En passant

Inventaire musical à la Prévert (147)

Voici venir l’été et les vacances. Pour souffler un peu, le blog tournera au ralenti et selon humeur pendant quelques semaines. En principe, vous retrouverez les rubriques habituelles aux jours concernés, sauf que les articles seront probablement un peu moins fournis, mais c’est optionnel et encore une fois selon humeur. Bonnes vacances à ceux qui en prennent et restez fidèles aux bas nylons et à la musique.

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

The Supremes – A Bit Of Liverpool

Un des aspects de la domination du monde musical par les Anglais durant la première moitié des sixties, fut de battre les Américains avec leurs propres armes. Bien des chansons empruntées à des artistes américains plus ou moins célèbres, devinrent des succès ou des titres connus à travers les interprétations enregistrées par les artistes anglais. Non seulement, ils piquent des titres aux Ricains, mais ils envahissent le hit parade américain. Les Searchers sont presque des maîtres en la matière, trois de leurs no 1 anglais sont des reprises d’artistes américains, sans compter les succès à peine moins bien classés. Non seulement les Américains servent d’inspiration, mais le territoire est envahi par les formations anglaises. Des groupes comme Dave Clark Five ou Herman’s Hermits ont plus de succès aux States que chez eux.
Cet album des Supremes est un peu une réponse teintée d’admiration à cette invasion. on pourrait presque dire les Supremes chantent les Beatles. Ils sont présents cinq fois à titre de compositeurs, en plus par un titre qu’ils ont refusé « How Do You Do It » et une reprise américaine, depuis les Miracles, qui fait partie de leur discographie « You’ve Really Got A Hold On Me ». Autre titre bien américain « Do You Love Me » des Contours, un no 1 anglais pour Brian Poole et les Tremeloes. Le reste se partage entre Gerry et les Pacemakers (le titre refusé par les Beatles), les Animals, Dave Clark Five deux fois. En somme, on imite les Anglais à la sauce Motown avec la voix de Diana Ross.

Artiste : The Supremes
Titre : A Bit Of Liverpool
Genre : Beat, soul
Label : Motown
No Catalogue : MT 623
Pays : France, 1964

Meilleure enchère sur Ebay : 163 euros,
Note : Le disque a été publié dans plusieurs pays. Dans certains d’entre eux, il est titré « With Love (From Us To You ». En France seul le titre « You Can’t Do That* fut inclus sur un EP des Supremes en 1965.

How Do You Do It

A Hard Days Night

House Of The Rising Sun

A Hard Days Night

Because

You’ve Really Got A Hold On Me

You Can’t Do That

Do You Love Me

Can’t Buy Me Love

I Want To Hold Your Hand

Bits And Pieces

Supremes Beatles en clip

Eight Days A Week, un titre ne figurant pas sur l’album

I Feel FIne, un titre ne figurant pas sur l’album

You Can’t Do That, Shindig 1965

Collectors Made In France

The Crew Cuts EP

Les Crew Cuts furent un groupe canadien qui connut un bon succès dans les années 50, leur plus célèbre titre « Sh Boom » fut numéro un au Canada et aux USA en 1954. Il ne sont pas les créateurs de ce titre dont la paternité revient à un groupe noir, le Chords. Comme c’était assez souvent le cas à l’époque, les Blancs allaient chercher dans le répertoire noir de titres qui devenaient parfois des succès et qui immortalisaient leurs versions dans la mémoire collective. Elvis Presley et Bill Haley n’échappent pas à cette manière de marquer des points. Le style des Crew Cuts appartient au doo wop et un r&b blanchi. La réputation du titre « Sh Boom » fut telle que l’on décida de le publier en France, c’est même un des premier du genre a être édité ici. Je me demande aussi si la chanson n’est pas inspirée du « Boum » de Charles Trenet qui était aussi très populaire aux USA, on ne peut pas dénier une légère ressemblance entre les deux chansons. Bien que d’une valeur assez modeste, c’est un disque plutôt rare.

The Crew Cuts – Mercury  MEP 14149, publié en 1954, meilleure enchère sur Ebay 24 euros

Sh-Boom

I Spoke Too Soon

Stomp And Whistle

Crazy ‘Bout Ya Baby

Documents : Plus Noir que Blanc

Cinq chansons connues qui furent créées par des Noirs mais bien plus connues par les interprétations des Blancs.

Joe Turner – Shake, Rattle and Roll (1954)

Arthur Crudup – That’s All Right Mama (1946)

Big Mama Thornton – Hound Dog (1952)

The Top Notes – Twist And Shout (1961)

Arthur Gunter – Baby Let’s Play House (1954)

Visites au musée du Boss

Au cours de mes longues pérégrinations musicales, mon attention a été attirée par des milliers d’artistes. Certains m’ont laissé quelques souvenirs, d’autres pas. Pour les premiers, cela ne se limitait pas à une seule chanson, quelques unes pour les uns à des dizaines pour les autres. En me limitant à quatre chansons, en général mes préférées, je vais vous présenter ce qui pourrait constituer mon musée musical. Je donne la préférence à des artistes qui ne sont pas forcément très connus par les foules. Mon blog se veut aussi didacticiel et essaye de vous faire découvrir les immenses richesses de la musique.

Cops ‘n’ Robbers venus d’Angleterre

St. James Infirmary

You’ll Never Do It Baby

I’ve Found Out

There’s Gotta Be A Reason

Ils existent aussi…

Des artistes et des titres qui n’ont jamais figuré à la une des médias d’un temps ou d’un autre. Et pourtant ils peuvent être intéressants, certains le pensent et j’en fait peut-être partie.

Ana Popovic – Ana’s Shuffle

Chantel McGregor – Help Me 

Rachelle Van Zanten – Don’t Leave Me Here

En passant

Dimanche en quelques manches d’été (2)

Voici venir l’été et les vacances. Pour souffler un peu, le blog tournera au ralenti et selon humeur pendant quelques semaines. En principe, vous retrouverez les rubriques habituelles aux jours concernés, sauf que les articles seront probablement un peu moins fournis, mais c’est optionnel et encore une fois selon humeur. Bonnes vacances à ceux qui en prennent et restez fidèles aux bas nylons et à la musique.

Deux musiques pour s’éveiller en valsant

Shostakovich – Jazz Suite, Valse No 2 (extrait de film)

Khachaturian – Mascarade

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Only You

Le titre le plus immortel des Platters. C’est la deuxième version enregistrée par le groupe. La première fut enregistrée l’année précédente pour un autre label, le directeur refusa de la sortir car il trouvait la chanson trop mauvaise. Il y a des coups de pieds au cul qui se perdent. C’est le genre de chanson dont on peut dire qu’aucune version n’égale l’originale, ce sera toujours celle des Platters dont on se souviendra. En musique, il y a des choses que les Noirs font mieux que d’autres.

Les Platters, version originale, 1955

La reprise de Louis Armstrong, 1955

Rétroviseur

Il y a 39 ans en 1984, vers le début juillet, ces chansons squattaient le hit parade américain ou anglais, et pour certaines envahir la France.

Prince & The Revolution – When Doves Cry

Bruce Springsteen – Dancing In The Dark 

ZZ Top – Legs

Duran Duran – The Reflex 

Ray Parker Jr. – Ghostbusters 

On les entend jamais

Pour la quasi totalité des artistes, les discographies sont parsemées de titres que l’on n’entend jamais, seules les écoutes privées peuvent quelque peu renverser la tendance. Il y a pourtant des choses plaisantes, intéressantes, voire même géniales. Partons à la découverte des ces spécialités dans un joyeux mélange de style…

Des artistes plus ou moins connus et des titres de leur répertoire plus ou moins oubliés, toutes époques

Crytalline – A House is Not a Motel

The Incredible String Band – No Sleep Blues

Steamhammer – Windmill

May Blitz – I Don’t Know?

Zior – Suspended Animation

Des trucs originaux

Une chanson dans une langue quelconque, bien sûr une reprise d’un autre artiste anglophone plutôt ou moins connu. Retrouver l’artiste original. Facile pour moi, mais pour vous ? Entre facile et un peu plus difficile.

1) Blehárová – Tak nevim

2) Los Hitters – Un Hombre Respetable

3) Richard Anthony – Ce papillon Qui Vole

4) Markku Aro – Painan Pään

5) Metronom – Stosedmkrát

Solutions – 1) Petula Clark / My Love // 2) The Kinks / A Well Respected Man // 3) Bob Lind / Elusive Butterfly // 4) The Yardbirds / Still I’m Sad // 5) The Hollies / Sorry Suzanne

Gros Plan Moody Blues
Première époque

Ceux qui connaissent les Moody Blues savent que leur carrière se divise en deux parties très distinctes, la première basée sur le r’n’b et les influences noires, la seconde bien plus sophistiquée musicalement. J’aime les deux périodes et par la force des choses, j’ai commencé par la première en 1965. C’est celle-ci, la période qui comprend en grande partie Denny Laine (plus tard avec les Wings de Paul McCartney) au chant et à la guitare, que nous allons explorer. A partir de 1967, il sera remplacé par Justin Hayward qui sera un des moteurs de la transition vers les nouveaux horizons musicaux, ceux pour lesquels ils sont encore glorifiés aujourd’hui.

Steal Your Heart Away (1964)

Go Now (1964)

Bye Bye Bird (1965)

From The Bottom Of My Heart (1965)

And My Baby’s Gone (1965)

Stop (1965)

I Don’t Want to Go on Without You (1965)

It Ain’t Necessarily So (1966)

Boulevard De La Madelaine (1966)

This Is My House (1966)

Fly Me High (1967)

Leave This Man Alone (1967)

Hey Bo Diddley, live UK (1965)

I’ll Go Crazy, clip en playback France (1965)

Bye Bye Bird, clip vrai live France (1966)

Vrai live au casino de Deauville, avec I Really Haven’t Got The Time – Life’s Not Life – Bye Bye Bird (1966)

Séquence humour

Jean Yanne – Le Légionnaire

Partis rejoindre les étoiles

Jack Mahramas (1940 – 2023)

Il fut un membre des Four Coins, quatuor vocal américain originaire de Pennsylvanie, surtout populaire dans la seconde moitié des fifties. Le futur célèbre Bobby Vinton (Blue Velvet) fit partie d’une des moutures du groupe à ses débuts.

A Broken Promise

First In Line, reprise d’un titre de Presley figurant sur son premierl album