Bob Azzam et son ami Mustapha

En 1960, la musique arabe et ses rythmes n’avait que peu pénétré dans l’oreille des Français. Tous au plus, la population d’origine maghrébine avait importé quelques disques qui s’écoutaient entre gens de même culture. Pour lancer une mode arabisante, il fallut un détonateur en la personne de Bob Azzam, un Libanais d’origine. A la publication de son fameux « Mustapha » et le succès monstre qui s’en suivit, la chanson apprivoisa l’oreille de tous ceux qui eurent l’occasion de tourner le bouton de la radio ou mettre un pièce dans la machine. La chanson fut par rapport à la vrai musique arabe, style Oum Kalsoum par exemple, un succédané plaisant et un tantinet commercial. Mais on dansait et on aimait, juste pour se croire un instant dans une oasis sous les palmiers. La chanson eut aussi un impact au-delà des frontières et arriva même à se classer dans les charts américains. Autant le succès de Bob Azzam fut grand, autant il fut bref. Juste une ou deux chansons comme « C’est Ecrit Dans Le Ciel » ou « Fais Moi Du Couscous Chéri », connurent une certaine notoriété. Mais la voie était ouverte, la musique arabe gagnera petit à petit le droit de cité, ici, mais aussi sur un plan plus mondial.

Du jazz sans saké

Toujours étonnants ces Japonais. Et les Japonaises encore plus. Quelques étudiantes de la Takasogo High School, au lieu d’aller draguer les boys après les heures de classe ont décidé de faire partie d’un orchestre de jazz, un big band pour être plus précis. Le Big Friendly Jazz Orchestra, c’est son nom. Elles font ça avec passion et c’est loin d’être de l’amateurisme. En pensant que d’une année à l’autre, les effectifs doivent se plus ou moins se renouveler, quel niveau! Leur répertoire n’est pas très original dans le sens que tous les morceaux sont des standards, très connus pour la plupart. Trève de bla bla, admirons le résultat. Deux morceaux de Charles Mingus « Boogie Stop Shuffle », « Haitian Fight Song », ainsi que « Sing Sing Sing », un morceau que tous les amateurs de Benny Goodman connaissent bien.
De quoi nous en boucher un coin, même un sacré coin.

Regardez bien la jeune fille qui est derrière la batterie, pas celle de cuisine. Allons messieurs les batteurs ne soyez pas jaloux… c’est juste un caprice de jeunesse!