Chanson très emblématique de la fin des sixties et aussi une des bandes sonores du film Easy Rider qui glorifie la moto. Son compositeur, Mars Bonfire, avait tenté de l’offrir à une autre formation The Human Expression, qui la refusèrent. Tant pis pour eux, ce fut Steppenwolf qui en tira tout le bénéfice. En 2022, les fameux Fuzztones en firent une reprise avec Ann-Margret aux vocaux et âgée de 80 ans, une chanteuse et actrice célèbre durant les sixties.
Version originale, Steppenwolf (1968)
La reprise de Ann-Margret & The Fuzztones (2022)
Dans le fatras de la production phonographique, il y a des millions de chansons dont seule une petite partie émerge des profondeurs. C’est un peu la même chose que l’iceberg dont vous voyez le sommet hors de l’eau. Même chez les artistes très connus, il y a les succès et la part qui reste plus ou moins dans l’ombre. D’autres artistes n’ont jamais accédé à la notoriété, mais parfois on trouve dans leur démarche, de très intéressantes petites pépites. Ils se peut aussi qu’elles furent des succès dans une autre partie du monde, mais restent plutôt inconnues chez nous. Elles ne demandent qu’à briller de tous leurs feux. C’est un peu le principe de cette rubrique, exhumer ces chansons qui méritent une peu plus que de rester au fond de la cave. Sans distinction de style, artistes connus ou inconnus, ils n’ont pas échappé, un jour ou l’autre, à ma curiosité. Assez pour que je m’en rappelle encore aujourd’hui.
Herman’s Hermits – For Love (UK 1966)
The Rivieras – Little Donna (USA 1964)
Debbie Dean – But I’m Afraid (USA 1961)
Lulu & Luvvers- Can’t Hear You No More (UK 1964)
The Harps – Marie (USA 1964)
Chat passe ou chat casse…
La musique c’est aussi ça…
Beatles, cinq chansons du White Album peu connues…
Rocky Raccoon
Honey Pie
Sexy Sadie
Blackbird
Cry Baby Cry
Mick Ralphs(1944 – 2025)
Guitariste, compositeur, il fut membre fondateur de deux formations très connues, Mott The Hoople et Bad Company. Il apparait aussi occasionnellement dans les discographies de multiples artistes.
Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant.Les découvrir c’est partir à l’aventure.
The Vipers – US LP
Le nom d’artiste Vipers est assez couramment usité dans le showbiz, en commençant par un groupe de skiffle anglais durant les fifties. Il s’agit ici du groupe américain originaire de New York qui enregistra trois albums entre 1984 et 1988 avant de disparaître. Le terme de garage punk n’est tout tout à fait innocent, il consiste en un style qui regroupe essentiellement des artistes sixties dont la musique peut être considérée comme les premières moutures du punk, avant que celui-ci prenne définitivement forme avec des groupes comme les Ramones une dizaine d’années plus tard. Bien entendu le terme naîtra avec le punk quand la comparaison devint évidente. S’il est associé au mot garage c’est que l’on compara le son de ces enregistrements à celui qui aurait pu être produit à celui fait dans un garage. Cet endroit servait souvent de lieu de répétition à ces artistes plus ou moins doués et plus ou moins amateurs. Il existe des centaines de disques qui furent produits ainsi, bien entendu pratiquement tous des obscurités édités en petits tirages. Certains valent des petites fortunes aujourd’hui. Un autre phénomène vint se greffer là-dessus. Des artistes qui ont une passion pour ces disques sixties, mais qui ont vécu l’ère punk, les deux se mariant pour créer une sorte de nouveau style. Les Vipers s’inscrivent dans ce mouvement, le mélange est audible dans certains titres et même à travers les deux chansons reprises aux sixties, le reste étant des originaux du groupe qui peuvent aussi flirter avec un psychédélique un peu revisité. Il y a un titre que je n’ai pas trouvé, mais il y a déjà de quoi se faire une idée sans lui.
Artiste : The Vipers Titre : Outta The Nest Genre : neo garage punk, psyché Label : PVC No Catalogue : PVC 8928 Pays : USA 1984 Meilleure enchère sur Ebay, 51 euros Note : il existe plusieurs rééditions
Une perle de l’album
Borrowed Time
Un certain temps…
Nothing’s From Today
Now I Remember
Cheated And Lied
Dark As My Day
Tellin’ Those Lies
Medication
Surprise, Surprise
Tears (Only Dry)
Ain’t Nothin’ Like Her
We’re Outta Here
Hors album original, compléments réédition
Tellin’ Those Lies, live 84
Qu’une chanson devienne un succès ou pas reste un mystère. Des tas de facteurs s’affrontent, la production, la promotion, la diffusion, l’air du temps, les goûts du public au moment de l’écoute, et même leur non publication en temps voulu. Autant de mystères insondables. En voici deux qui avaient un potentiel certain, mais qui devinrent ce que les spécialistes appellent des flops. Et pourtant, en les écoutant on se dit que c’est bien dommage.
Everly Brothers – Muskrat (1961)
Spencer Davis Group – Don’t Want You No More (1967)
Visites au musée du Boss
Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce musée il y a certains disques qui reviennent régulièrement, pas seulement pour un titre mais plusieurs. C’est assurément le cas pour les albums, mais aussi un autre support, le fameux EP qui présentait le plus souvent quatre titres. En France jusqu’en 1967-68, c’était le format le plus courant, d’autres pays dans une moindre mesure les publiaient aussi, mais le single deux titres était la référence. Ces fameuses publications françaises sont très demandées par les collectionneurs étrangers, car elles avaient l’avantage d’être présentées dans une pochette en carton avec fréquemment une photo de l’artiste. En revisitant ma collection, voici quelques unes de ces pépites qui m’enchantèrent pour deux, trois, quatre titres.
Them – France Decca 457.108, publié en 1966, plus haut prix relevé sur un site de vente en ligne, 89 euros.
Bring’ Em On In
Call My Name
Mystic Eyes
I Can Only Give You Everything
Deux qui font partie de mes records d’écoute, mais qui sont d’une découverte plus tardive, bien qu’ils soient anciens. Il y a une bonne raison à cela, ils étaient le plus souvent inatteignables pour moi lors de leur publication, publiés sur d’obscurs labels, dans des pays géographiquement lointains de chez moi. La découverte viendra plus tard à travers les nombreuses compilations qui fleurirent au cours des années 80-90, au hasard d’un voyage ou d’une foire aux disques, sur les conseils d’un autre collectionneur. Quoiqu’il en soit, ils sont devenus des chansons phares pour moi, même si au compteur ils viennent ensuite.
Jefferson Handkerchief – I’m Allergic To Flowers
The Calico Wall – Flight Reaction
Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.