En passant

Dimanche en quelques manches d’hiver (7)

Deux musiques pour débuter avec les yéyés

José Salcy – Je Suis Né Pour Pleurer

Françoise Hardy – Le Temps De L’amour

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Susie-Q

Sans doute l’une des plus belle chansons de l’histoire du rock and roll. Dale Hawkins (1936 – 2010) est un cousin du plus célèbre Ronnie Hawkins. Il fut aussi un des rares blancs à enregistrer pour l’écurie Chess, largement dominée par les artistes noirs. Sa fameuse chanson est presque plus célèbre que lui. En écoutant ce titre dans la version des Rolling Stones ou Creedence Clearwater Revivalpar exemple, bien peu sont capables d’en citer le créateur. C’est pourtant à lui qu’en revient tout le mérite.

Dale Hawkins, version originale, 1957

La reprise de Creedence Clearwater Revival, 1968

On les entend jamais

Pour la quasi totalité des artistes, les discographies sont parsemées de titres que l’on n’entend jamais, seules les écoutes privées peuvent quelque peu renverser la tendance. Il y a pourtant des choses plaisantes, intéressantes, voire même géniales. Partons à la découverte des ces spécialités dans un joyeux mélange de style…

Des artistes plus ou moins connus et des titres de leur répertoire plus ou moins oubliés, toutes époques.

Des standards du blues dans des reprises un peu oubliées

CCS – Boom Boom

Dr. Feelgood – Checking Up On My Baby

Steppenwof – Hoochie Coochie Man

Duffy Power – Help Me

The Spencer Davis Group – Dimples

Jeff Beck Tribute 2023, une sacrée brochette de célébrités

Strictement Folk Americain III

Le folk américain est un joyeux mélange de tous les styles de musiques folkloriques importés par ceux qui firent la conquête du pays. Il est principalement d’obédience anglo-saxonne, mais nul doute que les baladins qui firent son histoire n’étaient pas insensibles à des musiques venues d’ailleurs et les incorporèrent à leur manière dans les chansons. Certains airs peuvent remonter à l’époque médiévale, tandis que d’autres furent composés par des folkeux anonymes. Il arriva que des airs traditionnels connaissent un revival via des arrangements modernes. Des chansons comme « J’entends Siffler Le Train » ou « Le Pénitencier » viennent des cette tradition folk américaine. J’ai choisi des interprétations qui avoisinent un style proche de la tradition.

Ric Hill – Follow the Drinking Gourd
Chanson sur l’approche de l’abolition de l’esclavage.

Mahalia Jackson – Steal Away
Certains gospels font partie intégrante du folk américain.

The Highwaymen – Michael, Row The Boat Ashore
Un gospel à l’origine amplement repris par les artistes blancs, c’est un des chansons du folk américain connue internationalement.

Hoyt Axton – Ashville Junction Swananoah Tunnel
Cette chanson parle d’une histoire réelle, celle de prisonniers noirs qui furent forcés de percer un tunnel ferroviaire de 560 mètres près de Ashville en Caroline du Nord vers 1877. Il y en eut 3000 dont on estime que 300 moururent au travail pour diverses raisons, principalement l’épuisement et la maladie.

Frankie Rodgers – The Devils Dream
Instrumental dans le style bluegrass dont l’origine remonte au 19ème siècle.

Partis rejoindre les étoiles

Paul Brett (1947- 2024)

Comme guitariste, il fit partie ou collabora avec de nombreux artistes, The Strawbs, The Overlanders, Crazy World of Arthur Brown, Elmer Gantry’s Velvet Opera. Avec son groupe Paul Brett Sage, il connut un certain succès via la chanson « 3d Mona Lisa ».

3d Mona Lisa

The Sun Died

Wayne Kramer (1948 – 2024)

Guitariste avec Fred « Sonic » Smith des légendaires MC5, un groupe extrêmement politisé et tout autant remuant. Un beau souvenir pour moi qui ai eu l’occasion de les interviewer en 2004. Le seul survivant reste le batteur Dennis Thompson.

 Ramblin Rose / Kick Out The Jams / Looking At You, live 1970 

Wayne Kramer donne des leçons de guitare « MC5 »

Barrett Strong (1941 – 2024)

Chanteur et compositeur, il est à l’origine du premier tube de la Tamla Motown « Money », une chanson qui a fait plusieurs fois le tour du monde. Plusieurs de ses compositions furent des tubes pour d’autres interprètes.

Money

I Heard It Through The Grapevine, comme compositeur avec Norman Whitfield pour Marvin Gaye

En passant

Inventaire musical à la Prévert (175)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Leonard Cohen, LP USA 1968

La première fois que j’ai vu et entendu Leonard Cohen, c’était à la télévision et il chantait « Suzanne ». Je pense être parmi les milliers de spectateurs qui furent pour le moins conquis, car c’était une découverte et il n’était pas encore très connu. Maintenant il n’est plus besoin de présenter ce Canadien qui est un peu magicien tout en étant poète, il fait presque l’unanimité parmi les publics de tous âges. J’ai toujours un peu balancé entre deux chanteurs poètes, oui l’un est Cohen et l’autre est Tim Buckley, le premier pour l’art plutôt brut de ses chansons, le second pour sa voix et son style un peu plus électrique, là je parle des instruments. Il sont charmeurs tous les deux, l’un est mort il y a longtemps, l’autre plus récemment, mais ils ont mis le pied dans l’éternité.
Bien entendu, il existe aussi en parallèle de l’artiste, un autre monde avec des collectionneurs qui cherchent un peu leur Nirvana. L’édition américaine en mono de son premier album semble les intéresser particulièrement.

Artiste : Leonard Cohen
Titre : Songs Of
Genre : folk, pop
Label : Columbia
No Catalogue : CL 2733 mono; CS 9533 stéréo
Pays : France, 1968
Meilleure enchère sur Ebay : 421 euros.

Note: publié quasi mondialement

Suzanne

Master Song

Winter Lady

The Stranger Song

Sisters Of Mercy

So Long, Marianne

Hey, That’s No Way To Say Goodbye

Stories Of The Street

Teachers

One Of Us Cannot Be Wrong

Leonard Cohen Documents

The Partisan, live 2008

Lover Lover Lover, live 2013

Ce n’est pas un habitué des reprises, mais…

Collectors d’un peu partout

The Swinging Blue Jeans, EP Allemagne

The Swinging Blue Jeans – EP Allemagne – Electrola E 41 633, Allemagne, publié en 1964, meilleure enchère sur Ebay 262 euros.

Les Swinging Blue Jeans eurent une renommé aussi grande que brève en 1964 pour ce qui est de l’Angleterre. Mais il eurent un certain succès dans d’autres pays. Il en résulta des éditions qui sont sensiblement différentes de la discographie anglaise. L’Allemagne où EMI publia un album live qui est devenu un assez joli collector, également publié à l’identique au Danemark. Le Canada publia même en 1966 un album qui contient des titres qui ne furent pas publiés ailleurs, c’est un peu le Graal pour les collectionneurs, d’autant plus que cet album fut retiré assez rapidement du catalogue et les ventes ne furent pas énormes. La France publia aussi deux albums identiques en titres, mais avec une pochette différente, dont le second est intitulé « In Paris ». Encore une fois, la compilation des titres est particulière à la France.
Ici nous sommes sur un EP publié en Allemagne, le choix des titres est purement aléatoire. Il présente la reprise de deux standards du rock and roll avec deux titres composé par le guitariste rythmique Ray Ennis. Il est à souligner que les SBJ furent assez bons dans l’exercice des reprises, en réalité ils ne firent presque que cela. Le chanteur est vocalement parfait et le soliste Ralph Ellis sait toujours ajouter un petit quelque chose dans son jeu de guitare, ce n’est pas de la reprise au carbone.

Shake Rattle And Roll

It`s Too Late Now

Do You Know

Swinging Blue Jeans

You’re No Good, une de leurs bonnes reprises et aussi un succès, 1964

Documents – Musique etc…

Trois x succès américains de 1959 dont pas forcément tout le monde se rappelle.

The Fleetwoods – Mr Blue

The Impalas – Sorry

Dodie Stevens – Pink Shoe Laces

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai couté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

The Merseybeats – The Fortune Teller

The Zombies – Just Out Of Reach

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Demented Are Go – Be Bop A Lula