Il n’a jamais existé un France un organe officiel qui représente exactement la popularité d’une chanson, ce que nous appelons le hit parade. Par contre les Américains et les Anglais sont beaucoup plus organisés et ces classements existent pratiquement depuis 1900. Ce sont de véritables industries du classement qui analysent les ventes, les passages radio ou télévision. Ils sont compilés dans des classements qui reflètent les critères précédents. Ces classements hebdomadaires rebondissent sur un classement annuel qui reflète le nombre de semaines où la chanson apparait ainsi que sa position dans le classement. Au final, ces données permettent d’établir les chansons les plus populaires de l’année. Aux USA le Cashbox et le Billboard sont les deux principaux organes qui établissent les statistiques. Bien qu’ils agissent séparément, le résultat est assez identique, une chanson peut-être no 1 à une place et no 2 dans l’autre, mais jamais un no 1 sera no 20 dans dans le second. Voici à partir de 1956, année ou le rock and roll est bien établi, les cinq meilleures chansons de l’année.
1986
1) Falco – Rock Me Amadeus (444 points)
2) Madonna – Papa Don’t Preach (436 points)
3) Patti LaBelle – On My Own (434 points)
4) Berlin – Take My Breath Away (430 points)
5) Madonna – Live To Tell (409 points)
Les albums de compilation existent depuis les débuts du microsillon. Il y a principalement deux tendances. La première est du style « Best Of », c’est à dire qu’il regroupe en général des titres d’un artiste qui sont issus de différents enregistrements qui peuvent s’étaler très largement dans le temps et la carrière de l’artiste. Le seconde fait plutôt appel à des artistes différents, évoluant plus ou moins dans un style ciblé, sous un thème précis, ou regroupant des artistes du même label. Il n’y a en fait aucune règle, c’est très vaste. A partir de 1967, Philips France a édité une série d’albums de compilation sous le titre de « Made In England ». Elle présente un intérêt évident, au moins pour les plus fauchés, car elle regroupe des noms connus et surtout pratiquement que des hits. Avec le prix d’un album, parfois proposé en petit prix, il permet d’obtenir des succès plutôt réputés, alors qu’il aurait fallu acheter plusieurs EP’s pour les acquérir tous. Bien sûr, ces compilations sont publiés avec un décalage de quelques mois, le temps que les succès se tassent un peu et ne stoppe pas la vente des premières éditions. Mais le décalage est assez minime et tout le monde se rappelle encore de ces succès. Voici un volume sorti en parallèle à cette série, intitulé « Dance With » et ne contient que des succès originaux.
Dave Dee Dozy Beaky Mick and Tich – Save Me
The Troggs – 66 5 4 3 2 1
The Merseys – Rhythm Of Love
The New Vaudeville Band – Winchester Cathedral
The Walker Brothers – Deadlier Than The Male
The Pretty Things – Progress
The Troggs – Night Of The Long Grass
Pamela Pamela – Wayne Fontana
The Four Seasons – Tell It To The Rain
Manfred Mann – Semi-Detatched Suburban Mr. James
The V.I.P.’s – I Wanna Be Free
Spencer Davis Group – Gimme Some Lovin’
Document
Les V.I.P.’s en vrai live à la tv française
La France n’a pas le monopole du disque de collection. Il existe ailleurs et même dans des quantités qui peuvent laisser la France loin derrière. Il n’y a pas de formule magique pour qu’un disque devienne un collector. Un des critères pour qu’il le devienne, c’est la rareté multipliée par son attrait pour les collectionneurs. Parmi les artistes, il faut distinguer ceux qui arrivent à franchir la porte du collectionneur, certains ne le sont peu ou pas, d’autres s’installent volontiers dans les discothèques personnelles. Ces critères sont très subjectifs, mais il est certain qu’il y a des disques qui atteignent des fortunes et d’autres dont on a de la peine à se débarrasser pour des sommes très modiques. Des artistes inconnus peuvent avoir des publications qui s’arrachent à prix d’or, tandis que des célébrités sont boudées par les collectionneurs. Nous allons nous promener régulièrement parmi certains de ces collectors internationaux dont vous ne soupçonnez peut-être pas l’existence, mais qui sont souvent des pièces qui se négocient à bon prix. Pour les albums je me contenterai d’un ou deux exemples et pour le reste l’intégralité des titres si disponibles sur Youtube. Vous ferez certainement des découvertes.
The Eyes – UK EP
Les Eyes ont la réputation d’avoir produit un des EP’s les plus rares et les plus recherchés des sixties. C’est vrai que ce n’est pas un truc très courant. Musicalement cela ne fait pas l’ombre d’une doute, ils suivent la voie des Who de l’époque. Ils poussèrent même le vice d’enregistrer un titre du nom de « My Degeneration ». Le groupe ne connut sous ce nom qu’une existence assez éphémère entre 1964-67. Il n’en reste pas moins que c’est un produit bien ficelé, révélateur des premières lueurs d’un psychédélique à la sauce anglaise. Ils enregistrèrent à la même époque un album de reprises des Roééing Stones sous le pseudo de Pupils. Mais ça, c’est beaucoup moins rare, bien que ceux qui savent qu’ils se cachent derrière ont tendance à faire un peu monter les enchères.
UK 1966 – The Eyes – Mercury 10035 MCE. Meilleure enchère sur Ebay 1067 euros
When The Night Falls
I’m Rowed Out
The Immediate Pleasure
My Degeneration
Bonus
Voici justement un titre de cet album de reprises des Rolling Stones « I Wanna Be Your Man », que les Stones empruntèrent aux Beatles. Au niveau du son et de l’interprétation, c’est assez une copie carbone. Il manque quand même la voix de Mick Jagger.
Toujours la même chanson
Il est rare qu’une chanson ne soit jamais reprise si elle a eu un peu de succès. Quand on est lassé d’une version, il peut s’avérer plaisant d’en écouter une autre. Il arrivé même que l’on soit étonné par une reprise à laquelle on se s’attendait pas ou encore découvrir le créateur de la version originale. dont on ignore complètement l’existence. C’est un jeu où je me défends très bien. Alors selon ce principe, je vous propose en premier la version originale, en second une reprise française, et en troisième une autre version, que vous ne connaissez pas forcément.
Dionne Warwick – Don’t Make Me Over (1963)
Nancy Holloway – T’en Va Pas Comme Ca (1963)
The Swinging Blue Jeans- Don’t Make Me Over (1966)




Hello Cooldan,
Alors nous sommes deux, je n’ai jamais vu cet EP et vive les rééditions !