En passant

Inventaire musical à la Prévert (136)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Les Ventures, groupe américain originaire de Tacoma, forment une notable exception dans le monde de la musique. Ils furent certainement un des plus grands groupes de rock instrumental du monde, on ne voit pas trop qui pourrait leur contester le titre, tant au point de vue qualité que quantité. Sur la base d’un premier succès en 1960. ils réussirent à tenir une réputation et une popularité quasiment intacte durant plus de 50 ans. Ce sont des musiciens et techniciens dans le sens propre du terme, les trois guitaristes sont parfaitement interchangeables et peuvent tenir un rôle ou l’autre, bassiste, rythmique, basse. En plus, ils sont compositeurs et arrangeurs, plus de 400 titres parsemés sur environ 250 albums. Avec eux, il semble qu’enregistrer un album est une formalité, on enregistre un album la matin et l’après-midi on va se baigner. La recette de base est de reprendre les succès du hit parade, d’en faire une version instrumentale, accompagnée de quelques originaux. Même s’il s’agit de reprises, ils glissent toujours un grain de sel personnel. Toujours très au fait de l’évolution technique, ils la glissent dans les albums et de ce fait ils ont toujours un son d’actualité. Par exemple, on leur attribue le premier enregistrement, datant de 1962, qui contient de la fuzz guitar, une manière de faire alors un peu révolutionnaire.
Pour illustrer le propos, j’ai choisi un album datant de 1964. Il illustre très bien la démarche et il montre que les Ventures sont en 1964, loin d’être en retard et même un peu en avance L’album fut une assez grosse vente, car il contient une nouvelle version de leur hit de 1960 « Walk Don’t Run » qui se classa dans le top ten US. Si la version originale est un rock, ici il est repris à la mode surf qui déferle aux USA avec les Beach Boys entre autres. C’est presque un titre complètement différent, on peut parler de nouvelle version car c’est réellement le cas. Parmi les originaux, notons la présence de titres qui deviendront populaires par la suite surtout « The Creeper » et « Pedal Pusher ». D’autres titres montrent que la fuzz guitar n’a plus de secrets pour eux. Au niveau des reprises, vous reconnaîtrez le hit des Animals, ainsi que quelques hits venus d’ailleurs. Un peu plus subtil, sous le titre « Rap City » se cache un arrangement de la « Danse Hongroise no 5 » de Brahms. Comparez avec d’autres albums d’époque et vous verrez que cela n’a rien de ridicule dans la recherche sonore. Le groupe existent encore, mais tous les membres de la grande épopée sont décédés. Seul lien véritable et familial, le batteur Leon Taylor est le successeur de son père Mel Taylor, décédé en 1996.
Quelques anecdotes sur les Ventures. C’est sans doute le seul groupe au monde qui a eu un authentique général de l’armée US dans ses rangs. A l’origine en 1958, le batteur George Babbitt. fut un membre fondateur. Il quitta le groupe et s’engagea dans l’armée où il finit en général quatre étoiles dans l’US Air Force. Occasionnellement pour la rigolade, il revint jouer de la batterie dans les shows. Nookie Edwards, bassiste puis soliste, est un descendant indien Cherokee. Privilège des grands, les Ventures jouaient sur les propre marque du guitares, une appellation lancée par la marque Moscrite. S’ils sont connus dans le monde entier, au Japon ce sont presque des divinités. Dans ce pays, il existe d’innombrables formations qui reprennent le répertoire des Ventures. Même s’il s’agit de reprises faites par eux, on leur en attribue la création. Ainsi le fameux « Wipe Out » des Surfaris est pour les Japonais une création des Ventures.

Artiste : The Ventures
Titre : Walk Don’t Run vol 2
Genre : roch instrumental
Label : Dolton
No Catalogue : BST-8031

Année : 1964
Pays : USA
Meilleure enchère sur Ebay : 100 euros, version stéréo
Note : Existe aussi en pressage mono.

The House Of The Rising Sun

Peach Fuzz

Rap City

Blue Star

Walk, Don’t Run ’64

Night Walk

One Mint Julep

One Mint Julep

The Creeper

Stranger On The Shore

Interlude Ventures

Live Japan 1966

Caravan, avec des images du groupe se promenant à Tokyo

Live Japan 1966

The Cruel Sea, cette reprise des Dakotas de Billy J. Kramer figurait en face B du single « Walk Don’t Run’ 64 », ce qui popularisa le titre aux USA. Ce n’est pas perceptible sur Youtube, mais la version studio sur vinyle offre une particularité. Dans certains passages, le batteur frappant sur ses cymbales, reproduit le son de la mer quand les vagues déferlent sur le rivage, ce bruit de « psshitt » si caractéristique. Encore une fois, cela montre la supériorité de la restitution du son par la vinyle.

Live 1981

Penetration, le titre lancé par les Pyramids

Japon

Diamond Head, au Japon depuis très jeune on adore les Ventures

Collectors Made In France

Les productions de Phil Spector furent assez mal diffusées en France, on se contenta principalement des succès, la plupart présentés dans des pochettes peu attrayantes et pas toujours très solides, résistant mal à l’épreuve du temps. Darlene Love tomba sous la houlette du fameux Phil Spector alors qu’il venait de fonder son propre label Philles. Toujous assez fantasque, il hésita où la caser. Un temps il pensa l’adjoindre comme soliste des Crystals, ce qu’il fit pour leur premier hit « He’s A Rebel ». En réalité, les vraies Crystals ne sont pas présentes, c’est en quelque sorte un disque solo de Darlene Love, mais crédité au groupe. Elle fit aussi partie du trio Bob B. Soxx & the Blue Jeans. Spector décida ensuite de la lancer en solo. Elle connut le succès, mais bien moindre par rapport aux autres artistes maison, les vraies Crystals pour la suite avec « Do Doo Ron Ron » ou « Then He Kissed Me », ou encore les Ronettes pour « Be My Baby ». Malgré tout, quand on a travaillé avec un producteur comme Spector, il en reste toujours quelque chose. Cela lui permit de traverser assez allégrement les années suivantes jusqu’à aujourd’hui où elle reste très populaire. Ce seul EP français de Darlene Love présente deux titres qui avaient déjà figuré sur un EP précédent, celui des Crystals avec « Do Doo Ron Ron » (London 10.148). Mais peu importe le charme est bien là.

Darlene Love – London RE 10.150, publié en 1963, meilleure enchère sur Ebay 267 euros

Wait Til’ My Bobby Gets Home

Take It From Me

(Today I Met) The Boy I’m Gonna Marry 

Playin’ For Keeps

Documents

Darlene Love en 2022, elle a plus de 80 ans

Medley Spector

Christmas, avec Bryan Adams

Visites au musée du Boss

Au cours de mes longues pérégrinations musicales, mon attention a été attirée par des milliers d’artistes. Certains m’ont laissé quelques souvenirs, d’autres pas. Pour les premiers, cela ne se limitait pas à une seule chanson, quelques unes pour les uns à des dizaines pour les autres. En me limitant à quatre chansons, en général mes préférées, je vais vous présenter ce qui pourrait constituer mon musée musical. Je donne la préférence à des artistes qui ne sont pas forcément très connus par les foules. Mon blog se veut aussi didacticiel et essaye de vous faire découvrir les immenses richesses de la musique.

The Knickerbockers, que de souvenirs…

Lies

The Coming Generation

I Can Do It Better

One Track Mind

Ils existent aussi…

Des artistes et des titres qui n’ont jamais à la une des médias d’un temps ou d’un autre. Et pourtant ils peuvent être intéressants, certains le pensent et j’en fait peut-être partie.

The Specters – Depression

The Spectres (pre Status Quo) – I (Who Have Nothing) 

Frederic & The Rangers – I`m On The Outside

En passant

Inventaire musical à la Prévert (135)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

C’est un des albums qui me fit découvrir la musique celtique, et surtout un instrument, la harpe celtique. Si je peux adorer la guitare, je trouve le son de cet instrument d’une pureté absolue. Le grand mérite d’Alan Stivell est d’avoir fait resurgir du passé cet instrument pas très en vogue à la cour, et aussi sa démarche pour la langue bretonne et la musique celtique. Je connais trois mots de breton, mais quand j’écoute cette musique, pas besoin d’en savoir plus, elle chante avec la musique.
Cet album est son premier, disons dans la version moderne du personnage. En fait, il y a plus de dix ans qu’il a enregistré album et 45 tours sous son vrai nom, Alan Cochevelou, dans une approche plus classique de l’instrument. La pop ayant passé par là, il bâtit une version plus moderne de la musique bretonne et de ses cousines celtiques. Force est de reconnaître que sa démarche fut positive, engendra un revival de toute la musique bretonne, et l’exportera dans le monde entier. Côté celtique, les Anglais ont déjà mis la main à la pâte avec des groupes comme Pentangle ou Fairport Convention, mais ignorent passablement la langue et la musique bretonne. L’album partagé entre musique traditionnelle et compositions originales, est chanté en breton, en anglais, en français, chacun y trouve ses racines. C’était il y a plus de 50 ans, et ma foi cela n’a rien perdu de son charme. Kenavo la Bretagne, et pour y être allé, je peux vous dire que de toutes les mers que j’ai vues, c’est chez vous qu’elle est la plus belle.

Artiste : Alan Stivell
Titre : Reflets
Genre : folk celtique
Label : Fontana
No Catalogue :  6399 008
Année : 1970
Pays : France
Meilleure enchère sur Ebay : 44 euros.

Note : Il existe plusieurs rééditions.

Reflets

Suite Des Montagnes

Marig Ar Pollanton

Broceliande

 Son Ar Chistr

Sally Free And Easy

Suite Irlandaise

Sil Vestrig

Je Suis Né Au milieu De La Mer

Tenval An Deiz

Interlude Stivell

Live 1972

Suite Irlandaise / King Of The Fairies

Extrait d’un rare EP de 1968

Le Bourreau

Festival des Vieilles Charrues (2000)

Pop Plinn

Olympia 2012

Suite Sudarmoricaine

Avec Simple Minds

She Moves Through The Fair (1995)

Collectors Made In France

De manière générale, les chanteuses yéyés réussissent assez bien dans le monde des collectors. Ce n’est pas tellement les collectionneurs français qui sont attirés, mais bien les étrangers. Il y a une bonne raison à cela, des compilations furent publiées sous diverses formes et dans divers pays, regroupant une série de chanteuses françaises plus ou moins connues qui appartiennent au mouvement. Il engendra une vague de recherches pour les pièces originales en vinyle. Certaines pièces atteignent d’assez jolies sommes.
Pussy Cat n’est pas la plus mal lotie dans le genre. Elle commença sa carrière dans un des rares groupes instrumentalo-vocal français, les Petites Souris. L’orchestrateur en était Gérard Hugé, un ancien Pingouins devenu chef d’orchestre, et ma foi un des excellents dans le genre. Il récupéra Pussy Cat pour en faire une artiste solo, et plus tard sa femme. Ce n’est sans doute pas très original, principalement des adaptations, Ici, c’est son premeir EP avec des reprises des Small Faces, Moody Blues, Betty Everett, via les Swinging Blue Jeans, Spokemen. Vocalement elle se défend plutôt bien et les orchestrations de Gérard Hugé font toujours merveille. Elle fut assez populaire jusqu’à la fin des sixties. On peut encore la voir occasionnellement dans les circuits nostalgiques.

Pussy Cat – RCA 86.148 M, publié en 1967, meilleure enchère sur Ebay 180 euros

Ce N’est Pas Une Vie

Stop

Mais Pourquoi

Les Temps Ont Changé

Documents

Pussy Cat / Evelyne Courtois en concert vers 2010

Land Of 1000 Dances

Cry Me A River

Visites au musée du Boss

Au cours de mes longues pérégrinations musicales, mon attention a été attirée par des milliers d’artistes. Certains m’ont laissé quelques souvenirs, d’autres pas. Pour les premiers, cela ne se limitait pas à une seule chanson, quelques unes pour les uns à des dizaines pour les autres. En me limitant à quatre chansons, en général mes préférées, je vais vous présenter ce qui pourrait constituer mon musée musical. Je donne la préférence à des artistes qui ne sont pas forcément très connus par les foules. Mon blog se veut aussi didacticiel et essaye de vous faire découvrir les immenses richesses de la musique.

Ce troubadour venu d’Italie avec son soleil…

Confessions D’un Malandrin

Cogli La Prima Mela

Alla Fiera Dell’est

Madame

Ils existent aussi…

Des artistes et des titres qui n’ont jamais à la une des médias d’un temps ou d’un autre. Et pourtant ils peuvent être intéressants, certains le pensent et j’en fais peut-être partie.

Steel Mill – Summers Child

Little Tina And Flight 56 – Need a Little Lovin’

The Hubbubs – Firebird