En passant

Dimanche en quelques manches d’hiver (9)

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

The Brothers Four

Greenfields

1960

Rétroviseur

Il y a pile 60 ans ces chansons se pavanaient aux premières places du hit parade anglais ou américain. Certaines sont encore très connues, d’autres moins, et même un peu oubliées

Gene Chandler – Duke Of Earl

The Everly Brothers – Crying In The Rain

The Corsairs – Smoky Places

Dion – The Wanderer

The Highwaymen – Cotton Fields

De l’autre côté

Au temps des 45 tours, les disques avaient deux faces, alors on retournait le disque et parfois, il y avait une bonne surprise. Des chansons aussi bien roulées, voire supérieures à la face principale. Dans certains cas, elle reflètent le vrai visage de l’artiste. En voici une sélection.

Aphrodite’s Child – You Always Stand In My Way

Sylvie Vartan – Gonna Cry

Cream – Swlabr

Manfred Mann- What You Gonna Do?

The Motors – Cold Love

Des trucs originaux

Des chansons que l’on connait éventuellement en version française, elles furent toutes diffusées sur les radios à une époque où à une autre, fréquemment ou plus rarement. Ce sont des reprises de chansons anglophones ou autres et plus ou moins obscures, dont certaines personnes ne connaissent même pas l’existence. Voici les versions originales qui vous rappelleront peut-être quelque chose. C’est une sorte de jeu, cherchez le titre de la version française. Dans certains cas c’est facile, dans d’autres plus difficile, mais c’est possible puisque je le fais mais à l’envers. Bravo si vous faites un 5/5. Je vous donne les solutions tout en bas de la page. Mais on peut aussi simplement les écouter.

1) The Box Tops – The Letter

2) Dick Todd – I’ll Be Seeing You (1940)

3) Fontella Bass – Rescue Me

4) Jay Bentley And The Jet Set – Watusi ’64 

5) The Cheers – Black Denim Trousers And Motorcycle Boots

Repêchages en vrac

Quelques sélections sans ordre, ni époque, ni style précis

Crosswinds – Flying Higher

Sting – Russians

Prime Tine – Ocean Of Crime

Box Of Frogs – Back Where I Started

Stan Ridgway – Walkin’ Home Alone

Deux musiques pour rêver

Parachute Club – Innuendo


Patti Smith – Elegie


D’autres musiques pour rêver programmées dans les postes des dimanches précédents.

The Beau Brummels – The Wolf Of Velvet Fortune
Erik Satie Gnossienne no 1
The Mamas & The Papas – Dancing Bear
René Joly – La Cour Du Roi Musicien
Bernard Benoit – An Dro Pour 3 Guitares
Tim Buckley – Song Slowly Song
Pilgrim – Dream Within A Dream
Ash Ra Tempel – The Fairy Dance
Raphelson – The Dancer
Tangerine Dream – Cherokee Lane
The Doors – I Can See Your Face In My Mind
The Byrds -Everybody Been’s Burned

Solutions – 1) Herbert Leonard / Une Lettre // 2) Johnny Hallyday / Je Te Reverrai // 3) Sylvie Vartan / De Ma Vie // 4) Les Célibataires / Demain Je Me Marie // 5) Edith Piaf / L’Homme A La Moto.


En passant

Inventaire musical à la Prévert (77)

The Deviants – Ptoof – UK Underground Impresarios IMP 1, 1968. Mick Farren, lead vocals, piano; Cord Rees, basse, guitare accoustique; Sid Bishop, guitare, sitar; Russ Hunter, batterie,

Si vous n’aimez pas cet album ne l’achetez pas pourrait servir de premier commentaire, Cela pourrait expliquer sa rareté, mais aussi le fait qu’il est la production d’un petit label. L’édition originale anglaise était présentée dans une superbe pochette ouvrante avec des inserts, une oeuvre d’art en elle-même. Musicalement c’est une des premières apparitions d’une musique décadente en Angleterre, ce n’est pas très facile d’accès si on n’a pas envie de partir en voyage dans une monde inconnu. C’est un cousin anglais de ce que pouvait explorer Frank Zappa dans son monde à lui. Bien qu’un ou deux titres soient plus conventionnels, le reste est plus proche d’une débauche de sons et de joyeuses envolées un peu folles. Comparativement à la production de Pink Floyd de cette époque, on est dans un autre monde. Et justement, c’est très bon pour le mental de ceux qui considèrent que la variété c’est très ringard. Il ne contient que des titres originaux et n’oublions pas que Mick Farren fera une assez belle carrière avec les Pink Fairies et dans les milieux undergroud. Il est pratiquement mort sur scène en 2013.

Opening/Im Coming Home

Child of the Sky

Charlie

Nothing Man

Garbage

Bun

Deviation Street

Documents

Le groupe à Hyde Park en 1969

Mick Farren, live à Tokio en 2004

Eh bien parlons un peu des Ventures. D’abord pour rendre hommage à Don Wilson, décédé récemment à l’âge de 88 ans. C’était le dernier survivant des la formation légendaire qui engendra « Walk Don’t Run » en 1960. Examinons une pièce qui n’a pas une grande valeur, mais qui va nous permettre de remettre nos montres à l’heure et de se moquer (un peu) des grands professionnels qui oeuvraient dans les maisons de disques françaises. Les Ventures enregistraient aux USA sur la label Dolton affilié à Liberty. En France, à l’époque de leur fameux premier hit, les droits de licence étaient détenus par London, et peu après ils passèrent chez EMI. La première publication française fut faite par London avec leur succès *Perfidia », un titre malgré tout assez pâle et un succès moindre confronté à « Walk Don’t Run ». Historiquement dans la discographie il vient après, donc ils firent l’impasse sur le premier succès., loupant quelques belles ventes de loin pas compensées par cette publication. Le titre phare sera repris juste après par EMI qui devra même le rééditer par la suite (il existe avec un logo noir pour l’original et rouge pour la réédition). Il est tellement bien ancré dans la mémoire collective que l’on croit que c’est la première publication française pour les Ventures. Enfin voilà pour la petite histoire

The Ventures –  London REG 10075, publié en 1961, meilleure enchère sur Ebay 37 euros.

Perfidia

No Trespassing

Ram-bunk-shush

Lonely Heart

John Fogerty rend un hommage à Don Wilson avec le fameux « Walk Don’t Run ».

Envies de découvrir autre chose ?

La musique n’a pas de frontières. S’il y a bien un point où je suis très éclectique, c’est assurément la musique. Entre un disque de hard rock et un opéra, pour moi c’est de la musique. C’est la différence qu’il y a entre un plat de haricots et un entrecôte bordelaise, les deux pris dans leur contexte propre peuvent s’avérer délicieux. Je fouille, j’écoute, je trouve, et puis quelquefois je tombe sous le charme. C’est pour moi une quête permanente.
Je vous invite à partager ces découvertes au hasard. Des artistes qui ne font pas forcément la une des médias, mais qui ne sont pas dépourvus d’un certain magnétisme ou plus simplement nous présentent une belle vision musicale.

Quand j’étais beaucoup plus jeune, en discutant de chansons avec des gens déjà bien âgés, un nom revenait souvent, Fréhel. Pour moi, c’était évidemment quelque chose de ringard. Pourtant bien des années après, j’ai trouvé un disque d’elle et je l’ai écouté et cela ne m’a pas laissé complètement indifférent. Moi qui ai toujours plus ou moins écouté Edith Piaf, j’ai retrouvé un style qui n’était pas étranger. Enregistré par un dame qui chantait déjà quand elle n’était pas encore née, on retrouvé des chansons qui illustrent la vie d’alors. On l’écoutait au temps où la vie n’était pas toujours souriante, les appartements un peu taudis, un unique poêle à charbon pour chauffer quand il y en avait un, avec les chiottes sur le palier au fond à gauche. Alors il y avait les chansons gaies ou tristes pour se remonter un peu le moral. Fréhel, personnage fantasque à la vie mouvementée, qui fit aussi un peu de cinéma avec Jean Gabin entre autres, mourut presque dans la misère, C’est une chanteuse avec qui la nostalgie peut faire bon ménage plus de 70 ans après sa mort. Quelques chansons que j’aime bien, certaines ne manquant pas d’humour, sans pour autant les écouter en boucle. On peut bien évidemment préférer la hard rock.

Où Sont Tous Mes Amants (1936)

Où Est-il Donc ? (1936) du film Pépé le Moko avec Jean-Gabin

Ohé Les Copains ? (1939)

Tel Qu’il Est /1936)

Maison Louche (1936)

Une chanson sur la cocaïne en 1929 ? Eh oui cela existe chanté par Fréhel