Chansons à la loupe – Le Pénitencier – The House Of The Rising Sun

Cette chanson fit des ravages dans les années 60 et elle en fait encore aujourd’hui. C’est un chanson de folklore dont l’origine remonte probablement vers le milieu ou du 19ème siècle. Les paroles ont certainement changé au fil des ans. Dans les anciennes versions c’est une femme qui chante, une fille de joie qui retourne à la Nouvelle Orléans dans une maison qui se nomme « La maison du soleil levant », probablement une maison close. C’est le titre de la chanson en anglais. La version la plus connue enregistrée semble remonter avant 1930. Elle est présentée comme une chanson de folklore avec un simple accompagnement de guitare. Elle a figuré au répertoire de presque tous les grands chanteurs de folk, Woody Guthrie, Pete Seeger, Leadbelly, Joan Baez. De nombreux bluesmen l’ont aussi mise en évidence. Le renouveau de cette chanson est un peu dû à Bob Dylan qui le mit sur son premier album en 1962. Ce n’est pas encore la forme définitive, mais on s’en approche. Deux ans plus tard, le groupe anglais des Animals, grands admirateurs de Dylan avaient déjà travaillé une première chanson de lui, « Baby Let Me Follow You Down » qui avait fait l’objet de leur premier disque rebaptisé « Baby Let Me Take You Home ». Pour leur second disque ils décident de s’attaquer à « House Of The Rising Sun », qu’ils arrangent sous la forme que l’on connaît. Le disque ne faillit jamais sortir, car pour la maison de disques il était jugé trop long. Plus de 4 minutes, c’était assez exceptionnel pour l’époque. Enfin, il sortit quand même et le disque connut rapidement un monstre succès, une des meilleures ventes de la décennie. Dans un de ses livres, Antoine, le chanteur-navigateur en parle. Il était justement aux USA, quand le disque est sorti. On l’entendait partout et sans cesse, d’après ses dires. La France ne resta pas en plan. Initialement, il fut retenu par les Players, qui en firent une version sur des paroles de Hugues Aufray et Vline Buggy. Mais ils durent s’effacer du succès quand Johnny Hallyday, alors au service militaire, l’enregistra pour en faire un de ses deux ou trois titres les plus demandés. Elle fut enregistrée dans bien des langues, Hallyday l’enregistrant lui-même en allemand. Depuis elle est régulièrement reprise, il en existe des milliers de versions, c’est d’autant plus facile que la chanson appartient au domaine public. En 1970, le groupe américain Frijid Pink en refit un gros succès dans une version très pop. Sept ans plus tard, elle s’introduit dans le monde du disco via la version de Santa Esmeralda. Plus récemment le groupe Muse, la remit en lumière dans une version plus actuelle.
Cette chanson est un grand classique de la musique contemporaine, un de ces chansons qui plaisent indifféremment à tous les âges. Elle figure chez de nombreuses personnes comme chanson préférée, ou juste après. Il y a quelques mélodies qui restent plus facilement dans la mémoire des gens, qui ne sont pas juste un truc à la mode. Celle-ci en est un des plus beaux exemples.

Les créateurs de la version moderne et sans doute la meilleure

En live la version française de Johnny avec l’orchestre d’EddieVartan

Frijid Pink, la version pop 1970

La version de Muse

Pour terminer une compilation avec 28 versions différentes de la chanson parmi celles que j’ai pu trouver. Versions standard, folk, jazzy, variétés, etc sans ordre précis. Il y en a même une par Marie Laforêt qui doit-être en japonais.

Playlist House Of – Le Pénitencier.

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