Jeter une bouteille musicale à la mer (7)

Une douzaine de perles inconnues ou presque, toutes sorties des studios d’enregistrement au cours de sixties. A moins d’être un collectionneur très branché, vous allez les découvrir pour la première fois. Un peu tous les styles, de gros trucs parfois, mais toujours la même question: que leur a-t-il manqué pour devenir des succès? Je m’excuse parfois pour la qualité du son de certains titres, mais on prend ce que l’on trouve. Pas le temps de les enregistrer d’après mes copies, car vous vous en doutez un peu, ils font partie de ma collection.

Group X – Angleterre 1963

Si vous aimez les Shadows, vous  allez probablement aimer celui-ci. Sous un titre un peu pesant « il y a  8 millions de mélodies cosaques, voici l’une d’entre elles », on aurait pu simplement l’intituler « One Of Them ».

The Deep Six – USA 1964

Une des plus étranges et belles découvertes que j’ai faites en flânant dans le bac à soldes d’un petit magasin de disques à Salo en Italie. Je ne connaissais pas du tout ce groupe d’origine américaine qui avait enregistré ce truc en 1964. Un son original, de belles harmonies vocales, une ambiance particulière et un titre insolite « What Would You Wish From The Golden Fish ». Tout pour en faire un truc gros « comme ça ».

The Details – Allemagne 1964

Un petit goût de garage sixties involontaire sans doute. Mais un joli titre original.

Lee Curtis & All Stars – Angleterre – Allemagne 1964

Il n’y a pas beaucoup de chanteurs qui m’ont invité à leurs concerts, mais lui l’a fait. Ce n’est pas à ce titre  que je parle de lui, mais juste pour dire que c’est un chanteur très sous estimé des années 60. Il a la même voix que Presley quand il le veut bien. Ici il nous fait une démonstration classe sur la manière de reprendre un titre de rockabilly pour lui insuffler du punch. Original Carl Perkins, reprise Lee Curtis et ça déménage. Salut Lee, si tu passes par ici et bien que tu ne parles pas un mot de français alors: yes, it’s me, do you remember Bielefeld in 2001 when i was your special guest?

Billy Strange – USA 1964

Bien sûr la chanson est immensément connue  « Le Pénitencier »  pour la nommer. Il s’agit d’une version instrumentale enregistré par le fameux guitariste Billy Strange, musicien réputé. Mais quel guitariste et quelle version! On sent très bien l’ambiance tragique de la chanson monter au fil des sillons. Frissons garantis pour ceux qui adorent cette chanson et j’en fais partie.

The Hootenanny Singers – Suède 1964

Un rare clip de 1964 extrait d’un film. Si le nom du groupe ne vous dit rien, c’est pas grave. Pourtant mesdemoiselles, si vous étiez adolescente dans les années 1975 -1980 il se pourrait  que,  à un moment  de  votre vie vous soyez tombée amoureuse de l’un des membres de ce groupe. Regardez bien le chanteur soliste, il est encore jeune. Et recherchez quelques années plus tard du côté de Abba. A part ça, une bien jolie chanson à l’ambiance folk, qui fut même  reprise en France par les Célibataires.

The JuJus – USA 1966

Peut-être un des plus fabuleux disques de garage-punk jamais sortis. La première fois que j’ai entendu ce truc je me suis dis: ça existe? Ben oui ça existe, la preuve…

The Dynamites – Suisse 1966

Dans les années 60, la Suisse sans avoir de vedettes vraiment internationales, comptait quand même quelques artistes qui pouvaient rivaliser avec les groupes anglais. L’un des plus populaires fut les Dynamites, quatres de leurs titres furent publiés en France sur un disque devenu légendaire auprès des collectionneurs. Tiré de ces fameuses sessions, « Too Late » est pour le moins excellent et mérite bien d’ajouter une perle au collier.

Art – Angleterre 1967

Les Vip’s, évoluant parmi les influences du blues avec ou sans rythme, est un des groupes qui va rejoindre la grande cohorte des mésestimés.  En 1967, ils changent de nom et deviennent Art, parfois ça marche et le succès vient. Ils enregistrent ce titre qui frise avec  le son saturé et une belle ligne de basse, « Rome Take Away Threee ». Le succès ne viendra pas, mais en changeant encore une fois de nom, il devinrent Spooky Tooth, et là, ils devinrent célèbres. Les Vip’s ayant connu un certain succès en France, les titres de Art  furent publiés ici sous le premier nom.

Brenda Lee Jones – USA 1967

Une fabuleuse obscurité de soul music digne des meilleurs moments de la Tamla Motown. Cette chanteuse est surement une inconnue pour vous. Pourtant en bon fan des sixties, si c’est le cas, vous connaissez au moins une de ses chansons.  Elle est la moitié d’un duo, Dean And Jean, qui cartonna bien en France via la version d’une de ses chansons reprise par Monty (Ce N’est Pas Vrai). Tout le charme d’une époque à la puissance dix.

I Motowns – Italie 1967

Les chemins de l’exil amenèrent de nombreux groupes anglais en Italie. Les plus célèbres furent les Rokes, véritable incarnation locale des Beatles. Les Motowns suivirent les traces un peu plus tard. Ils choisirent de s’exprimer en italien, ce qui n’enlève rien à la qualité accrocheuse du titre qui figure ici. Une perle comme en recèle la discographie italienne des sixties, notamment à partir de 1965.

The Ones – Allemagne 1967

Edgar Froese fut un membre de ce groupe- Edgar Froese = % Tangerine Dream, groupe phare du planant germanique. On trouve dans ce disque assez obscur, « Lady Greengrass », de la musique bien dans le ton de l’époque, influencée par le monde musical en plein changement. Succulent et pas ridé.

2 réflexions sur “Jeter une bouteille musicale à la mer (7)

  1. Merci mon cher Gentleman W,

    J’apprécie tout particulièrement le commentaires sur la partie musique. Je n’ai pas de secrets, juste que je suis un collectionneur depuis 45 ans. Alors des chansons j’en ai écoutées, des centaines de milliers sans doute. Comme je sais que je ne suis pas le seul dans ce cas, je fais appel à ma mémoire et je recherche ces petits trucs qui ont un jour bercé mes oreilles, pas forcément très connus Et le plus souvent je les trouve, preuve que je ne suis pas le seul à m’y intéresser. A la limite, je suis bien plus connu dans le monde des collectionneurs que dans celui du bas nylon. Mais comme j’adore les deux, j’ai fait la liaison, un peu lassé de 25 années de collaborations journalistiques et musicales dans lesquelles le nylon n’était pas présent.
    Amitiés

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