
Deux fois le Velvet Underground
Venus In Furs
All Tomorrow’s Parties

CHANSONS
MONUMENTS
Chansons qui ont un brin d’éternité
Don’t Let Me Be Misunderstood
En 1964, Nina Simone est une chanteuse relativement connue. Elle mélange avec un certain bonheur le jazz et le blues. Il lui manque encore un titre qui la propulsera au niveau mondial. Avec cette chanson elle y parviendra, mais par la tranche. Elle l’enregistre à l’automne 1964, mais le succès ne vient pas. Il est vrai qu’à cette époque la jeunesse se passionne plus pour les Beatles et l’invasion anglaise, même l’Amérique succombe. Parmi ces envahisseurs il y a justement une formation anglaise qui s’inspire passablement de la musique noire, les Animals. Ils sont à la recherche d’un nouveau tube et remarquent cette chanson. Comme ils sont plutôt de bons arrangeurs, ils reprennent cette chanson mais à leur manière. Le succès arrive vite et elle déferle au niveau mondial, elle a ce qui faut pour. La comparaison entre les deux est futile, Nina Simone en fait quelque chose de plutôt tragique, les Animals y ajoutent un gimmick qui la rend plus légère et accrocheuse à l’oreille des teenagers, et au niveau vocal Eric Burdon est au moins aussi bon qu’elle dans un style différent. Nina Simone, pas toujours bonne joueuse, accusa le groupe de lui avoir volé un hit, mais sa version fut largement mise en lumière grâce à eux.
Version originale, Nina Simone, 1964
La version des Animals, 1965
Dans le fatras de la production phonographique, il y a des millions de chansons dont seule une petite partie émerge des profondeurs. C’est un peu la même chose que l’iceberg dont vous voyez le sommet hors de l’eau. Même chez les artistes très connus, il y a les succès et la part qui reste plus ou moins dans l’ombre. D’autres artistes n’ont jamais accédé à la notoriété, mais parfois on trouve dans leur démarche, de très intéressantes petites pépites. Ils se peut aussi qu’elles furent des succès dans une autre partie du monde, mais restent plutôt inconnues chez nous. Elles ne demandent qu’à briller de tous leurs feux. C’est un peu le principe de cette rubrique, exhumer ces chansons qui méritent une peu plus que de rester au fond de la cave. Sans distinction de style, artistes connus ou inconnus, ils n’ont pas échappé, un jour ou l’autre, à ma curiosité. Assez pour que je m’en rappelle encore aujourd’hui.
Des versions enregistrées pour la BBC
The Sparrows – Love Me Do (1964)
The Knickerbockers – Stick With Me (1966)
Count Five – The Morning After (1968)
Small Faces – Wham, Bam, Thank You, Mam (1969)
Brian Poole And The Tremeloes – We Know (1963)
Pas sage à niveau…

Barbara Carr (1941 – 2026)
Chanteuse américaine de blues et soul, elle commença sa carrière chez Chess en 1966, mais ses titres les plus connus furent enregistrés dans les années 1980. Elle avait fondé avec son mari son propre label Bar-Car.
Good Woman Go Bad
If You Can’t Cut the Mustard


