Disques sous la loupe
Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.
Georgius LP France
Puisque la novelle année est un prétexte à la bonne humeur, revisitons un peu le répertoire de Georgius (1891 – 1970) qui fut une célébrité pendant 40 ans. Compositeur prolifique il fut aussi un acteur et un écrivain. Evidemment les enregistrements parurent à l’époque en 78 tours, mais furent souvent compilés à l’apparition du microsillon. Son style est résolument humoristique et aussi parfois un peu teinté de grivoiserie comme c’était assez la mode à l’époque. On peut aussi classer sa musique dans un swing à la française, bien qu’il ne s’agisse pas de l’idée première. Plusieurs de ses chansons sont encore connues aujourd’hui et même certaines expressions tirée des paroles. Il eut quelques ennuis après la guerre, on lui reprocha surtout d’avoir continué sa carrière durant l’occupation et subit une année d’interdiction de scène. Il se mit alors à écrire des polars sous le pseudonyme de Jo Barnais avec un certain succès. Il arrêta sa carrière de chanteur en 1951, tout en continuant d’écrire pour la Série Noire.
Artiste : Georgius
Titre : Les Belles Années Du Music-Hall N° 64
Genre : chanson, swing
Label : Pathé
No Catalogue : PTX 40365
Pays : France 1966
Meilleure enchère sur Ebay 32 euros
Note : compilation de 78 tours parus entre 1935 et 1939.
Une perle de l’album
Quand Les Andouilles Voleront
Elle est entrée dans le langage de tous les jours…

Au Lycée Papillon

La Mise En Bouteilles

Dure De La Feuille

Daniel Pinoche

Des Idées

Tango Tango

Ca C’est De La Bagnole

Monsieur Bébert

Les Merlans

J’ai Vu Cette Tête Là Quelque Part

Marie

Sur La Route De Pen-Zac

Triste Lundi
Hors compilation, un enregistrement de 1938 qui de moque de Hitler en faisant allusion à sa carrière de peintre manqué et aussi à ce testicule dont la rumeur disait qu’il lui manquait.

Il Travaille Du Pinceau
The Fly-Bi-Nites, USA 45 tours
The Fly-Bi-Nites – Tiffany Records – NRC 564, USA, publié en 1967, meilleure enchère sur Ebay 3418 euros.
Encore une de ces obscurités garage qui vaut son pesant d’or. Le groupe originaire d’Atlanta en Georgie enregistra ce seul disque autoproduit avec en face A la reprise de « Come On Up » des Young Rascals. Mais c’est la face B avec un titre original « Found Love » qui les fait entrer dans la légende. C’est une preuve de plus que ces obscurités fascinent les collectionneurs qui sont prêt à mettre des sommes folles pour posséder une des quelques rares copies qui sont en circulation. Même les membres du groupe retrouvés bien des années plus tard n’en reviennent pas.

Fly-Bi-Nites – Found Love

Fly-Bi-Nites – Come On Up

Qu’une chanson devienne un succès ou pas reste un mystère. Des tas de facteurs s’affrontent, la production, la promotion, la diffusion, l’air du temps, les goûts du public au moment de l’écoute, et même leur non publication en temps voulu. Autant de mystères insondables. En voici deux qui avaient un potentiel certain, mais qui devinrent ce que les spécialistes appellent des flops. Et pourtant, en les écoutant on se dit que c’est bien dommage.
The Aerovons – World Of You (1969)
Billy J Kramer & The Dakotas – Second To None (1964)
Visites au musée du Boss
Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…
Deux qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…
The Smoke – Have Some More Tea
The Animals – Inside Looking Out
Ces disques ne font pas partie de ceux que j’ai le plus écoutés. Néanmoins ils ont à un moment ou à un autre tournés sur la platine, et ceci plus d’une fois. Ils sont d’agréables souvenirs qui peuvent de temps en temps remonter à la surface.
Al Kooper – Can’t Keep From Crying Sometimes
Count Five – They’re Gonna Get You
Deux qui font partie de mes records d’écoute, mais qui sont d’une découverte plus tardive, bien qu’ils soient anciens. Il y a une bonne raison à cela, ils étaient le plus souvent inatteignables pour moi lors de leur publication, publiés sur d’obscurs labels, dans des pays géographiquement lointains de chez moi. La découverte viendra plus tard à travers les nombreuses compilations qui fleurirent au cours des années 80-90, au hasard d’un voyage ou d’une foire aux disques, sur les conseils d’un autre collectionneur. Quoiqu’il en soit, ils sont devenus des chansons phares pour moi, même si au compteur ils viennent ensuite.
The Things – Another Girl Like You
The Motivations – The Birds
Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.
Stain Of Light – Bottle Town











