En passant

Dimanche en quelques manches d’hiver (8)

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

The Platters

The Breat Pretender

1955

Rétroviseur

Il y a pile 40 ans ces chansons se pavanaient aux premières places du hit parade anglais ou américain. Certaines sont encore très connues, d’autres moins, et même un peu oubliées

George Benson – Turn Your Love Around

Barbra Streisand – Comin’in And Out Of Your Life

J. Geils Band – Centerfold

Olivia Newton-John – Physical

The Royal Philharmonic Orchestra – Hooked On Classics

De l’autre côté

Au temps des 45 tours, les disques avaient deux faces, alors on retournait le disque et parfois, il y avait une bonne surprise. Des chansons aussi bien roulées, voire supérieures à la face principale. Dans certains cas, elle reflètent le vrai visage de l’artiste. En voici une sélection.

Beach Boys – Girl Don’t Tell Me

Slade – I Won’t Let It ‘Appen Again

The Astronauts – Movin

The Righteous Brothers – There’s A Woman

The Sweet – Done Me Wrong All Right

Des trucs originaux

Des chansons que l’on connait éventuellement en version française, elles furent toutes diffusées sur les radios à une époque où à une autre, fréquemment ou plus rarement. Ce sont des reprises de chansons anglophones ou autres et plus ou moins obscures, dont certaines personnes ne connaissent même pas l’existence. Voici les versions originales qui vous rappelleront peut-être quelque chose. C’est une sorte de jeu, cherchez le titre de la version française. Dans certains cas c’est facile, dans d’autres plus difficile, mais c’est possible puisque je le fais mais à l’envers. Bravo si vous faites un 5/5. Je vous donne les solutions tout en bas de la page. Mais on peut aussi simplement les écouter.

1) The Cascades – The Last Leaf

2) B.B. King – You Don’t Know

3) Conway Twitty – Lonely Blue Boy

4) Little Anthony & The Imperials – Shimmy Shimmy Ko Ko Bop

5) Mel Torme – Comin’ Home Baby

Repêchages en vrac

Quelques sélections sans ordre, ni époque, ni style précis

Scott McKenzie – San Francisco

Baron.E – Camisole

Matia Bazar – Elettrochoc

St Germain – Real Blues

Michel Magne – Genevieve Et Renaud (Le Repos Du Guerrier)

Deux musiques pour rêver

The Doors – I Can’t See Your Face in My Mind


The Byrds – Everybody’s Been Burned


D’autres musiques pour rêver programmées dans les postes des dimanches précédents.

The Beau Brummels – The Wolf Of Velvet Fortune
Erik Satie Gnossienne no 1
The Mamas & The Papas – Dancing Bear
René Joly – La Cour Du Roi Musicien
Bernard Benoit – An Dro Pour 3 Guitares
Tim Buckley – Song Slowly Song
Pilgrim – Dream Within A Dream
Ash Ra Tempel – The Fairy Dance
Raphelson – The Dancer
Tangerine Dream – Cherokee Lans

Solutions – 1) Frank Alamo – Bob Asklöf – Orlando/ T’embrasser T’embrasser // 2) Christophe/ Ca N’fait Rien // 3) Les Pirates / Dany // 4) Maya Casabianca / Cheri Cheri Je Reviens // 5) Sylvie Vartan / Ne T’en Vas Pas.


En passant

Inventaire musical à la Prévert (76)

The Who – My Generation. UK Brunswick LAT 8616, 1965. Roger Daltrey, chant; Pete Townsend, guitare; John Entwistle, basse; Keith Moon, batterie

Premier album en 1965 d’un groupe qui allait devenir un chef de file dans la pop anglaise. Nous ne sommes pas encore dans l’opéra rock, c’est plutôt un album brut de décoffrage. Il reste malgré tout un album clé de l’année, il ouvre des perspectives vers un monde musical en train de changer. Que le titre « My Generation » soit devenu un hit en est une preuve évidente. Cette chanson plutôt musicalement déglinguée aurait sans doute conduit les membres à un séjour dans un hôpital psychiatrique si elle avait été enregistrée quelques années plus tôt. La bonne idée réside aussi dans les paroles, en faire un témoignage sur la manière de vivre d’une certaine jeunesse d’alors. Aujourd’hui, elle est quasiment un testament. L’album est aussi à l’image de ce qu’était le groupe sur scène, très remuant. Entre les moulinets de Townsend à la guitare et les excentricités de Moon à la batterie, le spectacle est là. Les contenu est fait de titre originaux et de trois reprises, deux de James Brown et une de Bo Diddley. Ce qui peut attirer l’attention c’est « The Ox » une petite débauche de studio avec la pianiste Nicky Hopkins, le genre de titre qui n’existait nulle part avant qu’ils l’enregistrent. 1965, c’était quand même une sacrée année et ne me demandez pas pour qui.

Out In The Street

I Don’t Mind

The Good’s Gone

La-La-La-Lies

Much Too Much

My Generation

The Kids Are Alright

Please, Please, Please

It’s Not True

I’m A Man

A Legal Matter 

The Ox

Documents

My Generation en live

The Kids Are Allright, clip d’époque en playback

Durant les sixties, la discographie française se distingua par le nombre impressionnant de publications qui furent faites sous la forme de EP, c’est à dire quatre titres, deux par face. Le principe de base était un peu mercantile, on vendait deux fois plus de marchandise sur la réputation d’un titre principal ou d’un succès, le 45 tours simple avec deux titres était réservé à la promotion et aux jukeboxes. L’avantage principal de ces EP’s demeurait dans le fait que ces éditions étaient présentées dans une pochette avec le plus souvent une photo de l’artiste et un emballage cartonné et plastifié plus résistant à l’épreuve du temps. L’Angleterre et les USA eurent beaucoup moins recours à ce genre de publications. Le plus souvent, la règle était le 45 tours simple emballé dans une simple pochette à trous permettant de voir l’étiquette du disque. Aujourd’hui ces fameuses disques EP’s français, surtout ceux concernant des artistes étrangers, sont recherchés par les collectionneurs du monde entier car ils sont uniques dans leur genre et peuvent parfois atteindre des sommes folles s’ils sont très rares. Au fil des semaines, je vous en présenterai quelques uns parmi ceux qui attirent justement les collectionneurs. Ils seront présentés avec la pochette, éventuellement avec un scan de ma collection personnelle si je ne trouve rien de satisfaisant, les titres qu’ils contiennent, et le plus haut prix atteint par une enchère sur Ebay.

Une chanteuse née en Nouvelle-Zélande en 1942 qui fit une carrière aux USA et au Canada, mais qui est pratiquement inconnue en France. Elle a pourtant enregistré trois EP’s en français, mais il est vrai que les titres en français avec l’accent américain cela n’était pas très prisé. Par contre les publications françaises avec les titres anglais sont autrement plus intéressants pour les collectionneurs. Elle oscille entre un style folk à ses débuts, suivi d’une orientation vers les R&B comme c’est le cas ici. C’est loin d’être déplaisant, vocalement c’est un peu une ambiance Tamla Motown,

Gale Garnett – RCA 86.43, publié en 1965, meilleure enchère sur Ebay 178 euros.

You’ve Been Talking ‘Bout Me Baby

Watcha Gonna Do

Big Grey City

I Came To The City

Small Potatoes, un clip de 1965 assez épicé avec un mec qui ressemble à Brialy et des traces de transpiration sous les aisselles.

Envies de découvrir autre chose ?

La musique n’a pas de frontières. S’il y a bien un point où je suis très éclectique, c’est assurément la musique. Entre un disque de hard rock et un opéra, pour moi c’est de la musique. C’est la différence qu’il y a entre un plat de haricots et un entrecôte bordelaise, les deux pris dans leur contexte propre peuvent s’avérer délicieux. Je fouille, j’écoute, je trouve, et puis quelquefois je tombe sous le charme. C’est pour moi une quête permanente.
Je vous invite à partager ces découvertes au hasard. Des artistes qui ne font pas forcément la une des médias, mais qui ne sont pas dépourvus d’un certain magnétisme ou plus simplement nous présentent une belle vision musicale.

Ecouter de la musique électronique est un lieu commun aujourd’hui et même une banalité, beaucoup d’artiste font appel à de la musique ou des rythmes « en boîte ». Comme d’autres musiques, elle n’est pas née d’un claquement de doigt, elle fut d’abord expérimentée avec les moyens du bord à disposition. Les premières tentatives sérieuses furent faites à la fin des années 1940. La matériel sonore électrique était encore bien préhistorique, la plupart des artifices que l’on emploie maintenant n’existaient pas, dont certains furent découverts accidentellement comme la fuzzbox ou expérimenté plus tard comme le domptage des effets larsen. Pour une fois la France n’est pas en retard, elle fait même oeuvre de pionnière. Un nom vient tout de suite à l’esprit, celui de Pierre Schaeffer (1910 – 1995) qui s’attacha rapidement la collaboration de Pierre Henry, il deviendra une célébrité par la suite. Comme il fallait un nom pour ce mouvement musical, on le baptisa musique concrète, nom qui perdura pendant longtemps. On considérait alors que le bruit dompté pouvait être une musique en soi. Remontons le temps avec quelques exemples des balbutiements de cette musique qui fut longtemps le fait d’amateurs éclairés, avant de s’incarner en des sons qui nous sont bien plus familiers. Certains titres sont assez longs, mais on peut piquer par dedans pour avoir une idée de la chose.

Pierre Schaeffer – Etudes De Bruits (1948). Une suite en cinq mouvements, l’un des premiers témoignages du genre.

Pierre Schaeffer avec Pierre Henry – Orphée (1953). Présenté en Allemagne sous forme d’un opéra, il fit scandale.

Pierre Schaeffer – Aux Sons Animés (11958). C’est un extrait d’un album paru à l’époque

Pierre HenryMaléfices (1962). C’est la bande sonore d’un film fantastique du même nom, réalisé par Henri Decoin

Jacques Berrocal – Rock And Roll Station (1976). Un autre exemple plus récent réalisé en 1976. Il est évident que, vu la date, c’est moins avant-gardiste. Je le mets en exemple, car la voix que vous entendez dans le titre n’est autre que celle de Vince Taylor, qui doit bien être le disque le plus rare où il figure.