En passant

Dimanche en quelques manches d’hiver (3)

Deux musiques pour commencer en live

Ten Years After – I`m Going Home

Canned Heat – Rollin’ and Tumblin’

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Loin vers l’infini s’étendent
De grands prés marécageux
Et là-bas nul oiseau ne chante
Sur les arbres secs et creux
Refrain
Ô terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher, piocher.

Sans doute une chanson que peu de gens connaissent, elle est pourtant célèbre et fait partie des éternelles. Sa naissance est étrange et c’est ce qui explique son peu de retentissement immédiat. Elle est née dans un des premiers camps de concentration nazis, celui de Börgermoor en Basse-Saxe, ouvert en 1933. C’est un camp surtout destiné aux opposants politiques, on ne parle pas encore de camps d’extermination même si le principe est le même. A cette époque, ce sont surtout les militants communistes qui sont visés. Ce sont d’ailleurs trois internés communistes qui la composèrent en 1934.
Il se produit alors une phénomène inattendu. Tout le monde, gardiens comme détenus, trouvent du charme à cette chanson, c’est à qui peut avoir les paroles ou peut la chanter. Petit à petit elle se propage et finit être connue dans tous les camps de concentration présents ou futurs, de bouche à oreille. De plus, elle est traduite dans plusieurs langues et devient une sorte d’hymne de la déportation, pratiquement tous les prisonniers la connaissaient. Il fallut attendre l’après-guerre pour qu’elle soit diffusée à plus grande échelle via le disque. Elle reste une chanson engagée politiquement, même si elle se glissa discrètement dans la musique militaire.

Version en allemand, probablement la première enregistrée, « Moorsoldaten » Ernst Buch (vers 1939)

La Chant Des Marais, une version française par Mouloudji

Pet Bog Soldiers, une reprise américaine de Pete Seeger,

The Rollics – Umba-Latta (Allemagne 1966)

Sir Douglas Quintet  – Blue Norther (USA 1965)

The Trashmen – On the Move (USA 1964)

Erick Saint Laurent – Le Temps D’y Penser (France 1966)

Jacques Loussier – Boulevard Blues (France 1962)

C’est beau !

La musique c’est aussi ça…

Du folk tous azimuts

Joan Baez – Jackaroe

Hoyt Axton – Greenback Dollar

Meldis – Son Ar Chistr

Mont-Jòia – Bela Calha

Dance hongroise 13e siècle inspirée par la vie d’Élisabeth de Hongrie

Partis rejoindre les étoiles

Marie « Reparata » Aiese (1946 – 2024)

Elle fut membre du trio féminin blanc américain Reparata And The Delronsqui. Il connut son plus grand succès en 1968 avec « Captain Of Your Ship » un hit assez populaire internationalement. Reaparata connut un autre succès en solo avec « Shoes ». La formation originale se produisit occasionnellement jusqu’en 2000, mais enregistra son dernier disque en 1972.

Reparata And The Delrons – Captain Of Your Ship (1968)

Reparata solo – Shoes

IN MEMORIAM

Betty Everett (1939 – 2001)

 The Shoop Shoop Song

You’re No Good

En passant

Bonne année à la Prévert

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Georgius LP France

Puisque la novelle année est un prétexte à la bonne humeur, revisitons un peu le répertoire de Georgius (1891 – 1970) qui fut une célébrité pendant 40 ans. Compositeur prolifique il fut aussi un acteur et un écrivain. Evidemment les enregistrements parurent à l’époque en 78 tours, mais furent souvent compilés à l’apparition du microsillon. Son style est résolument humoristique et aussi parfois un peu teinté de grivoiserie comme c’était assez la mode à l’époque. On peut aussi classer sa musique dans un swing à la française, bien qu’il ne s’agisse pas de l’idée première. Plusieurs de ses chansons sont encore connues aujourd’hui et même certaines expressions tirée des paroles. Il eut quelques ennuis après la guerre, on lui reprocha surtout d’avoir continué sa carrière durant l’occupation et subit une année d’interdiction de scène. Il se mit alors à écrire des polars sous le pseudonyme de Jo Barnais avec un certain succès. Il arrêta sa carrière de chanteur en 1951, tout en continuant d’écrire pour la Série Noire.

Artiste : Georgius
Titre : Les Belles Années Du Music-Hall N° 64
Genre : chanson, swing
Label : Pathé
No Catalogue :  PTX 40365
Pays : France 1966
Meilleure enchère sur Ebay 32 euros
Note : compilation de 78 tours parus entre 1935 et 1939.

Quand Les Andouilles Voleront

Hors compilation, un enregistrement de 1938 qui de moque de Hitler en faisant allusion à sa carrière de peintre manqué et aussi à ce testicule dont la rumeur disait qu’il lui manquait.

The Fly-Bi-Nites, USA 45 tours

The Fly-Bi-Nites – Tiffany Records – NRC 564, USA, publié en 1967, meilleure enchère sur Ebay 3418 euros.

Encore une de ces obscurités garage qui vaut son pesant d’or. Le groupe originaire d’Atlanta en Georgie enregistra ce seul disque autoproduit avec en face A la reprise de « Come On Up » des Young Rascals. Mais c’est la face B avec un titre original « Found Love » qui les fait entrer dans la légende. C’est une preuve de plus que ces obscurités fascinent les collectionneurs qui sont prêt à mettre des sommes folles pour posséder une des quelques rares copies qui sont en circulation. Même les membres du groupe retrouvés bien des années plus tard n’en reviennent pas.

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Deux qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

The Smoke – Have Some More Tea

The Motivations – The Birds

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Stain Of Light – Bottle Town