Un rockabilly tout en bas

S’il y a un style musical où l’on a de fortes chances d’apercevoir une paire de vrais bas, c’est bien le rockabilly alias rock and roll. J’en ai déjà parlé ailleurs, je ne vais pas trop y revenir dans les détails. Juste pour mémoire se rappeler que les puristes de cette musique adoptent en général les attitudes de la décennie qui vit l’avènement de cette musique, les années 50. Bagnoles, disques, looks, vêtements sont l’apanage visuel de ces nostalgiques. Il y a les vrais ceux qui étaient adolescents dans les années d’or et ceux qui se sont convertis, parfois une histoire de famille qui va du grand-père au petit-fils. Les filles ne sont pas en reste, si les jeans sont autorisés, les plus élégantes adoptent les crinolines et mettent très souvent bas et porte-jarretelles. Quand elles dansent, les robes se soulèvent et nous offrent le charmant spectacle de ces lisières de bas visibles un instant. J’ai toujours été un fan de cette musique, c’est même par cela que j’ai commencé, alors il m’en reste bien des souvenirs. Tout en fouillant dans les blogs, les sites, toujours à la recherche de l’ultime découverte en matière de rock and roll, j’ai en quelque sorte découvert les dessous de certaines affaires. Souvent par hasard, là ou je passais j’ai été charmé par le mélange de bas et de rock. Au fil du temps, j’en ai récoltés quelques uns pour en faire un résumé qui devrait plaire aux amateurs. Let’s Go!

Et puis il y a les vidéos, j’en ai sélectionné quelques unes. A vous de les décrypter, toutes celles que j’ai sélectionnées laissent apparaître une lisière de bas ici ou là, c’est le plaisir de la découverte. Parfois c’est bien visible, parfois un peu moins. Il y a aussi ce que l’on pourrait qualifier de vétérans du rock and roll, ce ne sont pas les derniers à bien danser et madame à porter des bas. Et puis vous serez obligés d’écouter la musique tout en faisant vos fouilles. C’est une manière de vous obliger d’écouter de la musique rétro si vous voulez voir des bas. J’espère que cela ne sera un supplice. Je suis sûr que la machine qui vous projetterait dans les années 50 vous rendrait la musique très supportable en sachant que sous toutes les robes se cachaient des bas et des jarretelles. Eh oui en ce temps là, les bas étaient véritables. Les certitudes d’une autre époque.

Une petite mise en scène lors d’un concert

Si les bas dégagent une sensualité qui n’est plus à prouver, un chanteur peut en faire de même. Le rock and roll dans ses débuts dégagea une odeur de souffre qui choqua les moeurs de l’époque. Elvis Presley était interdit de prise de vue en dessous de la ceinture. La relation entre l’idée de sexe et le jeu d’un chanteur sur scène est bien réelle, mais pas plus, sinon moins, qu’une image quelconque un peu érotique. J’ai retrouvé un document italien de 1962 que je n’avais jamais vu et qui parle du fameux Vince Taylor au jeu de scène pour le moins sensuel. Beau gosse, cuir noir, sensualité, je pense que les dames ne devaient pas rester insensibles à son charme un peu diabolique. Dans un autre registre, David Bowie n’a jamais caché qu’il lui avait servi d’inspiration pour Ziggy Stardust. Un chanteur de rock and roll qui a peu de concurrents dans le genre érotique. Il chante ici le fameux « Whatd’ I Say » accompagné de ses Play-Boys, dont le fameux Bobbie Clarke, un très grand batteur.

Bas nylon et hot spot

Ce que j’aime bien dans le cinéma américain, c’est qu’ils sont capables de planter un film n’importe où. Trois maisons et un bar peuvent devenir le plot d’un film en surtension. Ils ont l’avantage d’avoir un urbanisme très peu concentré en dehors des grandes cités. Du fait des grandes distances qui peuvent séparer deux petites villes ou villages, c’est encore un pays où il existe une certaine idée de l’aventure. Ce n’est plus la conquête de terres vierges, mais l’envie de prendre la température dans un lieu nouveau pour qui veut bien se donner la peine d’y pénétrer ou de s’y réfugier. Ces endroits vivant dans une certaine autarcie sont bien obligés d’offrir un minimum de confort pour les autochtones. On peut imaginer ce qui est nécessaire pour satisfaire la demande. Une banque, un garage, une église, quelques shops offrant tout et son contraire dans le même endroit, quelques bars et bistrots dont au moins un pas trop recommandable, et pour couronner le tout le bureau du shérif. 

Le film dont je vais vous parler se situe justement dans un de ces coins du Texas, entre le nord et le sud juste à côté de nulle part. On y trouve à peu près tout ce dont je vous ai parlé juste avant, la banque et le garage étant au centre du film. Il est réalisé par Dennis Hooper en 1989, un touche à tout aussi acteur, peintre, poète, grand consommateur d’alcool et de drogues. Il est surtout devenu célèbre depuis Easy Rider

Il commence par l’arrivée dans ce bled perdu de Harry Madox (Don Johnson, un des flics de Miami Vice) une sorte d’aventurier repris de justice plutôt bcbg. Il décroche rapidement un emploi de vendeur dans un garage local tenu par George Harshaw (Jerry Hardin, le contact récurrent dans X-Files). Il fait la connaissance de quelques personnages locaux, le voyou local (Charles Martin Smith, La Grenouille dans American Graffiti), le méfiant shérif qui l’a à l’oeil (Barry Corbin), mais surtout deux femmes auxquelles il s’intéresse plutôt de près la secrétaire du garage (Jennifer Connelley) et la plantureuse femme du patron, la pin-up du coin, Virginia Madsen. 

Madox s’aperçoit de son oeil expert que la banque du coin n’est pas très bien surveillée, il échafaude un braquage tout en tournant autour et de très près des deux femmes qui font en quelque sorte partie maintenant de son entourage. Mais tout ce qui semble facile ne l’est pas toujours. Certains penseront que c’est léger et convenu pour faire un film, eh bien qu’ils se détrompent, le bonne référence au film noir n’est pas très loin.  La suite sur l’écran…

Disons-le tout de suite, le film contient des scènes torrides, normal dans un endroit où les 30 degrés sont considérés comme des températures frisquettes, cela porte sur les nerfs de certains amateurs de sensation érotiques fortes. Bien évidemment la caméra s’arrête là où elle doit pour ne pas passer sous X, mais l’imagination peut faire le reste. Bien que considéré par les spectateurs comme un film dans un bonne moyenne supérieure, je lui mettrais plutôt 8/10. Simplement parce que j’aime ce genre d’histoires, de temps en temps de l’action, une belle étude de moeurs qui remplace avantageusement les films qui ont seulement l’action en point de mire, une forte pincée de poudre d’érotisme avec un actrice qui porte des bas et nous le fait savoir, mais là n’est du reste pas l’attrait principal du film, c’est une des composantes. Le film est aussi magnifié par une fantastique bande sonore originale. Pensez donc, la rencontre de John Lee Hooker, Miles Davis, Taj Mahal, de quoi ravir tous ceux qui adorent que le jazz rencontre le blues, et c’est plutôt bienvenu pour soutenir les scènes du film car même avec les films muets on se démerdait pour en joeur.

Bien joué Mr Hooper, je devine bien un peu de vous dans ce film et j’adore vous découvrir. Je crois surtout qu’il n’y a pas mieux qu’un ivrogne pour filmer une scène avec des alcooliques. C’est une image bien sûr, mais un film c’est justement un suite d’images.

Un extrait de la bande, sans jeu de mots, sonore…

 

Vendredi en nylon (5)

Citation de l’été

La jarretelle c’est le piment du nylon

Jeu

Il y a 7 différences entre la photo de droite et celle de gauche (agrandissez en cliquant)

Chansons que j’écoute depuis au moins 50 ans

Pour mes 14 ans, comme cadeau d’anniversaire, j’avais demandé des sous et je m’étais acheté un disque qui m’a laissé d’énormes souvenirs et charmé des  milliers d’écoutes, c’était celui-ci…

Revoici Eric Clapton et son envol vers les sommets. Un groupe qui portait tout à fait bien son nom… Cream! Le clip date de 1968 d’après le posteur, mais c’est l’enregistrement studio qui date de 1966. 

J’ai peu parlé des Rolling Stones jusqu’à présent. Et pourtant j’en ai écouté des tonnes dont quelques chansons qui reviennent régulièrement. L’une d’elles est leur version de « Money », j’adore ce son pourri dont ils savaient si bien tirer profit.

On ne peut pas dire que la production anglaise était décevante vers 1965-66. A côté des Yardbirds et autres il y avait le Spencer Davis Group qui a enregistré rien que des trucs intéressants. En voici un exemple en live avec Stevie Winwood. Et une petite photo, l’homme mystérieux c’est moi, et l’autre c’est Spencer Davis que j’avais attrapé pour une petite discussion devant un verre, d’autant plus facile qu’il parle le français bien qu’il dise l’avoir en bonne partie oublié. Un mec très cool…

Les Pretty Things figurent en bonne place parmi les groupes que j’adule depuis toujours. C’était assez violent dans certains titres et j’aimais bien. A noter que le groupe existe toujours aujourd’hui avec le pivot central, le guitariste Dick Taylor qui fut un membre des Rolling Stones à leurs débuts, et le chanteur Phil May. Je les ai vus deux fois à presque cinquante ans d’intervalle. Et encore une petite photo ou plutôt deux, avec Dick Taylor et Phil May. Je tiens à la main une sérigraphie que May a dessinée et qu’il m’a dédicacée. Je vous laisse découvrir ce qu’elle représente. Je n’ai pas eu trop de peine à me faire admettre et obtenir quelques faveurs, car ils connaissent très bien quelqu’un que je connais bien et j’avais des salutations pour eux. C’est un truc comme un autre.

Les Troggs faisaient bien sûr partie de mes écoutes. J’aimais leurs tubes, mais je préférais très souvent les faces B qui étaient au moins aussi plaisantes que les hits. Plusieurs de ces faces font encore aujourd’hui partie de mes écoutes. Parmi elles l’incontournable « I Want You ». Remarquez en passant qu’ils avaient déjà un petit air de punk dans leur musique très souvent basique. 

Je suis sûr que vous avez remarqué qu’il y a assez peu de trucs français dans mes écoutes. C’est que j’écoutais en majorité des trucs anglais, mais il y en a quand même quelques uns. Un de ceux que j’adorais et que j’écoute toujours c’est « J’avais Deux Amis » d’Eddy Mitchell. Ironie du sort, les musiciens qui l’accompagnent sont bien anglais, eux. Il y a notamment un certain Jimmy Page à la guitare, oui celui de Led Zeppelin. Ici Schmoll chante sur la bande orchestrale, ce n’est donc pas le vocal du disque un peu différent. Il a un avantage sur Johnny H. il a conservé sa voix d’origine. 

Si je devais citer un titre enregistré par un pionnier du rock and roll en dehors de sa musique originelle, c’est bien le « Bird Doggin' » de Gene Vincent qui me vient à l’esprit. Je ne suis pas très concerts, mais lui je l’ai vu, il y a pratiquement 50 ans jour pour jour.

 

Des bas nylons en faits divers

Plus qu’un grand procès où l’on peut savoir tout sur le comportement d’une personne, les faits divers offrent un éventail de la société plus bref sur la personne, mais très étendu sur la sociologie en général. Le constatation principale reste que ce genre de littérature s’adresse plutôt au voyeur, car le voyeur n’est pas seulement celui qui cherche un spectacle visuel plus ou moins aguichant, mais aussi celui qui va le transférer mentalement pour en faire un spectacle qu’il va diriger selon son gré avec les informations qu’il pourra recueillir dans l’article. Je me souviens d’avoir lu en Italie un journal de faits divers plus ou moins criminels qui relatait un viol. Dans l’article, on parlait explicitement d’une culotte que le violeur aurait enlevé à la victime et qui était de couleur noire. La description de la couleur de la culotte est à l’évidence un ajout destiné à faire mousser le lecteur. Il n’est nul besoin de mentionner la couleur et même qu’elle soit enlevée par le violeur. On peut imaginer que le rédacteur de l’article connaissait ses lecteurs ou soupçonnait leur envie d’avoir ce genre de détail. Il est même très rare que dans un rapport de police destiné au public on s’attarde sur pareil détail. 

Il y a bien évidemment une presse spécialisée destinée à ce genre de clientèle. Le phénomène s’accélère même avec la presse gratuite où il n’est pas rare que l’on parle de détails croustillants sur les relations entre couples célèbres ou de petites aventures qui peuvent arriver à quelques unes de ces vedettes. Je suis bien évidemment pour la liberté de la presse, mais j’estime qu’elle doit être compartimentée et s’adresser à un public ciblé qui doit dépenser une somme, même modeste, pour la lire. Avec la presse gratuite, on mélange tout et le fond de l’information est très souvent superficiel pour les choses plus sérieuses. Politique et voyeurisme ne vont pas de paire. Si la première va certainement influencer ma vie de manière directe, je peux très me passer des dernières jurons d’une star qui a glissé sur une peau de banane en sortant d’une disco et qui veut porter plainte contre la maire de la ville. Bah du moment que c’est gratuit… 

La presse de faits divers existe, elle existe même depuis longtemps, c’est presque aussi vieux que la popularisation des journaux. Dans les quotidiens on retrouve fréquemment leur mention. La différence notable, c’est la hiérarchisation de leur impact sur les foules. Un quotidien national va plutôt considérer un crime qui aurait lieu en Auvergne comme un simple fait divers, tandis qu’il fera plus certainement la une d’un quotidien local auvergnat. Pour ce dernier, un accident de voiture d’une certaine importance ou une histoire de vol sera considéré comme un fait divers méritant sa mention dans les pages du journal, mais sera complètement ignoré ailleurs. A part ces deux tendances, il y en a une troisième, le journal qui ne s’intéresse qu’au fait divers, mais qui va relayer des informations tous azimuts, même des histoires survenues à l’étranger quand la matière « locale » est insuffisante. 

Le fameux Détective est considéré comme l’un des pionniers du fait divers, mais il cible plutôt les affaires criminelles. Consacré dans les années 30, il n’est pourtant pas le premier du genre. A la fin du 19ème siècle, il en existait déjà d’autres d’une longévité plus ou moins grande. La cadence était la parution hebdomadaire et la présentation plus ou moins soignée. Certains traitaient du fait divers en général sans s’arrêter particulièrement sur des faits criminels bien que l’on puisse considérer qu’ils sont majoritaires.

Pour illustrer ces propos, je me suis arrêté sur une publication du genre Les faits Divers Illustrés, un numéro datant d’avril 1907. La présentation est assez plaisante avec certaines pages en couleurs et des illustrations sous formes de dessins. Il ratisse assez large car on peut y trouver mention d’histoires qui viennent des quatre coins du monde. Souvent la description des faits est assez concise n’entrant pas trop dans les détails et pouvant laisser quelque peu le lecteur sur sa faim. mais c’est peut être voulu ainsi par manque d’informations précises, n’oublions pas que les communications sont encore un peu balbutiantes par manque de moyens techniques développés et pas accessibles à toutes les bourses.  Par contre, la véracité de ces histoires est difficilement vérifiable ne relatant pas de faits célèbres et restent dans un contexte très local.

En voici quelques extraits…

Comme vous le voyez, la couverture est aguicheuse et va droit au but, les rues sont des coupe-gorges. L’idée de répandre la peur est un moyen qui a toujours existé pour renforcer la sévérité des lois, du moins depuis que les médias existent. Nous savons très bien que la peine de mort n’a jamais diminué la criminalité. Depuis qu’elle a été supprimé dans nombre de pays, il n’y a pas plus de criminels qu’auparavant ou du moins il n’y a pas de changement significatif. Que l’on soit pour ou contre la peine de mort est une chose, mais penser qu’elle va diminuer la criminalité est une erreur. Et puis, les pour doivent prendre en considération qu’elle ne peut être appliquée que dans des cas sordides. La peine de mort sans effusion de sang pour un « crime » politique est une abomination. C’est hélas encore le cas dans de nombreux pays.

Une statistique existe qui se base sur les agressions dans le métro à Paris intra-muros. On entend par agression, lorsqu’il y a contact physique, autrement dit se faire casser la gueule ou malmener physiquement pour se faire voler son portable par exemple. En se basant sur le nombre de personnes qui empruntent le métro, il y a une personne sur environ 571 000 (moyenne des agressions par jour sur une année divisé par nombre de voyageurs) qui se fait agresser. Cela ce sont les chiffres officiels, il arrive lors de programmes télévisés que l’on gonfle ces chiffres, afin de produire un effet plus fort sur le spectateur, ce n’est pas toujours très honnête. Si vous avez été agressé, c’est que vous n’avez vraiment pas de chance. Personnellement je ne suis pas un Parisien, mais j’ai bien emprunté le métro des centaines de fois sans rien remarquer d’autre que des incivilités. Je devrais sans doute jouer à la roulette, je suis peut être chanceux. Les agressions auraient même tendance à diminuer, car maintenant la quasi totalité du réseau est sous surveillance caméra et parmi les passagers de nombreux policiers en civil patrouillent comme simples quidams qui n’ont l’air de rien et ils sont plutôt du genre expérimenté pour voir venir. Les caméras si elles ne sont pas toujours utiles pour prévenir rendent bien des services pour la suite et l’identification. Les spécialistes et bandes organisées n’en restent pas à un coup d’essai. Toutefois la violence des agressions semble plutôt augmenter.

Faits divers tristes ou drôle illustrés

Un journal sans pub n’est pas un journal, en voici à prendre avec des pincettes

Source Gallica, BNF, PD

Vacances en nylon (4)

Citation de l’été

La connerie c’est comme le vent, on ne le voit pas mais on en subit les effets.

Chansons que j’écoute depuis 50 ans

Les Yardbirds furent et sont encore mon groupe préféré et en plus j’ai une longue amitié avec deux des membres. Dans mon cercueil le moment venu, je veux qu’on m’enterre avec une intégrale des Yardbirds, si si j’insiste. On sait jamais des fois qu’on s’emm… la-dessous! Voici ce qui fut mon premier disque d’eux…

Les Yardbirds furent pour moi un excellent détonateur pour aller en exploration dans la musique, chose que je n’ai jamais arrêté de faire depuis. Comme j’avais lu à quelque part qu’un certain Eric Clapton avait fait partie du groupe, j’ai bien retenu son nom. En 1966, j’ai mis la main sur un album de complication « What’s Shakin » sur lequel figurait son nom. Cet album fut pour moi une révélation, car il explorait de nouvelles tendances musicales, en gros ce qui allait devenir la musique pop issue du blues. A part les Lovin’ Spoonful qui étaient très populaires avec leur hit « Daydream », on y découvrait Paul Butterfield Blues Band, Al Kooper, Tom Rush, des noms encore assez obscurs en France à l’époque de sa sortie. Je peux dire ironiquement que j’ai commencé à aimer cette musique avec un groupe qui n’existait pas, celui où jouait Eric Clapton, nommé Eric Clapton & The Powerhouse et le titre que je préférais sur l’album « I Want To Know ». En effet ce groupe n’a jamais existé car c’est une réunion impromptue en 1965 de quelques musiciens mystérieux. On sait maintenant de qui il s’agit et ce n’est pas n’importe qui. On y retrouve Paul Jones ici à l’harmonica, le chanteur de Manfred Mann ; Stevie Winwood ici au chant, guitariste et chanteur du Spencer Davis Group ; Jack Bruce, bassiste à ce moment là de Manfred Mann ; Pete York, batteur du Spencer Davis Group. Pour des raisons contractuelles seul le nom de Clapton apparaît car il n’est pas lié avec un autre contrat ou un autre groupe comme les autres musiciens. On retiendra pour la suite que Clapton et Bruce formeront un des premiers power group des années 60, Cream. Voici cette petite merveille, reprise un peu plus tard par Ten Years After sur leur premier album, ainsi qu’un autre titre figurant aussi sur cet album mythique,  celle de Al Kooper « I Can’t Keep From Crying Sometimes ». On pourrait presque dire que moi et Alvin Lee on écoutait les mêmes trucs. 

Les Moody Blues première époque, toujours dans mes écoutes. En 1964, ils avaient pondu un gros truc « Go Now », que je considère toujours comme un tout grand disque, une écoute presque inlassable.

Les Hollies était un des quelques rares groupes qui pouvaient faire la pige aux Beatles du point de vue succès, ils le firent avec une certaine classe, si bien qu’ils existent encore aujourd’hui avec deux membres originaux et ils sont toujours capables de remplir des grandes salles dans le monde entier. Comme c’est le cas pour beaucoup de groupes qui ont une discographie pléthorique, certains de leurs titres sont noyés dans la masse. En 1965, leur label Parlophone, le même que les Beatles, publie un 4 titres qui propose leur grand hit du moment « I’m Alive » un no 1 en Angleterre. Sur la face B figure une titre nommé « Honey And Wine » qui deviendra assez vite un titre adoré par les fans, encensé par la critique et très certainement joué dans les concerts. Evidemment, les amateurs cherchent à l’acheter. Pour le faire, un seul moyen se procurer ce 45 tours, car pendant presque 15 ans, il ne sera pas disponible autrement. J’ai eu plus de chance, car il figure depuis 1966 dans ma collection et est devenu un des titres des Hollies que j’ai le plus écoutés. C’est encore un de ces trucs qui figure dans mon hit parade de toujours. Si je pense écouter un truc des Hollies, je commence toujours par lui. Pas de panique le voici…

Celui-là je crois que c’est le record que j’ai payé pour une disque dans un magasin. Pas dans le sens cher, mais bon marché. Dans une liquidation de grand magasin, je l’avais payé 20 centimes, non pas 1 franc, pas 50 centimes, mais 20 centimes. Depuis 50 ans, il passe régulièrement sur ma platine. Il faut que je vous avoue un truc, en principe les pressages originaux qui ont une certaine valeur, je ne les écoute pas, mais je les enregistre ou écoute des rééditions. C’est l’idéal pour leur conserver une certaine valeur. Les disques qui grattent ou en mauvais état sont invendables chez les collectionneurs. Alors si un jour… A part cela c’est une excellent titre, une reprise de Mr Bobby Bland à laquelle ils ont insufflé un bon petit coup de punch. Un bel exemple de musique beat comme on aimait bien en écouter il y a 50 ans et même encore maintenant…

Le monument à la génération des années 60, c’est ma génération et celle des Who. Cette musique un peu folle est très représentative de l’esprit qui nous animait. Avec un des plus grands batteurs de cette époque, voire d’autres aussi, et sûrement aussi un des plus fous. J’aimerais bien savoir durant quel cauchemar Pete Townsend, le compositeur, a eu l’idée de cette musique. C’est le type même d’une recherche sur des territoires pas encore très explorés. Superbe monument!

Peu de chanteuses dans les années 60 purent se targuer de chanter des succès qu’elles avaient elles-mêmes composés.  En voici un très bel exemple et une chanson qui a fait le tour du monde et que tout le monde connait. La belle Jackie de Shannon, qui fut un temps la petite amie de Jimmy Page, on le comprend!

Voici d’ailleurs un enfant qui naquit de cette rencontre, oh c’est juste une chanson co-écrite De Shannon – Page et qui fut un succès pour Marianne Faitfull.

Bas nylon et un député pas comme les autres

Un député pas comme les autres

L’Islam est un sujet d’actualité que revient souvent dans les discussions. Mais saviez-vous que le premier député de religion musulmane franchit les portes du Parlement il y a 130 ans?

Cet homme s’appelait Philippe Grenier (1865-1944)  et il est né à Pontarlier. Il devint médecin de formation. En 1890, il va voir son frère qui se trouve en Algérie, alors colonie française. Intéressé par la culture musulmane, il se convertit à l’Islam lors d’un second voyage en 1894. Il est d’abord conseiller municipal de sa ville, il se rend aux séances vêtu à la manières des Bédouins. Politiquement il est très à gauche, mais son statut le fait s’intéresser de près aux question médicales et à la condition ouvrière. Au décès du député représentant le Doubs il décide de se présenter à l’élection. Contre toute attente et malgré ses exubérances vestimentaires, il est élu. Il faut préciser que son programme est socialement très en avance pour l’époque. Mais il se retournera pour une partie contre lui surtout dans ses prises de positions face à l’alcoolisme dans sa proposition  de loi sur la limitation des débits de boisson et la taxation des liqueurs. N’oublions pas que Pontarlier est à cette époque une Mecque, mais celle de la fabrication de l’absinthe qui occupe des milliers de personnes. Principalement à cause de cela, il ne sera pas réélu et quittera finalement la politique.Il ne siégera donc que de 1896 à 1898.

On peut imaginer tous les remous que cette élection provoqua dans la presse de l’époque. On en profita pour railler sa personne à travers ses opinions religieuses, mais plus que cela c’est sa position de gauchiste qui dérange, chose qui passait assez difficilement dans la bourgeoisie. Il fut quand même un ami de Jaurès et un personnage pittoresque dans un monde politique qui l’est beaucoup moins, même à la fin d’un siècle déjà lointain.

On peut analyser les ironies de l’histoire, car une dizaine d’années plus tard, un projet de loi identique à ses vues fut mis en route, prônant notamment la limitation des débits de boissons et aboutira à l’interdiction de l’absinthe en 1915, interdiction qui mena finalement à la création du fameux Pernod. Un autre point tout aussi ironique fut son combat pour faire reconnaître aux citoyens des pays coloniaux le droit à la citoyenneté française. Il avait déduit que face à l’Allemagne ou à la Russie, l’armée française n’avait pas une armée qui pouvait mobiliser un nombre égal ou supérieur de soldats. Le potentiel en hommes des pays colonisés offrait une énorme réservoir de chair à canon. Non pas qu’il prônait la guerre, mais dans un pure mesure d’intimidation. Il est clair que se battre à un contre cinq ou dix donnerait à réfléchir, surtout à l’état major prussien. Pour cela estimait-il, il faut leur donner des droits, il n’en avaient pratiquement aucun, et la nationalité française afin qu’ils aient une bonne raison de se battre et aussi l’obligation, car le conscription rendait le service militaire obligatoire. L’attribution de la nationalité permettait aussi la création d’un état civil afin de savoir qui est qui et où. Jusque là, il n’y avait pratiquement aucun recensement sérieux de population. Le contingent dit des tirailleurs sénégalais ou algériens existaient déjà, mais cela restait assez marginal. Le soldats de ces armées avaient droit tout au plus à un salaire ou une prime et les remerciement de la France. Ils rendront néanmoins quelques bons services lors des deux guerres, 

Une des chansons satiriques dont il fut le sujet…

Une opinion plus contrastée

L’opinion d’un éditorialiste parue dans un journal d’époque Le Temps.

Bien que gardant entre moi et toute forme de religion une distance plus que respectable, je suis assez respectueux des croyances d’autrui, mais cela ne m’empêche pas de les étudier à fond et d’en tirer mes conclusions personnelles. Je crois que le personnage que je vous ai présenté ici est un cas typique qui montre qu’il ne faut pas juger une personne par son appartenance religieuse, il y a des cons partout, mais bien par ce qu’elle fait pour rendre le monde un peu meilleur. Animé par une conviction religieuse dans laquelle il ne manquait pas de critiquer certains de ses aspects, il mena une vie humble et désintéressée de tout ce que le monde peut offrir comme miroir aux alouettes. Après son passage dans la politique, il continua le même parcours. Il n’eut jamais de harem, il épousa simplement sa bonne et mourut en 1944 à l’âge de 78 ans. Il n’est pas tout à fait oublié à Pontarlier, un collège et une mosquée portent son nom.

L’histoire du poulet musulman

Lors d’un voyage au Maroc, j’avais rencontré Rachid. En mangeant en sa compagnie, j’avais dégusté un poulet, du moins une partie, et je l’avais trouvé délicieux. Il venait de la ferme d’un de ses oncles pauvre paysan dans un petit bled du Maroc. Il n’y a pas de secret, ses poulets sont élevés selon les vieilles traditions, ce n’est pas du poulet industriel. Pas plus tard que l’autre jour, on sonne à ma porte et je vais répondre. Quelqu’un qui revenait du Maroc avait un petit cadeau pour moi. C’était Rachid qui me faisait parvenir un poulet, tué la veille et préparé selon les habitudes du coin par sa femme, c’est à dire farci de toutes les épices qu’ils emploient pour ce genre de préparation. Comble de bonheur,  il y avait les abats à l’intérieur, le cou et le foie. Rachid est un Musulman mais nous n’avons jamais parlé d’Islam, ce qui ne nous as pas empêché de lier une belle amitié avant de nous séparer pour ne peut être jamais nous revoir. Comme il savait que la personne qui lui a rendu visite me connaissait, il s’est rappelé que j’aimais le poulet et lui a donné mission de me remettre ce fameux poulet que j’ai bien entendu mangé. 

Merci Rachid, par ce geste tu t’es souvenu que j’existais après tout ce temps. Comme tu le sais si bien, je ne t’ai pas jugé sur tes croyances, ni toi sur les miennes. Nous sommes juste deux personnes qui ont décidé que l’amitié n’a pas de barrières. Et qui sait peut être nous mangerons le prochain poulet ensemble…

Source Gallica, BNF, DP

Vacances en nylon (3)

Citation de l’été

La jarretelle est un synonyme du mot désir 

Spectacle

Je vous avais montré il y a quelques temps le spectacle d’un orage attrapé via une webcam. En voici un autre sur les bords du lac de Garde en Italie. La prise est intéressante car l’orage est capturé par le bord, c’est à dire qu’il est un peu plus loin, le ciel étant dégagé au lieu de la prise de vue. Il est en plus assez actif et l’on peut constater que parfois les éclairs partent de très haut dans le nuage. De plus certains éclairs restent dans le nuage, c’est une particularité des orages, car on croit toujours que les éclairs touchent le sol, ce qui est faux. Ces éclairs appelés intra-nuageux se produisent quand le potentiel électrique n’est pas assez grand pour atteindre le sol, il reste donc dans le nuages et même parfois ne sont pas assez lumineux pour être aperçus du sol, la couche de nuages les cachant surtout pendant la journée. 

Musiques que j’écoute depuis au moins 50 ans.

J’en connais des dizaines de versions, mais c’est celle-là la meilleure!

Ma première des Kinks, mais pas la dernière!

Un peu de rock and roll classe, sans doute une de celles que je préfère.

Trouvez-moi un de ces artistes d’aujourd’hui capable de créer un titre pareil. C’est l’exemple même de disque que j’aime pour le son, car il y a un son, pas celui de tout le monde comme maintenant.

Certainement en nombres d’écoutes un disque qui doit être dans mon top ten. Cette chanson qui parle de coeur est dans le mien depuis longtemps.

Une de mes inlassables écoutes, les Smoke et My Friend Jack, belle création!

Ah ils avaient fait fort ces petits Suisses. en 1963. Il n’y avait pas tellement de ces groupes instrumentaux qui étaient capables de créer quelque chose de nouveau, la plupart se contentant d’imiter les Shadows. Mais là chapeau !

Un de ces petits disques que je trouvais dans les bacs d’occasions pour quelques sous. Autant dire que l’achat est amorti depuis longtemps. Un très originale version de ce standard du blues. Ce sont des Hollandais.