En passant

Dimanche en quelques manches d’automne (1)

Ayanf dû subir une petite intervention chirurgicale sans gravité mais handicapante, il se peut que le blog subisse une interruption partielle. Il m’est en effet assez difficile de me tenir derrière un clavier. A bientôt.

Deux musiques pour s’éveiller cool

The Searchers – Till I Meet You

The Mindbenders – You Don’t Know About Love

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

O Mein papa

Nous avons vu précédemment une chanson dédiée à la mère (La Mamma – Charles Aznavour), mais il en existe aussi une célèbre sur les père, bien que moins connue que la précédente. D’un autre côté, les chansons qui ont la Suisse pour pays d’origine et qui deviennent connues internationalement sont assez rares, en voici une exception.
Elle fut composée Paul Burkhard, un musicien de la partie germanophone de la Suisse, ce qui fait que les paroles originales sont en allemand. Elle apparaît pour la première fois en 1939, lors d’un show musical dont aucun enregistrement sonore ne semble avoir survécu. Elle sera popularisée par la Suissesse Lys Assia en 1948. La chanson sera un peu plus tard incluse dans une comédie musicale filmée « Fuerwerk » avec la très connue actrice Lilli Palmer. Dans les années 1950, la chanson est adaptée en plusieurs langues dont l’anglais, couronnée par des apparitions dans certains hit parades. Au fil du temps de très nombreuses interprétations figureront au répertoire de très grandes vedettes comme Connie Francis ou les Everly Brothers. La partie joyeuse de l’interprétation originale, c’est normal le père est un clown, sera un peu délaissé au profit de la partie plus nostalgique, c’est visible dans les versions en anglais. Lys Assia qui mena une longue carrière en plusieurs langues fut la chanteuse qui remporta l’Eurovision lors de sa première édition. A presque 90 ans, elle enregistra encore un disque avec un groupe électro noir NewJack. Elle est décédée en 2018 à 93 ans. Même la BBC annonça la nouvelle.

Lys Assia, première version enregistrée, 1948.

Version des Everly Brothers, 1962

Rétroviseur

Il y a 63 ans au cours de l’année 1960, ces chansons squattaient le hit parade américain ou anglais, et pour certaines envahir la France.

Johnny Tillotson – Poetry In Motion

The Shirelles – Will You Still Love Me Tomorrow

Elvis Presley — It’s Now Or Never

Brenda Lee – I’m Sorry

The Ventures – Walk Don’t Run

On les entend jamais

Pour la quasi totalité des artistes, les discographies sont parsemées de titres que l’on n’entend jamais, seules les écoutes privées peuvent quelque peu renverser la tendance. Il y a pourtant des choses plaisantes, intéressantes, voire même géniales. Partons à la découverte des ces spécialités dans un joyeux mélange de style…

Des artistes plus ou moins connus et des titres de leur répertoire plus ou moins oubliés, toutes époques

Brandy Butler & The Fonxionaires – Till You Love Me

Bruce Joyner – Rainy Grey Day

Blue-Touch – When The Levee Breaks

Randy Holden – Guitar Song

Flamin’ Groovies – I Saw Her

Strictement Chanson Française

Il m’arrive aussi d’en écouter, pas forcément les chansons que l’on entend toujours…

Anne Vanderlove – Du Côté de St Jean Du Gard

Barbara – Ce Matin-Là

Juliette – Il N’est Pas De Plaisir Superflu

Marie France – Le Cercle Rouge

Valérie Lagrange – Encore Un Jour De Notre Amour

Séquence humour

Champi – 1936

Partis rejoindre les étoiles

Katherine Anderson (1944 – 2023)

Une des Marvelettes

Please Mr Postman

Ron Howden (1945 – 2023)

Membre fondateur et batteur du groupe allemand Nektar

Lonely Roads

En passant

Inventaire musical à la Prévert (158)

Ayanf dû une petite untervention chirurgicale sans gravité mais handicapante, il se peut que le blog subisse une interruption. Il m’est en effet assez difficile de me tenir derrière un clavier. A bientôt

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

The Seeds – A Web Of Sound

Les Seeds sont une assez belle illustration sonore de deux mouvements musicaux qui inspiraient pas mal de monde vers le début de la seconde moitié des sixties, celui du garage punk et le psychédélique. Certains de leurs titres appartiennent plus à une catégorie qu’à l’autre avec parfois un mélange des deux, le psychédélique se faisant plus dominant au fil du temps. S’ils n’eurent jamais une aura pareille à celle des Doors ou Jefferson Airplane, il sont connus et apprécies. Même en France, Vogue a tenté de les imposer en publiant trois EP’s, de jolis collectors aujourd’hui, sans toutefois leur procurer une audience locale. C’est le genre de publications qui furent complètement passées sous silence par la presse
Ici nous explorons le deuxième album, la suite de celui celui qui contient leur titre le plus célèbre « Pushin’ To Hard ». Il suit l’évolution de la musique du groupe et aussi la mystique qui enveloppe le groupe car ils sont passablement branchés sur l’ésotérisme dans le quotidien. Pour ceux qui les connaissent, les Seeds c’est avant tout la bassiste et chanteur Sky Saxon, mais les autres membres sont aussi très actifs. L’album qui ne contient que des originaux, est un panachage de compositions entre le clavier Daryl Hooper, Sky Saxon, et le producteur Marcus Tybalt. Il y a plus de 50 ans que je connais cet album et comme le succère le titre de l’album, je suis resté prisonnier de cette toile d’araignée remplie de sons.

Artiste : The Seeds
Titre : A Web Of Sound
Genre : garage, psychédélique
Label : GBP Crescendo
No Catalogue : GNP 2033 (mono); GNPS 2033 (stéréo)
Pays : USA, 1966
Meilleure enchère sur Ebay : 255 euros copie originale mono
Note : L’album fut publié aussi en Angleterre et atteint des cotes plus élevées 300 350 euros.

Rollin’ Machine

Mr Farmer

Pictures And Designs

Tripmaker

I Tell Myself

A Faded Picture

Just Let Go

Up In Her Room

Clips Seeds et titres inédits

Pushin Too Hard, leur fameux titre en playback, 1967

Mr Farmer, 1967

Reportage sur une résurrection des Seeds en 2017 sans le chanteur Sky Saxon décédé

Buzzin’ Around, une chute de l’album publiée plus tard

The Wind Blow Your Hair, première prise d’un titre qui sera publié plus tard

Collectors Made In France

Caterina Caselli EP

Caterina Caselli – Festival FX 1567, publié 1966, meilleure enchère sur Ebay 100 euros.

Caterina Caselli fit partie de ces nombreux artistes italiens qui tentèrent l’aventure du disque chanté en français. A l’origine elle joue de la basse dans diverses formations. C’est surtout en 1966 que le Festival de San Remo la met en évidence où elle termine à la seconde place avec la chanson « Nessuno Mi Può Giudicare » chantée aussi par Gene Pitney. Cette chanson figure aussi sur ce disque dans sa version française « La Vérité Je La Vois Dans Tes Yeux » que Dalida reprit aussi. Elle connaîtra en France un succès beaucoup plus grand quelques années plus tard via la reprise de Richard sous le titre « Amoureux De Ma femme ».
Nous sommes dans un style de variété pure, mais la dame connaîtra une carrière assez faste entre chansons originales et adaptations. Elle se fera aussi connaître comme productrice, c’est elle qui découvrira le célèbre chanteur à belle voix, Andrea Boccelli, star internationale.
Ce disque est surtout une curiosité pour les fans de la chanteuse.

Un Homme En Or

La Timidité

Personne

La Vérité Je La Vois Dans Tes Yeux

Une reprise de « Paint It Black » des Rolling Stones

Documents – Musique etc…

Aller écouter un concert avec 10000 personnes m’intéresse assez peu. Ce que je préfère de loin, c’est un pub obscur ou un coin de rue avec des artistes qui chantent ou jouent de la musique même si ce sont de parfaits inconnus. Par exemple, le premier que je vous propose, Peter Gavin, un mec que j’ai rencontré il y a plus de 30 ans alors qu’il jouait dans la rue. Je sais que c’est lui parce que je le lui avais acheté un disque et discuté avec lui. C’est l’avantage des artistes peu connus car ils sont abordables et l’on peut échanger avec eux. D’ailleurs peu importe le genre de musique, je suis absolument ouvert à tout et même avec un peu de chance, découvrir une musique ou une chanson inconnue est un bonheur.

Pete Gavin – Shake Your Money Maker

The Glad Rags – Root Stone

Le vol est retardé, alors on fait de la musique

The Ramparts, un choeur et de la bière dans un pub en Irlande

Chanteuses de rues en Russie à St. Pertersburg

Un chant qui enchante

La musique avec un peu de curiosité peut nous faire plonger dans l’histoire. La chanson « Tres Morillas » nous y invite et donne une belle leçon de tolérance. Le titre de la chanson n’a rien à voir avec le champignon que l’on connaît sous le nom de morille. Il désigne en espagnol les Mauresques, c’est à dire les femmes arabes de l’Afrique du Nord et ensuite celles de religion musulmane. L’histoire nous rappelle que les Maures tentèrent d’envahir l’Europe au début du 8ème siècle mais furent repoussés par Charles Martel à Poitiers e 732. Ce dernier se contenta de les bouter hors de France, mais ne descendit pas jusqu’au détroit de Gibraltar. Il en résulte que l’Espagne fut territorialement partagée, avec des étendues plus ou moins variables, entre les Arabes et les Espagnols et ceci pendant près de 7 siècles. Cette cohabitation se déroula plutôt pacifiquement et ouvrit une ère d’échange culturels dont on trouve encore les traces aujourd’hui, notamment au niveau de l’architecture.
Cette chanson qui date du 15ème siècle célèbre à sa manière ce mélange de culture. Les paroles furent mises sous une forme plus moderne par le poète Federico Garcia Lorca. Elles racontent l’histoire d’un chevalier chrétien qui tombe amoureux de trois Mauresques dans la ville de Jaén. Il est vrai qu’il n’a pas les yeux dans les poches de son armure, car les femmes arabes sont plutôt très jolies et sont d’un tempérament assez chaud. Voici un extrait de paroles.

Comme on peut s’en rendre compte, tomber amoureux efface toutes tous les préjugés, c’est juste quelqu’un qui aime quelqu’un, peu importe sa race ou sa religion. Je souhaite à tous les racistes de tomber un jour amoureux de ce qu’ils haïssent sans trop savoir pourquoi.
Cette chanson a bien entendu été exploité de bien des manières, je vous en propose trois tendances.

Le groupe Datura, c’est la version folk médiéval

Pilar, Almalé & Evoéh, on sent une influence musique arabe

Teresa Berganza, artiste lyrique, influence espagnole avec un brin de flamenco

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai couté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

The Hollies – Honey And Wine

The Tornados – Ridin’ The Wind

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Azam Ali – Flowers On The Storm