En passant

Inventaire musical à la Prévert (225)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

The Monks – Allemagne LP

Les origines de la musique punk apparues au milieu des seventies sont à rechercher dans la décennie précédente. Comme presque dans chaque cas, un mouvement musical peut subir l’influence d’un ancêtre musical qui a fait quelque chose qui peut lui servir d’inspiration. Au cours des sixties, ce sont plutôt quelques titres qui peuvent être pris en considération. Le plus significatif reste sans doute le célèbre « Surfin’ Bird » des Trashmen paru en 1963. Sa rythmique fait de lui un prototype du genre. Il s’agit surtout d’un accident involontaire de leur part, les Trashmen étant plutôt un groupe de surf music. Mais les faits sont têtus il s’agit bien de punk, les Ramones ne manqueront pas de reprendre ce titre sur leur premier album. Il y a bien longtemps, j’avais eu une petite discussion avec Dee Dee Ramone le bassiste du groupe, il me confirma les Trashmen comme source d’inspiration. Parmi les artistes que l’on peut considérer sur un plan plus large, c’est à dire pour plusieurs titres et étant apparus des les sixties, il y a les Sonics. Ce groupe originaire de Tacoma dans l’état de Washington, a dans sa discographie plusieurs titres qui font référence à un punk vintage. Restés plutôt méconnus pendant longtemps, ils furent encensés pendant la vague punk et mis sur orbite. Cela les décidera bien plus tard à reformer le groupe original et même enregistrer à nouveau. Ils sont encore plus ou moins actifs aujourd’hui dans une formation remaniée.
Parmi les autres qui sont quelquefois cités, il y a les Troggs, il est vrai que parfois leur musique est assez basique surtout dans les débuts, mais aussi les Stooges, MC5.
Il y a une autre formation sixties dont la musique s’approche du punk au point de la toucher de la main. Bizarrement cette formation n’a pas vu le jour aux USA ou en Angleterre, mais en Allemagne. Elle est le fait de cinq GI’s américains basés en Allemagne qui se découvrent un intérêt pour la musique. Ils choisirent de se nommer les Monks, adoptant même un look de moine avec tonsure sur la crâne à contre courant de tous les garçons d’alors qui veulent avoir les cheveux le plus long possible. C’est déjà une punk attitude. Le temps de quelques singles et d’un album entre 1964 et 1967, ils posèrent le bornes d’une musique qui fait d’eux une des sources indéniables d’un punk avant l’heure. Je me demande si Dee Dee Ramone qui séjourna en Allemagne à cette époque, son père est militaire, en a entendu parler et a emporté avec lui quelques plans pour les futurs Ramones. Je regrette de ne pas lui avoir posé la question quand je l’ai rencontré.
Pour ce qui est des Monks, leur carrière suscita plutôt la curiosité qu’une ruée chez les disquaires pour se procurer leurs disques, malgré une assez bonne mise en avant par les médias. Retournés dans leur patrie, ils ne cessèrent d’être cités et encensés par les afficionados du punk. Ils n’existent plus aujourd’hui, trois des membres sont décédés, mais la légende se poursuit. Voici ce fameux album paru en 1966.

Artiste : The Monks
Titre : Black Monk Time
Genre : pré-punk
Label : Polydor International
No Catalogue :  249 900
Pays : Allemagne 1966
Meilleure enchère sur Ebay, 4310 euros, copie originale signée
Note : réédité en 1979

Shut Up

Hors album

Equipe 84, single Italie

Equipe 84 – Caravel – BRC 4006, Italie, publié en 1964, meilleure enchère sur Ebay 955 euros.

Pour ceux qui ne connaissent pas tellement les groupes italiens qui furent populaires au cous des sixties, Equipe 84 en est un bon exemple. Ils furent un peu les rivaux des plus populaires Rokes, en fait un groupe anglais immigré, contrairement à l’équipe composée de citoyens italiens. Ceci est le premier enregistrement de la formation pour le compte d’un petit label. Une fois populaires, ce disque n’intéressa pas grand monde. Il est de ce fait beaucoup plus rare et recherche que la discographie postérieure. Les spécialistes reconnaîtront sur la face B une assez bonne adaptation de « I Just Don’t Understand » de l’Américaine actrice et chanteuse Ann Margret qui devient « Liberi D’amare ». Le groupe a existé sous diverses formes jusqu’en 2012.

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Deux qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

The Shangri-Las -Leader Of The Pack

Les Sinners – La Troisieme Fuite De Mohamed Zali

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Cosmic Psychos – Custom Credit

En passant

Inventaire musical à la Prévert (224)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Dickie Peterson Japon CD

Dickie Peterson est un de ces personnages que j’ai eu le plaisir de rencontrer dans des circonstances assez marrantes. J’étais à un concert de ce qui était une des premières mouture de la reformation des Yardbirds au début des années 1990. Je suis allé me soulager d’une ou deux bières que j’avais bu dans l’endroit approprié. Est alors entré en personnage vêtu de cuir d’assez petite taille avec une tignasse blonde et longue. Je n’ai pas prêté une attention particulière au bonhomme et je suis ressorti dans la salle rejoindre les Yardbirds qui faisaient une pause. Il est ressorti des waters et est venu vers Jin McCarty, le batteur des Yardbirds. Ce dernier m’a alors demandé si je connaissais Blue Cheer. A ma réponse affirmative, il m’a alors présenté Dickie Peterson, car c’était lui. Sa présence dans le lieu se justifiait car ils avaient donné un concert dans les environs, ce que j’ignorais totalement. Il est venu en quelque sorte dire bonjour car ils se connaissaient. Ils ont même joué un morceau ensemble « Spoonful » si je me souviens bien.
Dickie Peterson (1946-2009) fut le bassiste de Blue Cheer, une formation pionnière dans le hard rock et le heavy metal, et le seul membre permanent sur une période de 40 ans. Mais de temps en temps, il a joué occasionnellement avec d’autres formations et enregistré en solo. C’est justement cet album qui fut le premier du genre, publié en 1997. Il fut publié seulement au Japon et en CD, ce qui lui donna peu de visibilité ailleurs. C’est dommage car il est excellent, même si l’on n’est pas musicalement aux antipodes de Blue Cheer. Une pop blues bien grasse assaisonnée de la voix bien présente de Peterson, il est d’ailleurs ici seulement chanteur et non bassiste. Des titres originaux composés par lui, en solo ou avec les musiciens qui l’accompagnent. De la bonne miouse dont on se lasse à peine à la 2726 ème écoute.

Artiste : Dickie Peterson
Titre : Child Of The Darkness
Genre : pop, rock, blues
Label : Captain Trip Records
No Catalogue :  CTCD-077
Pays : Japon 1997
Meilleure enchère sur Ebay, jamais vendu
Note : seulement publié au japon en CD

Child Of The Darkness

Hors album

Roy Black, single Italie

Roy Black – Polydor – NH 54834, Italie, publié en 1966, meilleure enchère sur Ebay 150 euros.

Roy Black (1943 – 1991) fut un très populaire chanteur de variétés allemand. Il essaya d’étendre sa popularité en enregistrant dans des langues étrangères, anglais, français, et ici en italien. On retrouve un peu le même phénomène que pour les têtes d’affiches françaises, les fans recherchent les pressages étrangers ou les interprétations dans d’autres langues, la discographie originale étant par ailleurs plutôt courante. Selon les publications cela peut aller à plus de 600 euros. Dans le genre, ce single n’est pas le plus rare, mais la plupart des copies dépassent quand même la centaine d’euros. A noter que son interprétation en italien frise la perfection, pratiquement sans l’ombre d’un accent. Il mourut prématurément d’une crise cardiaque à 48 ans.

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Deux qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

Johnny Hallyday – Le Pénitencier

The Front Line – Got Love

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

The Wylde Mammoths – I’m Going Out