Le genre de chanson que tout le monde connait. Elle fut créée en 1949 par les Weavers dans lesquels officiaient Pete Seeger et Lee Hays. Elle fut un hit aux USA en 1962 par la version de Peter Paul & Mary, mais c’est surtout celle de Trini Lopez l’année suivante qui la propulsa au niveau mondial. Claude François en fit un de ses premiers hits via son adaptation française « Si J’avais Un Marteau » en concurrence avec la modeste version des Surfs.
Première version enregistrée, The Weavers (1949)
La version Trini Lopez (1963)
Dans le fatras de la production phonographique, il y a des millions de chansons dont seule une petite partie émerge des profondeurs. C’est un peu la même chose que l’iceberg dont vous voyez le sommet hors de l’eau. Même chez les artistes très connus, il y a les succès et la part qui reste plus ou moins dans l’ombre. D’autres artistes n’ont jamais accédé à la notoriété, mais parfois on trouve dans leur démarche, de très intéressantes petites pépites. Ils se peut aussi qu’elles furent des succès dans une autre partie du monde, mais restent plutôt inconnues chez nous. Elles ne demandent qu’à briller de tous leurs feux. C’est un peu le principe de cette rubrique, exhumer ces chansons qui méritent une peu plus que de rester au fond de la cave. Sans distinction de style, artistes connus ou inconnus, ils n’ont pas échappé, un jour ou l’autre, à ma curiosité. Assez pour que je m’en rappelle encore aujourd’hui.
Del Shannon – Move It On Over (USA 1965)
Brian Hyland – Sixteen Cubes Of Sugar (USA 1961)
The Orlons – Crossfire (USA 1963)
Stella – Vingt Ans (France 1963)
Wallace Collection – Peru (Belgique 1969)
Gags
La musique c’est aussi ça…
Des chansons qui parlent de gens qui ont existés…
Henri Salvador – Dis-moi Monsieur Gordon Cooper
Serge Gainsbourg – La Chanson De Prévert
Kim Carnes – Bette Davis Eyes
Cat Stevens – My Lady D’arbanville
Gilles Dreu – Emiliano Zapata
Partis rejoindre les étoiles
Gabriel Yacoub (1952 – 2025)
Musicien folk guitariste et chanteur, travailla avec Alan Stivell, mais il est surtout le fondateur du groupe folk Malicorne.
Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant.Les découvrir c’est partir à l’aventure.
Compilation LP UK
C’est je crois une première dans l’histoire de la musique, un album dont les bénéfices reviennent à une oeuvre de charité, du moins avec des artistes de premier plan. C’est au profit de Lord’s Taverners, une association qui veut donner une chance aux plus démunis par le sport, même la reine voit cela d’un très bon oeil. Dans ce but Decca publia cette compilation dont les artistes donnaient leurs royalties au profit de l’oeuvre. Pour appâter l’acheteur, la plupart des artistes y figurant sont pour l’époque des artistes en vogue. Autre attrait, les titres sont, toujours pour l’époque et les artistes, des inédits. Bien des noms se rattachent à des artistes de variétés, mais c’est aussi une autre astuce pour ratisser plus large. Un des avantages de ce genre de disque, si on l’achète pour un style, on peut découvrir ou apprécier l’autre. Je n’aurais jamais acheté ce disque parce que Katy Kirby y figurait, mais en écoutant son enregistrement on ne peut que reconnaître que sa voix est un don de la nature. Soixante ans plus tard, et c’est merveilleux, il y en a parmi cette équipe qui se produisent encore.
Artiste : Artistes divers Titre : 14 Genre : beat, mainstream Label : Decca No Catalogue : LK.4695 mono Pays : UK 1965 Meilleure enchère sur Ebay 70 euros Note : publié dans plusieurs
Une perle de l’album
Lulu & The Luvvers – Just One Look
Elle a de la voix
Them – Little Girl
Kathy Kirby – Soon I’ll Wed My Love
Them – Little Girl
Tom Jones – Kiss Kiss
The Mike Leander Orchestra – Sandstorm
Unit 4 + 2 – Woman From Liberia
Bern Elliot – Forget Her
The Bachelors – Maureen
The Zombies – Nothing’s Changed
The Johnny Howard Band – Tomboy
Billy Fury – This Diamond Ring
The Applejacks – Baby’s In Black
Dave Berry – He’s With You
Hors album
La mariage de Lulu avec Maurice Gibb des Bee Gees en 1969
Lulu en 2021, la voix est toujours là !
Cherchez L’idole, Portugal EP
B.O.F. Cherchez L’idole – Barclay – BEP 700 090, Portugal, publié en 1964, meilleure enchère sur Ebay 339 euros.
Cherchez l’idole, un de ces films sans prétention qui avait surtout pour but de montrer quelques vedettes de l’époque yéyé. L’intrigue tourne autour d’un guitare dans laquelle est caché subrepticement un bijou. Elle faisait partie d’un lot de cinq guitares identiques, mais qui ont toutes été entretemps vendues à des chanteurs, il faut alors essayer de retrouver celle qui contient le bijou. C’est le prétexte pour une course et la rencontre avec quelques vedettes dont Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Frank Alamo, Sylvie Vartan, les Surfs, Hector, dont une bien entendu possède la fameuse guitare, mais qui ? Ce film eut un bon succès et fit même un tabac au Japon. Il fut publié par Barclay un EP minimaliste comme bande sonore. C’est le chef d’orchestre et compositeur Georges Garvarentz, en contrat avec Barclay, qui assure la bande sonore. Ainsi seuls deux chanteurs yéyés maison, avec chacun une chanson, figurent sur le disque. Il s’agit de Frank Alamo et Eddy Mitchell. Ce dernier apparaît avec les Chaussettes Noires, mais à l’époque de la sortie du film il avait déjà entamé sa carrière solo. L’édition française est assez courante et peu cotée, mais une publication portugaise attire les collectionneurs et c’est nettement plus cher la copie.
Frank Alamo – L’ange Que J’attendais
Eddy Mitchell & Les Chaussettes Noires – Crois-Moi Mon Coeur
Séquence du film avec Hector sur scène, un régal
Qu’une chanson devienne un succès ou pas reste un mystère. Des tas de facteurs s’affrontent, la production, la promotion, la diffusion, l’air du temps, les goûts du public au moment de l’écoute, et même leur non publication en temps voulu. Autant de mystères insondables. En voici deux qui avaient un potentiel certain, mais qui devinrent ce que les spécialistes appellent des flops. Et pourtant, en les écoutant on se dit que c’est bien dommage.
The Four Pennies – Black Girl (1964)
Steel Mill – Green Eyed God (1971)
Visites au musée du Boss
Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…
Deux qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…
The Trashmen – Surfin’ Bird
The Trashmen – Henrietta
Ces disques ne font pas partie de ceux que j’ai le plus écoutés. Néanmoins ils ont à un moment ou à un autre tournés sur la platine, et ceci plus d’une fois. Ils sont d’agréables souvenirs qui peuvent de temps en temps remonter à la surface.
Scott Walker – Montague Terrace (in blue)
Stan Ridgway – Peg and Pete and Me
Deux qui font partie de mes records d’écoute, mais qui sont d’une découverte plus tardive, bien qu’ils soient anciens. Il y a une bonne raison à cela, ils étaient le plus souvent inatteignables pour moi lors de leur publication, publiés sur d’obscurs labels, dans des pays géographiquement lointains de chez moi. La découverte viendra plus tard à travers les nombreuses compilations qui fleurirent au cours des années 80-90, au hasard d’un voyage ou d’une foire aux disques, sur les conseils d’un autre collectionneur. Quoiqu’il en soit, ils sont devenus des chansons phares pour moi, même si au compteur ils viennent ensuite.
The New Lime – Ain’t Got No Soul
The Lemon Drops – I Live In The Springtime
Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.