En passant

Inventaire musical à la Prévert (145)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

The Chameleons

Formation anglaise de la région de Manchester, ils s’inscrivent dans le mouvement new wave. Ils ne firent jamais la une des journaux musicaux, mais rencontrèrent une certaine popularité dans les milieux un peu branchés. C’est le genre de disque que l’in pouvait dégotter chez les disquaires marginaux, ceux qui avaient à coeur d’être représentatifs de la musique en général. Le reste n’est qu’histoire de goûts et de prendre la peine d’écouter. C’est ce que j’ai fait et 40 ans plus tard, j’en suis encore aucun regret de l’avoir fait.
Musicalement c’est assez soft, même un peu planant pour certains titres. Il s’agit du premier album du groupe, publié par un sous-label de Virgin, Statik. C’est accessible sans trop se prendre la tête, on se laisse volontiers guider. Certains artistes postérieurs les citent parmi les sources d’inspiration. leur concédant une certaine démarche originale, du moins quelques belles trouvailles. Le groupe sortit encore deux albums du même cru, se sépara puis se reforma en 2000, il sont toujours actifs et remplissent encore les salles de moyenne importance. Si par hasard ils passent par-là…

Artiste : The Chameleons
Titre : Script From The Bridge
Genre : New Wave Rock Alternatif
Label : Statik
No Catalogue : STAT LP 17
Pays : UK
Meilleure enchère sur Ebay : 516 euros, (69 enchères !), pressage original pochette texturée avec insert.
Note : Le pressage original anglais existe en deux versions, un avec la pochette au carton texturé, l’autre avec le carton lisse. C’est la première version qui est recherchée en priorité. L’album fut publié dans plusieurs pays. Ces éditions font des scores plus modestes, mais quand même intéressant pour autant que ce soit une édition originale de 1983_

Don’t Fall

Here Today

Monkeyland

Second Skin

Up The Down Escalator

Less Than Human

Pleasure and Pain

Thursday’s Child

As High As You Can Go

 Person Isn’t Safe Anywhere These Days

Paper Tigers

View From A Hill

En live

Paper Tigers, live années 80

Don’t Fall, live au Trabendo, 2023

A Person Isn’t Safe Anywhere These Days, live Leipzig 2023

Collectors Made In France

Candy & The Kisses EP

Ce trio vocal noir et féminin, composé de deux soeurs et la fille d’un ministre (eh oui), est relativement connu aux States et pratiquement inconnu chez nous. Il officia uniquement durant les sixties. Il fait partie de ces seconds couteaux qui tentèrent de concurrencer les groupes phares du genre comme les Supremes, les Shirelles, Martha & The Vandellas, on est parfaitement dans le style. Une fois de plus les collectionneurs se rabattent sur les EP’s français quand ils existent et qui permettent d’avoir un visuel des artistes. C’est d’ailleurs dans ce sens-là un pièce unique, car il n’existe pas d’albums d’époque aux USA ou de singles avec pochette illustrée. La publication française est d’ailleurs la seule éditée par Vogue. Et pour couronner le tout, c’est très difficile d’en dénicher une copie. Alors si jamais vous en trouvez une copie aux puces pour 5 euros, profitez-en !

Candy & The Kisses – Vogue  INT. 18007, publié en 1965, meilleure enchère sur Ebay 451 euros

Smokey’s Joe

Let Love Win

Keep On Searchin’

Together

Documents Black Women

Durant la même époque, d’autres ensembles noirs féminins un peu oubliés aujourd’hui. Mais dans certains cas, leurs chansons sont beaucoup plus connues reprises par d’autres,

The Donays – Devil In His Heart

The Orlons – Don’T Throw Your Love Away

The CIinderellas – Baby Baby

The Ribbons – Ain’t Gonna Kiss Ya

The Cookies – Chains

Visites au musée du Boss

Au cours de mes longues pérégrinations musicales, mon attention a été attirée par des milliers d’artistes. Certains m’ont laissé quelques souvenirs, d’autres pas. Pour les premiers, cela ne se limitait pas à une seule chanson, quelques unes pour les uns à des dizaines pour les autres. En me limitant à quatre chansons, en général mes préférées, je vais vous présenter ce qui pourrait constituer mon musée musical. Je donne la préférence à des artistes qui ne sont pas forcément très connus par les foules. Mon blog se veut aussi didacticiel et essaye de vous faire découvrir les immenses richesses de la musique.

Si vous aimez le chocolat et les montres, alors Chocolate Watch Band est ce qu’il vous faut pout flirter avec le psychédélique…

Let’s Talk About Girls

Are You Gonna Be There

Expo 2000

Gossamer Wings

Ils existent aussi…

Des artistes et des titres qui n’ont jamais figuré à la une des médias d’un temps ou d’un autre. Et pourtant ils peuvent être intéressants, certains le pensent et j’en fait peut-être partie.

Malvina Reynolds – I Don’t Mind Failing

Carolyn Hester – I’ll Fly Away

Theodore Bikel – Blow The Candles Out

En passant

Dimanche en quelques manches de printemps (12)

Deux musiques pour s’éveiller au Cap-Vert

Cesária Evora – Sangue De Beirona

Teofilo Chantre – Tchoro Di Guiné

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Llorando Se Fue

Un scandale musical en 1989. A l’initiative de producteurs français le groupe Kaoma enregistre en portugais sous le titre « Lambada », une chanson qui devient un succès énorme. C’est le plagiat d’un air enregistré en 1982 sous le titre « Llorando Se Fue » par le groupe bolivien Los Kjardas et en espagnol. Un procès remettra l’église au milieu du village. La version de Kaoma restera bien plus populaire, mais on peut préférer l’original bien plus authentique.

Los Kjarkas, version originale 1982

La reprise de Koama devenu « Lambada », 1989

Rétroviseur

Il y a 41 ans en 1982, vers la mi-juin, ces chansons squattaient le hit parade américain ou anglais, et pour certaines envahir la France.

Toto – Rosanna

Paul McCartney & Stevie Wonder – Ebony And Ivory

Asia – Heat Of The Moment 

Karla Bonoff – Personally

Juice Newton – Love’s Been A Little Bit Hard On Me 

On les entend jamais

Pour la quasi totalité des artistes, les discographies sont parsemées de titres que l’on n’entend jamais, seules les écoutes privées peuvent quelque peu renverser la tendance. Il y a pourtant des choses plaisantes, intéressantes, voire même géniales. Partons à la découverte des ces spécialités dans un joyeux mélange de style…

Des artistes plus ou moins connus et des titres de leur répertoire plus ou moins oubliés, toutes époques

Bobby Fuller Four – Little Annie Lou

Roy Orbison – Ride Away

The Brigands – (Would I Still Be) Her Big Man

Mitch Ryder & The Detroit Wheels – One Grain Of Sand

Jimmy Conwell – Cigarette Ashes

Des trucs originaux

Une chanson dans une langue quelconque, bien sûr une reprise d’un autre artiste anglophone plutôt ou moins connu. Retrouver l’artiste original. Facile pour moi, mais pour vous ? Entre facile et un peu plus difficile.

1) Noël Deschamps – A Six Heures C’est Fini

2) Palito Ortega – Un PoquitoTu, Otro Yo

3) Pascal Zabé – Les Lunettes

4) I Profeti – Sole Nero

5) Vicky Leandros – Sagt Mir, Wo Ist Mein Boy

Solutions – 1) The Vogues / Five O’Clock World // 2) Monkees / A Little Bit Me A Little Bit You // 3) John Fred & Playboy Band / Judy In Disguise // 4) Them / Call My Name // 5) Bee Gees / New York Mining Disaster 1941

Gros Plan France Gall Période Philips

Parmi les quelques chanteuses yéyé pour lesquelles je peux avoir une certaine admiration, France Gall y figure en bonne place. Ce charmant petit bout de femme a quelques atouts, le moindre n’est pas sa voix. Contrairement à pas mal de ses rivales, son répertoire est surtout composé de chansons originales, pas de reprises. Elle a du monde pour l’aider, son père, Joe Dassin, et surtout Serge Giansbourg. Ce dernier a toujours été un compositeur exceptionnel, tant au niveau de la musique que des paroles. Celles qu’il a écrites pour elle sont peu moins idiotes que la moyenne, les histoires d’idoles, les poupées de cire et surtout cette chanson un rien érotique parlant de sucettes au nez et à la barbe de la censure. Musicalement c’est du solide avec même quelques petites incursions dans le jazz où elle semble même exceller vocalement. Même si cela confine à la variété, c’est quand même fait avec une certaine classe qui peut rivaliser avec les productions anglaises. Il y a aussi des fautes de goût, comme le célèbre « Sacré Charlemagne » chanson destinée aux enfants et quelle ne voulait pas enregistrer. A partir de 1968, sa carrière marque le pas, mais elle a aussi une excuse, elle mène deux carrières de front car elle est pratiquement un star en Allemagne. Elle rebondira plus tard, j’ai essayé de m’accrocher à ce retour, mais j’ai assez vite abandonné, une certaine magie n’était plus présente. J’ai fait une sélection de titres de cette période Philips, à minima toutes celles que j’aime sont présentes.

Pense A Moi (1963)

N’écoute Pas Les Idoles (1964)

Jazz A Gogo (1964)

Laisse Tomber Les Filles (1964)

Les Rubans Et La Fleur (1964)

Poupée De Cire Poupée De Son (1965)

Attends Ou Va-t’en (1965)

Le Temps De La Rentrée (1966)

Nous Ne Sommes Pas Des Anges (1966)

Les Sucettes (1966)

Ca Me Fait Rire (1966)

Bebé Requin (1967)

Chanson Indienne (1968)

Le Temps Du Tempo (1968)

Rue De L’Abricot (1969)

Séquence humour

Extrait de « Zazie dans le métro »

Partis rejoindre les étoiles

Jack Lee (1952 – 2023)

Compositeur américain, membres de Nervesa. Il notamment composé des succès pour Paul Young et Blondie, qui reprit avec plus de succès, un titre qu’il avait enregistré avec les Nerves.

Paul Young – Come Back and Stay

Blondie – Hanging On The Telephone

The Nerves – When You Find Out