Froufroutements de crinolines coquins

crinolineLa crinoline a toujours des adeptes. Sous-vêtement apparu au cours de la première moitié du XlX ème siècle, il était plus que contraignant pour la femme qui voulait le porter, mais pas dépourvu d’un certain charme. Une armature donnait l’effet du bouffant et d’ampleur à un tissu en crin de cheval, lin, ou coton. Réservé principalement aux coquettes d’un milieu bourgeois, il ne permettait à la femme que de se tenir droite et les effets du vent pouvaient être redoutables. La crinoline connut pourtant une grande vogue au cours du siècle en adoptant différentes tendances allant du cercle parfait à l’élipse. Au tournant du siècle, le jupon et ensuite la combinaison remplacèrent peu à peu cette mode. Les années 50 et le rock and roll, surtout la danse du même nom et comme tenue de danseuse, remirent à la mode ce fameux vêtement. Dans une version plus allégée, il s’agit de se bouger sur la piste de danse, constituée principalement de plusieurs épaisseurs de jupons et d’une robe plus courte. L’effet volant quand les danseuses tournent, dévoilant le haut des bas quand elles en portent, fait toujours son petit effet. De nos jours, il y a encore quelques charmantes demoiselles ou dames qui affectionnent de porter une crinoline, des bas à couture, de quoi nous rappeler une époque révolue, mais combien charmante.
En voici, descendues tout droit de leurs machine à remonter le temps. Les bas, le porte-jarretelles et le reste, me paraissent tout à fait avoir un goût d’authenticité, spectacle tel que nos pères et nos grand-pères purent le contempler jadis.
Merci à ces dames de nous le rappeler.

Un homme qui sait rêver bien bas

Il est un monsieur qu’il faut saluer bien bas, c’est le cas de le dire. Vous avez sans doute entendu parler de Mr Yves Riquet. Peut-être avez vous été client de son entreprise qui s’occupe d’informatique et c’est de là que vous le connaissez. Mais il y a aussi une toute autre raison qui peut vous avoir amené à le rencontrer où le connaître. Et je crois que si vous êtes ici, oui ici, devant votre écran, la deuxième possibilité me semble plus probable. Mmmh, on aime les bas nylon, oui, oui, je vois, je vois. Eh bien, vous avez bien raison, lui-aussi il les aime. Il les aime tellement qu’il a décidé de venir au secours de tous les amoureux de cette pièce de vêtement que tant de monde a mis à mal, en commençant par cette foutue mode qui essaye de rendre sexy un dame qui porte des tenues de cycliste. Lui, les bas, il les aime surtout avec des coutures. Pas le bas industriel où l’on dessine un couture pour faire plus vrai. Le vrai bas à couture, celui de nos mères ou grands-mères, le bas à diminution avec le petit trou de serrure en haut, fait sur un métier à tricoter. Le seul exemplaire existant encore en France allait partir à la ferraille. Il l’a racheté et relancé la production et depuis les affaires vont plutôt bien. La mode parfois, il faut la créer ou la recréer, on arrête de fumer par manque de tabac, mais dès qu’on retrouve un paquet de clopes, c’est reparti. J’ai entendu quelquefois des dames râler parce qu’on ne trouvait plus de bas dans le fond de nos belles campagnes. En ville c’était encore possible, mais il fallait presque aller dans des endroits un peu coquins pour en trouver. Et diable ce qu’on trouvait, c’était comparable à la différence entre une frite congelée et la bonne frite maison à la saveur incomparable. Non bien sûr le bas ne se mange pas, du moins je ne crois pas que cette « spécialité » existe, même chez les plus grands passionnés. Encore faudrait-il les cuire, ça passerait peut-être mieux. Restons sérieux, le sujet l’est. Pourtant le vrai bas nylon est comparable à la gastronomie, c’est un art de le marier avec une guêpière, un corset, ou un porte-jarretelles. Le choix de couleurs, la manière de le fixer, tout cela n’est pas aussi évident que cela en a l’air. Moi personnellement j’y suis sensible, je ne pense pas être le seul. Il y a des manières que j’aime et des manières que j’aime moins, comme je préfère le toucher du vrai bas nylon.
Oui Monsieur Riquet, vous êtes un sauveur. Un des ces héros plus ou moins obscurs dont l’humanité a tant besoin. Quand je dis obscur, c’est une image, car pour moi vous brillez de mille feux sur les jambes des dames, quand le lumière se pose sur leurs bas. Ce n’est peut-être qu’un simple reflet, mais quel reflet. Grâce à vous, les dames et demoiselles peuvent retrouver le plaisir de porter un vrai bas à couture. Il y en même parmi les plus jeunes qui l’ont adopté, non pas tellemnt par effet de mode, mais par conviction. Avec ça, je me sens plus femme pensent-elles. Comment ne par leur donner raison devant le charme de ce spectacle.
Merci à vous et merci à vos clientes.

Une interview avec l’intéressé

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