En passant

Dimanche en quelques manches de printemps (9)

Deux fois Aphrodite’s Chlid faces B

You Always Stand In My Way


All Tomorrow’s Parties

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

En 1964, Nina Simone est une chanteuse relativement connue. Elle mélange avec un certain bonheur le jazz et le blues. Il lui manque encore un titre qui la propulsera au niveau mondial. Avec cette chanson elle y parviendra, mais par la tranche. Elle l’enregistre à l’automne 1964, mais le succès ne vient pas. Il est vrai qu’à cette époque la jeunesse se passionne plus pour les Beatles et l’invasion anglaise, même l’Amérique succombe. Parmi ces envahisseurs il y a justement une formation anglaise qui s’inspire passablement de la musique noire, les Animals. Ils sont à la recherche d’un nouveau tube et remarquent cette chanson. Comme ils sont plutôt de bons arrangeurs, ils reprennent cette chanson mais à leur manière. Le succès arrive vite et elle déferle au niveau mondial, elle a ce qui faut pour. La comparaison entre les deux est futile, Nina Simone en fait quelque chose de plutôt tragique, les Animals y ajoutent un gimmick qui la rend plus légère et accrocheuse à l’oreille des teenagers, et au niveau vocal Eric Burdon est au moins aussi bon qu’elle dans un style différent. Nina Simone, pas toujours bonne joueuse, accusa le groupe de lui avoir volé un hit, mais sa version fut largement mise en lumière grâce à eux.

Version originale, Nina Simone, 1964

La version des Animals, 1965

Choix aléatoires

The Dalys – Sweet Maria (1967)

The Buckinghams – Don’t Want To Cry (1967)

Bruce Channel – Number One Man (1962)

Herman’s Hermits – My Reservation’s Been Confirmed (1966)

The Orlons – Don’t Throw Your Love Away (1963)

Piège à sou…rires !

La musique c’est aussi ça…

Trois reprises de Shocking Blue…

Royal Republic – Venus

Maya – Never Marry A Railroad Man

Nirvana – Love Buzz

Jo Ann Castle (1939 – 2026)

Pianiste virtuose de ragtime, très réputée pour ses apparitions à la télévision américaine. Elle était aussi très à l’aise avec l’accordéon.

Skater’s Boogie

Humoresque Boogie

En passant

Music Emporium (24)

Poursuivons notre exploration des sixties suisses.

The Four Shakers – Groupe instrumental de Genève qui exista de 1962 à 1968. Ils furent après les Aiglons le groupe instrumental le plus populaire du côté de la Suisse francophone. Mais leur notoriété franchit plus péniblement les frontières du pays, malgré des  parutions en Italie et au Japon et des concerts en France. Ils furent signés par Philips qui publia 3 EP’s  dont le dernier ne figure qu’en pressage suisse, le plus rare. Ils jouèrent un tour pendable à leurs rivaux, les Relax. Sur leur premier EP figure une reprise de « Natacha » composée par un membre des Relax, Gérald Matthey. Leur version est plus proche du style Shadows, avec seulement des guitares, contrairement à celle des Relax où il y a de l’orgue. Elle se vendit beaucoup plus que l’autre, aidé par la popularité du groupe et aussi une promotion plus visible. Le disque des Relax est difficile à dénicher, tandis que celui des Four Shakers est, toute proportion gardée, presque courant dans les foires aux collectors. A part cette « reprise », les reste de leur répertoire n’est fait que de titres originaux plutôt du genre intéressants pour les fans d’instrumental et de Shadows. Sur le troisième EP figurent deux titres vocaux. A leur séparation, certains membres furent impliqué occasionnellement dans d’autres formations et le soliste, Daniel Nicollin, remonta en 2008 un groupe de tribut aux Shadows. Voici quelques titres, du moins ceux qui sont visibles sur Youtube. Un CD de compilation a été publié en 2004.

Premier EP 1963

Natacha.


Ecclesia.


Canon.


Spleen.


Second EP 1964.

Convoi.


O’Casey Ranch.


Fiesta.


La Vallée Des Adieux. Comme je n’ai pas trouvé l’original voici une reprise par Giorgio Zizzo, très proche du son original.


Le Petit Prince – Voilà un personnage qui occupe une place particulière dans la musique yéyé, made in Switzerland. Comme beaucoup de jeunes, il voulait devenir chanteur. Doué d’une assez belle voix, il passa du rêve à la réalité en se faisant remarquer par le fameux Ken Lean. Agé d’une dizaine d’années, il devient une vedette. Claude François le parraine, Sur le moment ça l’aide passablement, avant de subir un retour de manivelle. Il enregistre son premier disque en 1963, « C’est Bien Joli D’Etre Copains », il en existe une version où il est accompagné par les Aiglons. Le titre devient très populaire et on parle de lui dans Salut les Copains. Les disques suivants sont aussi couronnés d’un certain succès, surtout celui où il chante en duo avec Frank Alamo. Sa discographie n’est pas ridicule si on se place du point de vue yéyé, comparé à ce que les « grands » faisaient. Largué peu élégamment par Claude François  en pleine tournée (voir son témoignage plus bas), il est aussi confronté à une mue de sa voix. Il enregistre un dernier disque en 1968 et disparaît de la circulation. Il vécut assez mal son passage à l’anonymat mais retrouva une certaine stabilité dans la religion. Il est décédé en 2025.

1963 – C’est Bien Joli D’Etre Copains, chanson originale.


1963 – C’est Pas Drôle. Une composition de Jean-Jacques Debout.


1964 – Chante Avec Moi. En duo avec Frank Alamo.


1964 – Ma Princesse.


1964 – Evy Aime Jerry. Adaptation d’un titre de Donna Lynn de 1963. C’est un pendant féminin américain du Petit Preince.


1964 – Tout Sauf Une Rose.


1968 – Mrs Brown. Son dernier disque, reprise de « Mrs Brown You Got A Lovely Daughter » d’Herman’s Hermits.

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Documents.

Le Petit Prince en 2018, raconte l’histoire avec Claude François.


Quelques années plus tard à la tv suisse.


Un enregistrement en public où il chante « Dis-Lui » avec Claude François.


Les Etoiles Filantes – C’est l’exemple type d’un groupe local qui essaya et parvint à enregistrer un disque. Un EP paru sur le label Jaccoud en 1966, dont cela doit être la seule publication. Il s’agit de l’initiative du propriétaire d’un magasin de disques et de sono dans la ville de Fribourg, avec un groupe originaire du coin. C’est un disque évidemment très rare avec des titres en anglais et en français, mais tous originaux dans un style soft beat. Je ne sais absolument ce que ce groupe est devenu, mais j’en ai trouve un extrait.

Something.

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