En passant

Dimanche en quelques manches de printemps (3)

Les Searchers dans des titres inhabituels

Let’s Stomp

Sweet Little Sixteen

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

C’est une des deux chansons des Zombies au destin éternel. La première en 1964, « She’s Not There », lança le groupe sur la voix du succès. Un succès qui s’effrita assez vite remettant en cause l’existence du groupe qui se sépara en fin 1967. Leur cadeau d’adieu consiste en un grand album « Odessey And Oracle » sur lequel figure le titre qui nous intéresse « Time Of The Season ». Publié par CBS en 1968, l’album ne décolle pas, malgré des extraits publiés en singles. Une bonne année plus tard, par une sorte de miracle, un de ces extraits contenant le fameux titre commence une carrière dans les charts américains et se hisse aux premières places. Il deviendra un hit international partout sauf en Angleterre. Les Zombies se contenteront de regarder le spectacle et ne se reforment pas, il faudra attendre une vingtaine d’années pour cela. Il a maintenant son brin d’éternité.

Version originale, The Zombies (1967)

Rock & Roll Hall of Fame nomination en 2019. Les Zombies originaux presque au complet, sans le guitariste Paul Atkinson décédé en 2004

Un choix parmi d’autres…

Johnny Sandon & The Remo Four – Lies (1963)

The Cougars – Fly-By-Nite (1963)

Johnny Burnette  – Touch Me  (1957)

Shocking Blue – California Here I Come (1970)

Adam Faith – Someone’s Taken Maria Away (1965)

C’est l’heure de la sieste…

La musique c’est aussi ça…

On l’oublie un peu, mais Sacha Distel fut aussi un talentueux guitariste. En plus c’était on mec très sympathique, pas seulement sur scène mais aussi dans les coulisses.

Honeysuckle Rose avec Stéphane Grappelli.

Asturias, Aranruez à la tv

Ma Première Guitare, live tv

Tony Rivers (1940 – 2026)

Chanteur anglais issu de la mouvance de la Beatlemania avec son groupe The Castawys. Il fonda ensuite Harmony Grass, groupe qui eut un succès modéré à la fin des sixties. Il travailla ensuite comme vocaliste avec des grands noms de la pop comme les Who, Pink Floyd, Cliff Richard, Shakin’s Stevens. Même si sa discographie ne fit jamais de lui une vedette à part entière, son nom est très connu des spécialistes.

Tony Rivers And The Castaways – I Can Guarantee You Love (1968)

Harmony Grass – Move In A Little Closer Baby (1968)

En passant

Voyage début de siècle (44)

Cécile de Rodt (1855 – 1929) est une voyageuse suisse qui entreprit un tour du monde en 1901. A cette époque, le monde peut sembler encore quelque chose d’un peu mystérieux d’autant plus que certains pays sont géographiquement très lointains. Ce n’est pas une aventurière, elle ne va pas se battre contre les Indiens, mais plutôt jouer à la touriste. A la suite de son voyage paraitra un livre publiée en 1904 qui contient des centaines de photos. De quoi se faire une idée de ce à quoi ressemblait le monde au début du 20ème siècle.

Suite des péripéties et encore des moyens de transports locaux très surprenants.

Jusqu’ici l’excursion n’a été que jouissance. La descente, par un sentier pierreux où je risque à chaque instant de me casser la tête en glissant sur mes semelles non ferrées, me rappelle une fois de plus qu’il n’y a pas de plaisir sans peine.
Un peu avant d’arriver à Atami, je vis, à gauche de la route, un bosquet sacré de camphriers. Sur les bords d’un clair ruisseau qui arrose le tapis de fougères du sanctuaire, croît, en abondance, une fleur que je ne connaissais pas, mais que je revis dans les environs de Kioto, la cicoria radiata qui, séchée, est employée en guise de thé, si je ne me trompe. C’est une plante tuberculeuse dont la haute tige épaisse et charnue porte de huit à neuf belles corolles d’un rouge ardent à longues étamines et réunies en ombrelle. La forme, la grandeur de la plante et le nombre de ses fleurs me rappellent vivement notre agapanthe bleu. Je n’ai pas vu ses feuilles qui n’apparaissent qu’après la floraison. En cueillant une des fleurs, un beau serpent au corps chatoyant brun et or, à tête verte, glissa sous ma main.
Fatiguée et souffrant de la chaleur, j’arrivai à midi à Atami, où l’hôtel Higuchi m’offrit tout le confort européen.
Atami, station d’hiver très fréquentée, abritée contre le vent du nord par un rempart de vertes montagnes, se trouve au bord d’une crique en forme de faucille. En fait de curiosité naturelle, elle possède un geyser dont l’eau jaillit régulièrement toutes les quatre heures. Ce phénomène dure de quarante à cinquante minutes. Les vapeurs qu’il exhale sont riches en sels et en soufre; aussi les autorités de l’endroit en ont-elles tiré parti pour la guérison de plusieurs maladies. On a élevé autour du geyser une paroi percée à hauteur de tête d’ouvertures par lesquelles les vapeurs s’échappent, A l’heure de l’éruption, on peut voir une quantité de personnes souffrant des poumons ou du larynx, installées autour de l’enceinte, inhaler les émanations bienfaisantes. Cure simple et peu coûteuse!
Atami vit en grande partie du produit de la pêche. Au bord de la mer, des champs entiers sont couverts de poissons qui sèchent. Sur des échafaudages élevés, des seiches peu appétissantes se balancent, masse noirâtre, visqueuse, dégoûtante. On pêche surtout le matin et le soir. La nuit, le port s’illumine à l’infini, donnant, de l’hôtel qui domine la mer, avec la multitude de sampang garnis de lanternes de toutes couleurs, l’illusion d’une ville lacustre brillamment éclairée.


Je dus faire usage d’un moyen de locomotion tout nouveau pour moi, le tramway des coolies. A Atami, on ne me chanta pas les louanges de cette institution; on m’avertit, au contraire, qu’on y risquait sa peau et que la police allait l’abolir. Mais je ne pouvais me dispenser d’aller à Kozu reprendre, le bagage que j’y avais laissé. Et comme je ne me souciais nullement de faire une seconde fois le Col des dix provinces, je confiai ma personne à la suspecte patache.
Le lendemain de bon matin, en voyant les voitures – en miniature soi-disant à quatre places, je jugeai bon de prendre deux billets. Mes compagnons de voyage, une vieille Japonaise avec sa fillette et un jeune homme, se plient en deux pour faire leurs révérences qui ne seraient déplacées dans aucune Cour, tant elles sont profondes et cérémonieuses. Cela retarde encore notre départ. Le nec plus ultra de la politesse dans ces salutations est certain sifflement que l’on produit en aspirant fortement l’air par le nez.
Nous avions à faire un trajet de quatre heures. A la montée, les huit coolies poussent de toutes leurs forces le véhicule qui roule sur des rails. Le chemin offre des coups d’œil splendides sur la mer moirée de bleu et d’argent étendue à nos pieds, sur des îles et des baies qui se renouvellent à mesure que nous nous élevons. Nous atteignons le point culminant. Ici commence la dégringolade. Les coolies grimpent tous sur la voiture qui, lourdement chargée, sans guide et sans frein, se met à dévaler avec une vitesse effrayante le sentier étroit et abrupt de la montagne. Emporté dans une course endiablée, on ne voit plus rien, on n’entend pas le son de sa propre voix et l’on se demande comment cela finira. C’est une manière de voyager que je ne recommande pas aux personnes nerveuses. Tout alla bien cependant et le tramway nous déposa sains et saufs à Odawara. Seule Européenne de notre train de cinq voitures, j’eus le privilège, que j’appréciai fort peu, d’être le point de mire de la population d’Odawara; elle me poursuivit jusque dans la maison de thé, m’accompagna au guichet et ne me quitta que lorsqu’elle me vit monter dans le tramway électrique.

Le Fujiyama

A suivre

Sources : Wikipédia, B.N.F, DP