Quelques obscurités et occasions

Pour chaque rubrique musicale que je fais, il faut que je trouve un fil conducteur. Pour celui-ci, il n’est pas très apparent et vous aurez de la peine à le trouver. Alors je vais vous aider. Tous les trucs proposés sont des trouvailles que j’ai faites dans les bacs de soldes, il y a au moins 50 ans. Le plus cher ne m’a pas coûté plus de 5 francs d’alors pour un 33 tours ou 1 ou 2 francs pour un 45 tours.

Cela doit remonter en septembre 1967, lors d’une fête locale. Il y avait un marchand ambulant qui avait quelques disques dont un album italien d’un groupe anglais nommé Doc Thomas Group. Je ne sais pas où il avait déniché ce truc, mais il le vendait pour quelques francs. Alors, hein. J’aimais bien cette reprise « Harlem Shuffle » que l’on trouve sur cet album, que j’ai d’ailleurs toujours et qui vaut pas mal d’argent maintenant.

Sur un EP Decca paru en France en 1963 partagé en the Chucks et Jimmy Powell, il y avait cette charmante ballade, assez intéressante pour être reprise en français pas Cathie Arel (Allongés Sur La Plage).

Sur un album compilation dédié au label Star-Club, il y avait cette jolie reprise de « Remenber » des Shangri-Las, jouée par les German Bonds. Je ne m’imaginais pas alors que j’allais passer quelques 35 ans plus tard un superbe soirée avec le batteur de ce groupe. Tout arrive.

Pour 50 centimes, je m’en souvien très bien, j’avais trouvé ce 45 tours des Lords avec « Shakin’ All Over » sur l’autre face. Reprise du folk américain et d’un histoire de sept jonquilles.

Cet EP Vogue des Motions, groupe hollandais, futur Shocking Blue.

Cet EP assez rare de Mike Shannon après son départ des Chats Sauvages.

Ca c’est suisse et c’est bon, et j’écoute encore, il doit être bien amorti.

De même pour celui-ci, une reprise d’une obscurité des Everly Brothers.

En vacances, j’avais mis la main sur cet EP des Spotnicks publié chez Président, un titre vocal que j’aimais bien. Il existe en deux versions, celle-ci est la meilleure.

Evidemment les Chaussettes Noires sans Eddy Mitchell, cela se vendait moins bien, mais dans les occasions j’ai trouvé cette version assez bizarre et pas mal du tout de « Misirlou » de Dick Dale.

La chose instrumentale m’a toujours intéressée, alors je ne me privais pas de mettre la main sur tout ce je trouvais dans le style. Comme ce superbe titre des Fingers.

Le même jour où j’ai trouvé le premier de la liste, j’ai trouvé aussi celui-ci. Le fameux Hector, un ancêtre de la musique bien bien déconnante en France, sur une adaptation d’Otis Redding, chante pour ses godasses. Aussi une belle pièce de collection.

Ils étaient jeunes et presque tous beaux

C’est toujours assez étonnant ce que l’on peut trouver sur Youtube. A ce point de vue c’est une sacrée démocratisation de la musique. Des trucs que l’on aurait jamais vus autrement, enfouis dans des greniers inaccessibles. J’en ai sélectionnées quelques uns dont je ne peux pas trop dire que je les connaissais déjà en vidéo. Bon amusement!

Les Zephyrs, un rare mais très court footage du groupe interprétant une version assez intéressante de « I Can Tell » de Bo Diddley en 1964. Le guitariste soliste du groupe n’est autre que Jerry Donahue, qui plus tard joua avec Fairport Convention, et surtout au tournant des années 70, il fut le guitariste d’Hallyday. Il remplacera pour un temps Gypie Mayo au sein des Yardbirds vers 2006.

Assez rare, un clip des Shadows qui vocalisent, 1966.

Un document assez exceptionnel. Un instrumental joué par les Outlaws en 1963. Ce groupe accompagnait notamment Mike Berry, mais c’est aussi les débuts de Ritchie Blackmore, tout à  gauche sur le clip.

Les Swinging Blue Jeans et un commentateur un peu trop bavard sur un playback de « Long Tall Sally », 1964.

Les Moody Blues et un de leurs titres parmi les pas trop connus, 1966.

Les Searchers en 1965 et un des rares titres qui est une composition maison.

Gerry and the Pacemakers, en 1966 et en nette perte de vitesse, eux qui faisaient presque la pige aux Beatles deux avant, dans un titre popularisé par les Happenings aux USA.

Les Hollies en 1968, frisent un peu le psychédélique à l’anglaise.

La petite Lulu, dommage elle avait l’étoffe d’une grande chanteuse, mais on lui a sans doute imposé un répertoire plutôt bête. Une exception de 1966 avec un standard connu.

The Migil Five n’a eu qu’un tube repris en France par Claude François (La Ferme Du Bonheur). Ici en 1964 dans un morceau ska avant l’heure.

Un clip avec le Spencer Davis Group et un de leurs trucs dont ils avaient l’habitude ne nous abreuver, pour notre plus grand plaisir.

Ah j’ai un souvenir sympa avec lui

Cela ressemble à ce qu’on pourrait appeler un supergroupe, Gene Pitney, Johnny O’Keefe, Brain Poole, Gerry Marsden et Dusty Springfield dans une chanson bien connue, 1964.

Billy J Kramer & Dakotas dans un titre qui échappe un peu à la routine et surtout accompagné à la guitare par le fameux Mick Green, 1965.

Un musicien au répertoire assez intéressant, Georgie Fame, 1966.

Marty Wilde, le père de Kim, oui oui, cherche de l’argent en 1964.