En passant

Dimanche en quelques manches de printemps (10)

Deux musiques pour commencer punk

Ramones – I Wanna Be Sedated

Sex Pistols – Anarchy In The UK

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Jusque vers la fin des seventies ZZ Top n’a connu qu’un succès relatif. C’est l’album « Degüello » qui les propulsera définitivement au firmament. Il est précédé de cinq albums qu’il n’était pas toujours facile de se procurer, même qu’ils furent pour certains publiés à l’international assez tardivement. De toute cette période le seul titre qui a vraiment passé à la postérité fut « La Grange » apparu sur le troisième album en 1973. Il fait même mieux que beaucoup de succès postérieurs en se référant au nombre de vues sur Youtube. C’est un titre assez charmeur qui rentre rapidement dans l’oreille et y reste. Disons quand même que ce n’est pas très original, il emprunte des plans que l’on peut retrouver dans la discographie de John Lee Hooker et autres bluesmen de la grande époque. Mais on peut toujours réchauffer les vieilles recettes, c’est très rarement indigeste…

Version originale, ZZ Top (1973)

Un live en 1982

Don Craine’s New Downliners Sect – Roses (UK 1967)

John Deen & The Trakk – Your Whole Life Through (Allemagne 1969)

Bill Haley And His Comets – Whatcha Gonna Do (USA 1953)

Dalva De Oliveira – Tatuado (Brésil 1956)

The Sevens – Seven (Suisse 1965)

De quoi briser la glace…

La musique c’est aussi ça…

She’s Not There des Zombies, repeise dans d’autres langues.

Michael & Firebirds – Lass Sie Geh´n (1965)

Věra Špinarová – Den A Noc  (1972)

I Kings – Ma Non E Giusto (1965)

Polo – Ella No Está Ahí (1965)

Les Bel Canto – Les Filles D’Ève (1966)

Partis rejoindre les étoiles

Rick Derringer (1947 – 2025)

Compositeur, chanteur, producteur, il fut un membre fondateur des McCoys célèbres pour « Hang On Sloopy ». Il connut par la suite une carrière de guitare hero et travailla intensément avec les frères Winter Edgar et Johnny

Hang On Sloopy

Rock and Roll Hoochie Koo avec Edgar Winter.

James Lowe (1943 – 2025)

Compositeur, producteur, on se souvient particulièrement de lui comme chanteur des légendaires et psychédéliques Electric Prunes.

I Had Too Much To Dream (Last Night)

The Great Banana Hoax

IN MEMORIAM

The Moody Blues

Qui a rejoint les étoiles ?

Walk Don’t Run (1960)

En passant

Voyage début de siècle (3)

Cécile de Rodt (1855 – 1929) est une voyageuse suisse qui entreprit un tour du monde en 1901. A cette époque, le monde peut sembler encore quelque chose d’un peu mystérieux d’autant plus que certains pays sont géographiquement très lointains. Ce n’est pas une aventurière, elle ne va pas se battre contre les Indiens, mais plutôt jouer à la touriste. A la suite de son voyage paraitra un livre publiée en 1904 qui contient des centaines de photos. De quoi se faire une idée de ce à quoi ressemblait le monde au début du 20ème siècle.

Les chutes du Niagara

En 1901, on ne va pas aux USA dans le seul but de faire du tourisme, du moins très rarement. Cette activité de loisirs peut quand même intéresser les citoyens américains. L’immense étendue du pays limite un peu la distance des voyages, on fait du tourisme plutôt local. Il y a déjà des lieux qui les attirent, pour l’époque ce sont surtout des curiosités naturelles, on ne va pas encore à Disneyland ou danser au Whisky A Go-Go. Pour notre voyageuse, les chutes du Niagara font partie de la suite de son programme. Le nom est connu même en France depuis le 17ème siècle, mais alors sans délimitation géographique précise. Aujourd’hui la chute se partage entre les USA dans l’état de New York et le Canada province de l’Ontario.
Les chutes se trouvent à plus de 400 km à vol d’oiseau de New York, c’est quand même un déplacement assez conséquent. Notre aventurière le parcourt en train, même qu’elle s’enthousiasme de la vitesse du train, 80 km/h. Elle parle aussi d’un détail typique des trains américains, celui de la cloche posée sur la locomotive qui avertit de l’arrivée d’un train en gare, détail qui existe toujours. Voyons son récit.
Le State Empire m’emmenait avec une vitesse vertigineuse hors de New-York. Il fait 80 kilomètres à l’heure, arrêts compris. C’est le train le plus luxueux que j’eus l’occasion de voir en Amérique. Une petite locomotive à grandes roues malgré l’extrême rapidité de sa marche, glisse sans secousses sur les rails. Comme les barrières et les gardes-voie n’existent pas en Amérique, les arrivées sont signalées devant les gares et les passages à niveau par une grosse cloche que l’on sonne à toute volée sur la locomotive; elle réveille les échos d’alentour sans cependant incommoder les voyageurs, car ils l’entendent à peine. L’express n’a que des wagons Pullmann de première classe, dans lesquels on peut établir des lits pour la nuit; un domestique noir est chargé de maintenir l’ordre et de veiller au bien-être des passagers. Sa tâche est aisée; comme dans les restaurants, personne ne dit mot.

Je m’étais cent fois représenté le Niagara. Mais combien la réalité dépasse l’imagination. Tout est différent, plus beau, plus surprenant, plus extraordinaire! De la terrasse de Prospect Point, où je me trouve, le spectacle qu’offre la grande cataracte à l’heure du crépuscule défie toute description. Quatre jours durant, j’ai eu le Niagara sous les yeux. Je l’ai vu à l’aube, ses grandes eaux noyées dans les vapeurs du matin; dans la lumière triomphale de l’astre du jour, déversant dans l’abîme un torrent d’or en fusion; pendant les heures lourdes et suffocantes de l’après-midi, où j’entendais sa voix formidable se mêler aux sourds grondements du tonnerre; je l’ai vu encore resplendissant de la gloire ardente du couchant, rouler ses flots vermeils dans le gouffre immense, agrandi par la pénombre; et toujours j’ai ressenti avec la même puissance la magie de ce phénomène grandiose. Aucune description, aucune peinture, si vivantes soient-elles, ne peuvent donner une idée de ce tourbillon irrésistible, de cette redoutable avalanche

Il est vrai qu’aux USA tout peut paraître démesuré, pourtant les chutes du Niagara ne sont pas les plus spectaculaires ni les plus majestueuses, mais voilà elles sont américaines et cela ils savent l’exploiter. La grandeur du pays en parlant de dimensions peut se résumer à une petite histoire qui relève de la géométrie. Si toute la population mondiale décidait d’aller habiter au Texas, chacun pourrait disposer d’à peu près la dimension d’un terrain de football pour construire sa maison. Gageons que Trump ne serait pas d’accord. Il reste quand même le pays de tous les possibles, aucune idée ne leur semblera farfelue et en plus si on peut se faire du fric avec…

A suivre

Sources : Wikipédia, B.N.F, DP