En passant

Dimanche en quelques manches de printemps (2)

Les Rolling Stones comme vous ne les avez probablement jamais entendus

High Heel Sneakers

Goobye Girl

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Les premières tentatives de la pose des jalons de la musique psychédélique sont essentiellement américaines. Depuis l’apparition des Beatles, les Américains sont un peu submergés par cette invasion anglaise qui monopolise les charts nationaux. Avec l’apparition de groupes comme les Byrds en 1965, la tendance commence à s’inverser et les Anglais regardent un peu plus attentivement ce qui se passe de l’autre côté de l’Atlantique. Au niveau psychédélique ce titre des Yardbirds est une première inspiration anglaise de cette musique, elle fut d’ailleurs mise au point dans les studios Chess à Chicago fin 1965. Il restera un monument dans leur discographie et une source d’inspiration pour d’autres musiciens anglais, même américains. Je me souviens que les fameux MC5 me citèrent les Yardbirds comme une de leurs sources d’inspiration lorsque je les ai interviewés en 2004. Il existe une version française par (François) Fabrice (Ca Fait Au Moins Trois Mois) qui sera plus tard le célèbre animateur de La Classe, une version scolaire à défaut d’être solaire. Jeff Beck la remettra dans son répertoire pour l’album « Truth » et sera aussi reprise par David Bowie en 1973 sur son album « Pin Ups ».

Version originale The Yardbirds (1966)

La reprise de David Bowie, (1973)

Un choix parmi d’autres…

The Renegades – Things Will Turn Out Right (1965)

Del Shannon – Stranger in Town (1965)

Rhet Stoller – Chariot (1960)

Lorne Greene – Du Sable (1965)

Muchèle Et Ses Wouaps – Dam Dam (1963)

Vous avez vu quelque chose ?

La musique c’est aussi ça…

Trois duos inattendus…

Mama Béa / Little Bob – By’n By

Sacha Distel / Dionne Warwick – Yeah Yeah Yeah

Dick Rivers et Eddy Mitchell – Rock Around The Clock

Chip Taylor (1940 – 2026)

Chanteur, compositeur, on se rappellera toujours de lui pour au moins deux de ses compositions qui furent de grands succès pour d’autres. Il est aussi le frère de l’acteur Jon Voight et l’oncle d’Angelina Jolie.

The Troggs – Wild Things (1966)

The Hollies – I Can’t Let Go (1966)

En passant

Music Emporium (18)

Suite des sixties suisses

Les Sauterelles, contrairement à ce que le nom pourrait faire penser, sont de la partie germanique de la Suisse. Durant les sixties, plus spécialement la seconde moitié, ils furent le groupe le plus connu et aussi le plus populaire de la Suisse, bien que leur réputation se cantonna principalement au côté germanique. Par contre, internationalement, ils réussirent assez bien et à leur apogée, ils se produisirent jusqu’à 300 fois dans les pays voisins et une partie de l’Europe. On les surnomma les Swiss Beatles, mais cela se rapporte plus à leur popularité qu’à une imitation du style des leurs fameux concurrents, au début ce serait plutôt les Shadows qui servirent d’inspiration et plus tard les Byrds. Ils ont laissé passablement de traces discographique et aussi un hit mémorable en 1968 qui fut même édité aux USA et en Angleterre. Fait aussi assez rare pour un groupe beat suisse, ils enregistrèrent en italien.
C’est en 1962 que le groupe voit le jour, il se réunissent autour du chanteur et guitariste Tony Vescoli. Des concerts ici et là, assurent leur réputation. C’est en 1965 que sort leur premier single avec deux titres originaux dont l’instrumental « Hong Kong », un truc qui peut faire la nique aux Shadows. Ils sont signés par la représentation locale de EMI pour le label Columbia. En 1966, ils sortent un album pour le même label. En 1967, ils font la première partie des Rolling Stones à Zürich, un concert qui se termine en émeute, tout est cassé, pas tellement par le fait des Sauterelles, mais celui des Stones. En 1968, ils sont sponsorisés par le Blick, un quotidien à grand tirage et une nouvelle maison de disques, Decca. Elle publie « Heavenly Club » en single en version stéréo. Ce sera leur plus gros hit, plusieurs semaines no 1 en Suisse, mais le succès débordera aussi à l’étranger. Quelques singles suivront avec un succès plus modéré. Le groupe, qui subit quelques changements de personnel cesse d’exister en 1973 après avoir à nouveau rejoint EMI pour un version 1973 de leur instrumental « Hong Kong ». Tony Vescoli entame une carrière solo, mais le groupe se reforme de temps en temps pour des concerts, ils tournent encore aujourd’hui sous cette formule. Explorons la discographie avec les commentaires de circonstance et selon mes trouvailles.

1965 – Hong Kong. Instrumental composé par Tony Vescoli. Single Columbia.


1965 –  I’m A Prisonner. Vocal original. Second single Columbia.


1966 – I Love How You Love Me. Reprise des Paris Sisters. Troisième single Columbia.


1966 – Routine. Face B du quatrième single Columbia ayant comme titre principal « Hey Girl » repris aux Mamas And Papas.


1967 – Senza Di Te – La face B du précédent devient la face A de ce single publié en Italie, avec en face B ce titre chanté en italien, une cover de « I Feel A Whole Lot A Better » des Byrds. Columbia Italie


1967 – Aiuto  Va Sempre. Ils ont un certain succès momentané en Italie, ils tentent de publier un autre single en italien, reprise d’une de leurs compositions. Columbia Italie.


Il Quinto Non Lo Paghi. Même exercice pour la face B.


1968 – Hevenly Club, leur plus gros tube. Single Decca.


Dream Machine. La face B, un clip pour la tv française.


1968 – L’album publié à la même époque. Disques Decca.


1973 – La nouvelle version de « Hong Kong. Disques EMI.


Un concert en 2009 – Hong Kong et Cadillac.


The Sheapes – Groupe officiant dans la partie allemande qui enregistra trois disques sur trois labels différents. Ils font partie de ces groupes qui ne connurent pas des succès évidents, mais qui sont encore présents pour faire enrager les collectionneurs qui désirent compléter.

1965 – Black Cat. Disques Eurex, un pompage plus ou moins discret de « Hound Dog ».


1966 – The Rhine Beat. Disques Columbia, un instrumental.


The Cheyennes – I Can’t Do It. Groupe venant de la région de Soleure, qui enregistre en 1967 un disque sans prétention mais plaisant. Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est une rareté sur laquelle on se casse les dents.

1968 – I Can’t Do It. Eurex records.


Krokodil – La mode de l’évolution musicale de la seconde partie des années 60 n’épargne pas la Suisse. On le sent déjà sur le second album des Sauterelles. Les musiciens qui ont déjà une certaine expérience ou qui ont des dons glissent peu à peu vers une musique plus expérimentale. C’est la cas de Krokodil, qui compte dans ses rangs une ancienne Sauterelle, qui veut aller plus loin. Plutôt que d’essayer d’obtenir un contrat avec une marque locale, le groupe va tenter sa chance en Allemagne et réussit à signer avec la représentation locale des disques Liberty.  Un premier album est publié en 1968, suivi d’un second en 1970, et le résultat est éloquent, ils peuvent se mesurer avec leurs rivaux anglophones.

Le premier album pour Liberty, tous les titres sont présents.

You’re Still A Part Of Me.


Morning Dew.


All Alone.


Mis Blues.


Prayer.


Watchin’ Chain.


Dabble In Om.


Un disque souple publicitaire pour les fameuse cigarettes qui n’ont qu’une bosse. Genre de disque impensable maintenant (1969).


Le groupe en 2020, 3 membres originaux.

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