A l’origine il s’agit d’une chanson écrite et enregistrée en 1959 par Charles Brown avec Amos Milburn sous le titre » I Want To Go Home. Sam Cooke la reprit en changeant les paroles, c’est cette dernière qui fait office d’original, elle sera quasiment toujours reprise sous cette forme. Mais c’est qaund même la version des Animals en 1965 qui la propulsa internationalement. Depuis les reprises se suivent, on frise les 300.
Première version enregistrée, Sam Cooke (1962)
La version des Animals (1965)
Dans le fatras de la production phonographique, il y a des millions de chansons dont seule une petite partie émerge des profondeurs. C’est un peu la même chose que l’iceberg dont vous voyez le sommet hors de l’eau. Même chez les artistes très connus, il y a les succès et la part qui reste plus ou moins dans l’ombre. D’autres artistes n’ont jamais accédé à la notoriété, mais parfois on trouve dans leur démarche, de très intéressantes petites pépites. Ils se peut aussi qu’elles furent des succès dans une autre partie du monde, mais restent plutôt inconnues chez nous. Elles ne demandent qu’à briller de tous leurs feux. C’est un peu le principe de cette rubrique, exhumer ces chansons qui méritent une peu plus que de rester au fond de la cave. Sans distinction de style, artistes connus ou inconnus, ils n’ont pas échappé, un jour ou l’autre, à ma curiosité. Assez pour que je m’en rappelle encore aujourd’hui.
Les Fantômes – Partisans (France 1963)
Pinkerton’s Assorted Colours – Will Ya? (UK 1966)
The Four Preps – 26 Miles (USA 1957)
Les Problémes – Si, C´est La Nuit (France 1965)
The Flying Machine – A Smile A Little Smile For Me (UK 1969)
Gags
La musique c’est aussi ça…
Dans ma mémoire, des chansons anglophones qui parlent de sorcières et de monstres.
The Sonics – The Witch
The Rattles – The Witch
Shocking Blue – Daemon Lover
Screaming Lord Sutch – Monster In Black Tights
Bobby Pickett – Monster Mash
Partis rejoindre les étoiles
Colin Earl (1942 – 2025)
Il fut le pianiste de Mungo Jerry lors de son époque la plus glorieuse, il joua aussi avec John Dummer Band et Faghat.
Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant.Les découvrir c’est partir à l’aventure.
Marianne Faithfull – UK LP
Cet album serre une certaine actualité. C’est un peu comme dans la chanson qui dit que les moins de x âge ne peuvent pas connaître. Marianne Faithfull est à ses débuts plutôt une chanteuse de folk, un folk assez tourné vers la variété. Il apparaît assez clairement qu’elle a un clin d’oeil pour la France. Dans cet album l’on retrouve trois chansons qui viennent de la chanson française, Hugues Aufray, Jean-Jacques Debout, et un vieille chanson très connue, de même qu’un titre anglais au nom francisé. Elle fera par la suite d’autres incursions en langue française. Cet album est son premier, il est supporté par la présence de « As Tears Go By » un hit pour elle, et aussi un cadeau d’un de ses copains un certain Mick Jagger. Le disque ne manque pas d’un certain charme, bien que les titres originaux soient plutôt rares. C’est à déguster sans modération. Elle restera peut-être la meilleure icône du Swinging London.
Artiste : Marianne Faithfull Titre : Same Genre : folk, pop Label : Decca No Catalogue : LK 4706 Pays : UK 1965 Meilleure enchère sur Ebay, 213 euros, copie originale mono Note : les premières éditions anglaises n’existent qu’en mono
Une perle de l’album
As Tears Go By
Un cadeau avec peut-être quelques épines qui roule comme les pierres …
Come And Stay With Me
If I Never Get To Love You
Time Takes Time
He’ll Come Back To Me
Downtown
Plaisir D’Amour
Can’t You Hear My Heartbeat
Paris Bells
They Never Will Leave You
What Have They Done To The Rain
What Have I Done Wrong
I’m A Loser
Hors album
Sister Morphine, le titre le plus sulfureux de la première époque, 1969
House Of The Rising Sun, aussi dans son répertoire, plutôt original
Nuit D’été version française de son « Hot Summer Nights »
The Apostles, single USA
The Apostles – WGW records – RC-18702, Italie, publié en 1964, meilleure enchère sur Ebay 95 euros.
Le groupe est originaire du New Jersey et c’est leur seule publication. Le tout fleure bon le garage punk avec une touche d’amateurisme qui le rend d’autant plus délectable. Pourquoi celui-là cote une centaine d’euros alors que d’autres en font 3000 reste un mystère. Un mystère aussi dur à éclaircir que d’en trouver une copie.
Tomorrow
I’m A Lucky Guy
Qu’une chanson devienne un succès ou pas reste un mystère. Des tas de facteurs s’affrontent, la production, la promotion, la diffusion, l’air du temps, les goûts du public au moment de l’écoute, et même leur non publication en temps voulu. Autant de mystères insondables. En voici deux qui avaient un potentiel certain, mais qui devinrent ce que les spécialistes appellent des flops. Et pourtant, en les écoutant on se dit que c’est bien dommage.
Jo Alan – Les Bons Conseils (1966)
Noël Deschamps – C’est Pas La Peine (1966)
Visites au musée du Boss
Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…
Deux qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…
David McWilliams – Days Of Pearly Spencer
Hoyt Axton – Ashville Junction
Ces disques ne font pas partie de ceux que j’ai le plus écoutés. Néanmoins ils ont à un moment ou à un autre tournés sur la platine, et ceci plus d’une fois. Ils sont d’agréables souvenirs qui peuvent de temps en temps remonter à la surface.
The Meteors – Johnny Remember Me
The Strawbs – Lay Down
Deux qui font partie de mes records d’écoute, mais qui sont d’une découverte plus tardive, bien qu’ils soient anciens. Il y a une bonne raison à cela, ils étaient le plus souvent inatteignables pour moi lors de leur publication, publiés sur d’obscurs labels, dans des pays géographiquement lointains de chez moi. La découverte viendra plus tard à travers les nombreuses compilations qui fleurirent au cours des années 80-90, au hasard d’un voyage ou d’une foire aux disques, sur les conseils d’un autre collectionneur. Quoiqu’il en soit, ils sont devenus des chansons phares pour moi, même si au compteur ils viennent ensuite.
The Seventh Cinders – You Take Me For Rides
The Groupies – Primitive
Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.