En passant

Inventaire musical à la Prévert (190)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Various – R&B: Rhythm & Blues

Ce fut un de mes premiers albums et il a une importance personnelle. Si la plupart des artistes qui y figurent ont aujourd’hui leur part de légende, à l’époque c’était presque des inconnus, encore plus en dehors de l’Angleterre. Ce genre de compilations permettait de mettre un pied dans la musique qui allait faire grincer les oreilles des parents. Un petit pas pour l’adolescent que j’étais et un grand pas pour mes futures écoutes et disques de collection.
Note : la version de « Not Fade Away » par Dave Berry qui figure sur cet album est différente de celle que l’on trouve dans la discographie habituelle. Je ne sais pas si c’est une erreur de Decca, ce qui est sûr c’est qu’elle est bien plus plaisante que l’autre. Toujours à propos de Dave Berry, je n’ai pas trouvé la version studio de « Diddley Daddy », alors j’ai mis celle en live qui figure sur l’album « At The Cavern », pas foncièrement très différente.

Artiste : Various
Titre : R&B
Genre : Blues & Rhythm & Blues

Label : Decca
No Catalogue :  LK.4616
Pays : UK, 1964
Meilleure enchère sur Ebay 95 euros.
Note: N’existe qu’en mono

Graham Bond Organization – Long Legged Baby

Collectors d’un peu partout

Billie Davis And The Leroys 45 tours UK

Billie Davis And The Leroys – Columbia DB 7346, UK, publié en 1964, meilleure enchère sur Ebay 368 euros.

Cette chanteuse assez populaire en Angleterre connut quelques succès à côté d’autres disques qui se firent plus discrets. Elle connut son premier succès au début 1963 avec une reprise de « Tell Him » des Exciters. Elle fut en son temps la petite amie de Jet Harris, le bassiste des Shadows, fait dont s’empara la presse à sensation car elle n’avait que 17 ans. Plutôt excellente vocaliste dans un style teinté de r’n’b, elle enregistra cette bonne reprise de « Whatcha Gonna Do » de Chuck Willis en 1964, accompagnée par les Leroys. Ce disque est devenu la pièce rare la plus recherchée de sa discographie, à coté d’autres publications qui intéressent aussi les collectionneurs.

Documents

Tell Him, live en 2016

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

Dale Hawkins – Susie-Q

Mothers Of Invention / Frank Zappa – Trouble Every Day

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Dominique A – La Fin D’un Monde

En passant

Dimanche en quelques manches de printemps (7)

Deux musiques pour débuter cool

Thaïlande

Florence

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Une des pièces de musique classique très facilement mémorisable. Composée par le Norvégien Edward Grieg, elle sert d’abord de musique pour le théâtre sous forme de suite. L’extrait intitulé « Dans l’antre du roi de la montagne », sous son nom anglicisé, servira de titre générique pour l’extrait concerné. L’oeuvre entière est jouée pour la première fois en 1876, mais l’extrait deviendra rapidement très populaire et est enregistré une première fois en 1905. Elle traverse les époques et figure également dans le film de Fritz Lang « M le maudit ». C’est l’air que sifflote l’assassin errant dans les rues à la recherche de ses victimes. Elle ne pouvait échapper au rock et le groupe anglais Nero & The Gladiators en fait la première version instrumentale du genre en 1961. Les Who en font une version plus pop en 1967 pour l’album « Sell Out » qui sera écartée de l’édition originale, mais sera publiée en 1995.

Version pop, Nero & The Gladiators, 1961

Version pop, les Who, 1967

On les entend jamais

Des artistes plus ou moins connus et des titres de leur répertoire plus ou moins oubliés, toutes époques.

UK sixties…

Gary Walker – You Don’t Love Me (1966)

Dorian Gray – I’ve Got You On My Mind (1968)

Wayne Fontana – The Words Of Bartholomew (1968)

The Spectrum – Portobello Road  (1967)

Simon Dupree and the Big Sound – Thinking About My Life (1968)

Oscar Clandot

Strictement Folk Americain XII

Le folk américain est un joyeux mélange de tous les styles de musiques folkloriques importés par ceux qui firent la conquête du pays. Il est principalement d’obédience anglo-saxonne, mais nul doute que les baladins qui firent son histoire n’étaient pas insensibles à des musiques venues d’ailleurs et les incorporèrent à leur manière dans les chansons. Certains airs peuvent remonter à l’époque médiévale, tandis que d’autres furent composés par des folkeux anonymes. Il arriva que des airs traditionnels connaissent un revival via des arrangements modernes. Des chansons comme « J’entends Siffler Le Train » ou « Le Pénitencier » viennent des cette tradition folk américaine. J’ai choisi des interprétations qui avoisinent un style proche de la tradition.

Peter Paul & Mary – Tell It On The Mountain
C’est à l’origine un gospel composé par un Noir au 19ème siècle. Elle acquit un élan définitif durant les sixties via Peter Paul & Mary. Un tube en France pour Marie Laforêt (Viens Sur La Montagne).

Bob Dylan – See That My Grave Is Kept Clean
Chanson mise en évidence par le bluesmen noir Blind Lemon Jefferson et popularisée dans une version blanchie par Bob Dylan sur son premier album. Il en existe aussi des reprises plus rock.

Sister Rosetta Tharpe – This Train
Une des nombreuses chanson qui parlent de train. Celle-ci a été adaptée dans différents styles. Ici c’est en blues, mais il est très facile de l’imaginer en pur folk blanc.

Pete Seeger – Where Have All the Flowers Gone?
Pete Seeger qui fut un glaneur de racines folk de toutes les provenances, s’inspira pour celle-ci des paroles d’une chanson cosaque sur une mélodie irlandaise. Une de ces chanson du folk américain connues dans le monde entier.

The Brothers Four – Greenfields
Voilà une chanson moderne qui est devenue un traditionnel du folk seulement depuis 1960, avant elle n’existait pas. On peut déjà lui donner une part d’éternité.

Partis rejoindre les étoiles

Dennis « Machine Gun » Thompson (1948 – 2024)

Batteur des légendaires MC5, dont il était le dernier survivant. Pour l’avoir approché, je peux dire que c’était un bonhomme très chaleureux et très simple. R.I.P. Dennis !

Motorcity Is Burning, live 1972

Looking At You, live 1970