / Symphony No. 5 – 2ème Movement

Mendelssohn / Symphony No. 4 « Italienne » – 1er Movement
Hors album original, compléments réédition

Un clip avec Mozart

Qu’une chanson devienne un succès ou pas reste un mystère. Des tas de facteurs s’affrontent, la production, la promotion, la diffusion, l’air du temps, les goûts du public au moment de l’écoute, et même leur non publication en temps voulu. Autant de mystères insondables. En voici deux qui avaient un potentiel certain, mais qui devinrent ce que les spécialistes appellent des flops. Et pourtant, en les écoutant on se dit que c’est bien dommage.
The Aerovons – With Her (1969)
The Gibsons – Two Kinds Of Lovers (1966)
Visites au musée du Boss
Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce musée il y a certains disques qui reviennent régulièrement, pas seulement pour un titre mais plusieurs. C’est assurément le cas pour les albums, mais aussi un autre support, le fameux EP qui présentait le plus souvent quatre titres. En France jusqu’en 1967-68, c’était le format le plus courant, d’autres pays dans une moindre mesure les publiaient aussi, mais le single deux titres était la référence. Ces fameuses publications françaises sont très demandées par les collectionneurs étrangers, car elles avaient l’avantage d’être présentées dans une pochette en carton avec fréquemment une photo de l’artiste. En revisitant ma collection, voici quelques unes de ces pépites qui m’enchantèrent pour deux, trois, quatre titres.
Eddy Mitchell – France Barclay 70 771, publié en 1965, plus haut prix relevé sur un site de vente en ligne, 9 euros.
J’ai Perdu Mon Amour
Tu Ne Peux Pas
Si Tu N’étais Pas Mon Frère
J’avais Deux Amis
Deux qui font partie de mes records d’écoute, mais qui sont d’une découverte plus tardive, bien qu’ils soient anciens. Il y a une bonne raison à cela, ils étaient le plus souvent inatteignables pour moi lors de leur publication, publiés sur d’obscurs labels, dans des pays géographiquement lointains de chez moi. La découverte viendra plus tard à travers les nombreuses compilations qui fleurirent au cours des années 80-90, au hasard d’un voyage ou d’une foire aux disques, sur les conseils d’un autre collectionneur. Quoiqu’il en soit, ils sont devenus des chansons phares pour moi, même si au compteur ils viennent ensuite.
Pembrook Ltd – Sleepy John
The Petals – Babe You Know
Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.
Roger McGuinn & Band – Lover Of The Bayou


