Il n’y pas pas tellement de premiers albums enregistrés en live qui s’érigent en monuments au fil du temps qui passe. Celui-ci en est incontestablement un, qui plus est peut se classer sans honte dans les 100 meilleurs albums, toutes époques confondues. MC5 c’est Chicago, ville qui non seulement abrite les fameux studios Chess, mais qui est nourricière de tant de talents qui expriment le côté pessimiste d’une Amérique, dont seuls les citoyens primitifs croient connaître la notion de liberté. MC5 est là pour leur dire le contraire, car c’est un groupe politisé à l’extrême, qui harangue les foules en criant haut et fort ce qui va pas. Cela leur valut pas mal d’ennuis et aujourd’hui ils en sont fiers. Bien sûr tout cela se reflète dans leur musique, parfois très violente, toujours aguicheuse, ravages guitaresques de Wayne Kramer, Fred « Sonic » Smith, harangues de Roy Tyner en guise de chant, basse de Michael Davis, batterie de Dennis Thompson, forment ce brûlot enregistré en 1968 destiné à entrer dans l’histoire. A l’évidence, il y a des prémices du punk, presque symphonique à côté de la vrai vague ultérieure. Et pourtant cette musique coule plus limpide qu’elle n’y paraît au profane de la première écoute. D’ailleurs les trois qui restent, Kramer, Thompson, Davis, je les ai rencontrés. Ces mecs sont cools, polis, courtois, attentionnés, et plus sincères que n’importe quel politicien. Il ne prétendent pas diriger le monde en votre nom, mais juste vous mettre en garde que notre bonne vieille terre mérite mieux que la violence latente qui la consume. Elle ne devrait se trouver que dans la musique, c’est la seule et unique manière de la trouver belle. Tout le reste est ce que vous en ferez…
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La passion du folk est assez liée à la tradition de l’endroit où l’on vit, ceci est très fréquent chez les artistes et dans une moindre mesure chez ceux qui les écoutent. Il y a des dizaines de milliers de chansons qui ont parcouru les campagnes de France et de Navare. Un grand nombre dort dans les archives des provinces, d’autres sont restées dans la mémoire des troubadours modernes qui les interprètent encore ou les exhument pour le plaisir de les faire découvrir à un plus vaste public. La plupart de ces chansons ressassent les éternelles histoire de la pucelle qui rencontre l’amour, du seigneur altier qui va à la chasse, du verre que l’on boit et qui rend gai, de la pluie, du vent, des saisons. Il y en a même qui bouffent du curé. On redécouvre aussi, les vieux instruments un peu oubliés, la vielle, le dulcimer, les instruments à vent, les instruments encore populaires, comme le violon ou l’accordéon, employés dans un autre usage que celui de la salle de bal.