Humour rock et autres

Depuis que Henri Cording, alias Henri Salvador, a brocardé le rock dans ce qui fut pourtant un, sinon le premier disque du genre en France, on ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Pour chaque style quelques personnages qui ne manquaient pas d’humour on fait de même. Le rock, le yéyé, la pop furent un terrain de vaste inspiration pour les observateurs à l’oeil critique et la plume acidulée. Ce mouvement connut un pic en 1966, qui fit suite aux élucubrations du fameux Antoine. On se répondait par disque interposé dans une petite guerre en 45 tours à la minute. En voici quelques uns parmi les plus piqués…

Jean Yanne n’aime pas le rock

Un moment d’anthologie, les yéyés vus par Pierre Gilbert

Tout ce dont rêvaient les jeunes filles d’alors résumé par une Stella de 13 ans, future Stella Vander,  femme de Chistian Vander, l’âme de Magma

Hector, un farfelu qui transporte les années 60 dans le monde arabe

La salve d’Antoine

Réponse du principal visé

La vision de Jean Yanne, très drôle

Le même

Une autre retombée d’un titre d’Antoine vue par les Charlots

Evariste s’érige en penseur mathématique humoristique

Jean Pierre Kalfon, oui l’acteur, revisite l’actualité des célébrités de l’époque. La date annoncée sur le clip est fausse, cela ne date pas de 1965

Ca continue avec le disco, deux allumés jouent avec « Grease »

Sim qui fut quand même un excellent comique qui avait pris le parti de rire de lui-même

100 % pure énergie!

Comme vous le savez je ne suis pas sectaire en musique. Je peux aussi bien écouter des trucs très calmes ou alors complètement déjantés, question d’humeur. Pour cette fois, je vais aller plutôt dans la deuxième catégorie.

Un des albums de rock and roll les plus énergiques reste celui de Jerry Lee Lewis au Star-Club de Hambourg. C’est en 1964 et il est vraiment en pleine forme. Pour s’en persuader cet extrait parle de lui-même.

Toujours le rock and roll quelques années plus tard un certain Chuck Berry n’en croit pas ses oreilles, un certain Jimi Hendrix attaque un de ses classiques le laissant songeur. On est loin de sa version et de celle qu’en firent les Chaussettes Noires (Eddie Sois Bon). On peut aimmer l’original, mais c’est quand même moins énergique! De quoi bouffer sa guitare!

Vers la fin 68, alors que je commençais (déjà) à trouver que la pop tournait un peu en rond, j’ai découvert le premier album d’un groupe de Detroit, MC5. J’étais sur le cul en écoutant ça et je le suis toujours plus de 40 ans après. J’ai trouvé un merveilleux document de la grande époque en live. C’est toujours aussi brûlant!

Une année plus tard, les Stooges viennent dans ma discothèque avec bien sûr l’incontournable Iggy Pop. Une de ses bonnes idées c’est d’avoir reformé le groupe original. Bien des années après c’est toujours aussi diaboliquement bruyant et l’Iguane toujours aussi remuant malgré son âge. Un clip récent où le guitariste Ron Asheton est encore présent, décédé depuis. On a pas tous la santé du chef, mais les vétérans se portent bien, merci pour eux.

Bien que Aerosmith a un répertoire qui lui est tout à fait propre, le groupe ne dédaigne pas revisiter certains classiques. Comme ce « Baby Please Don’t Go » du très calme Big Joe Williams déjà revisité plus énergiquement par Them en 1965 et Amboy Dukes en 1966. La version de Aerosmith permet à Mr Tyler d’exprimer toute sa rage vocale.