En passant

Des vinyles franchouillards et obscurs

Depuis quelques dizaines d’années, les encyclopédistes ont recensé des milliers d’obscurités gravées jadis sur vinyle et qui n’ont jamais réussi à avoir le moindre petit moment de gloire. Dans le meilleur des cas, certains ont pu bénéficier d’une reconnaissance tardive qui les a fait entrer dans la légende des oubliés. Ce phénomène est principalement axé sur les chansons anglophones, mais cela existe aussi chez nous. Vu le nombre de publications sorties, c’était mathématiquement impossible de paraître au grand jour, les médias étant déjà passablement surchargés. Il leur restait la fierté de pouvoir dire qu’ils avaient enregistré un ou plusieurs disques qui firent la fierté de leur entourage, qui possèdent sans doute encore la grande partie des quelques exemplaire qu’ils ont vendus. Pour des raisons diverses, d’autres firent carrière dans d’autres spécialités comme Bernard Tapie qui est toujours d’une actualité qui n’a rien à voir avec la chanson. Prenant mon bâton de pèlerin voici quelques repères parmi ces grands oubliés du succès.

Sur son seul disque connu, Marc Humbert a enregistré un adaptation de « Congratulations » des Rolling Stones, 1965.

A côté d’un 45 tours assez recherché, un EP avec une reprise de « Holiday » des Bee Gees, 1968.

Adaptation de Renee St, Clair « Look What I Got », le seul 45 tours connu de Daniele Lopez, 1966.

Etre « Mademoiselle Age Tendre 1965 » cela valait bien l’enregistrement d’un disque où figure une adaptation de « The End Of The World » de Skeeter Davis. Elle se lança ensuite dans la mode.

Seul disque connu de ce duo, adaptation de  « Stop Before You Get Me Going » du groupe anglais Knack, 1966.

Francie Laurie reprend « Here Comes The Night » des Them, 1965.

La fille du très connu Georges Ulmer, malgré de solides appuis ne perça pas vraiment dans le monde de la chanson, 1966.

De tous les disques listés ici, c’est celui qui atteint les sommes les plus folles chez les collectionneurs. Il y a une bonne raison à cela car « Le Fermeture Eclair » par Delphine est une version française de « In The Past » du groupe psychédélique légendaire américain We The People. En plus l’accompagnement de la reprise française de 1967 est exactement le playback de la version américaine. Un collectionneur m’a affirmé qu’il avait rencontré la chanteuse et qu’elle vivait à Zurich en Suisse.

Les Bowlers, un de ces très groupes que l’on pourrait classer dans une sorte de garage punk à la française avec moult fuzz guitares. Deux 45 tours assez cotés et recherchés  par les collectionneurs, 1966.

Claude Celler est beucoup plus connu aujourd’hui sous le nom de Raël, à la tête d’une secte qui prétend être en contact avec les extraterrestres. Peut-etre ses disques font un tabac dans une autre galaxie ?

Une bluette absolument inconnue, Gerard Bernhart, 1964.

Pierre Sandy, une chanteur variétoche avec une voix qui rappelle celle de Pascal Danel, 1966 sans suite.

En passant

Musique et petites culottes

De la musique avec rien que des nanas, moins facile à dénicher qu’on pourrait le penser.

Les Surfragettes, groupe de surf féminin dans une chanson que les fans des Yardbirds ou de Johnny Burnette connaissent bien.

Des Russes et de belles guitares entre surf et hypnotique, groupe actuel et plutôt intéressant.

Au tournant des années 1970, Fanny, des Américaines encore un peu baba cool.

Des Japonaises plutôt jeunes, la classe !.

Blackthorn, très glauque et russe.

Des jeunes qui font une belle reprise d’un titre de Metallica.

Les Pandoras, groupe garage féminin des années 80.

Les Orchids, l’un des nombreux groupes qui se nommaient ainsi, 1980

Les Runaways, du hard rock en plein punk, produites par le célèbre Kim Fowley.

Les Liverbirds, sans doute un des premiers exemples filmés du genre en 1965.

Un tas de nanas swing en Colombie.