En passant

Dimanche en quelques manches d’hiver (13)

Deux musiques pour débuter cool

The Moody Blues – My Song

Wallace Collection – Love

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

My Prayer

Une chanson dont vous avez sûrement vu le titre et le compositeur mentionné à quelque part. Dans le fameux Tintin où ils vont sur la Lune, alors qu’ils sont dans l’espace, on demande à la Terre une morceau de musique. C’est cette chanson au titre peu encourageant qui est choisi. Bien que l’interprète et compositeur, le titre, peuvent faire penser qu’elle est d’origine française, ce n’est pas le cas. Boulanger est un violoniste d’origine roumaine qui a fait la plus grande partie de sa carrière en Allemagne, mais francisé son nom et ce titre. A l’origine c’est un instrumental, mais les premières versions vocales, espagnoles, françaises, et anglaises, verront le jour juste avant la seconde guerre mondiale. La chanson permet de belles envolées vocales, c’est le cas de la version des Platters en 1956 qui l’enverra aux quatre coins du monde. C’est pour eux un titre qui en terme de classements surpasse leur fameux « Only You ». En version française, elle est connue sous plusieurs titres. Une des versions les plus connues reste « Ma Prière » par André Dassary enregistrée en 1940.

Avant De Mourir, titre original par Georges Boulanger, 1924

La version de Platters, 1956

On les entend jamais

Pour la quasi totalité des artistes, les discographies sont parsemées de titres que l’on n’entend jamais, seules les écoutes privées peuvent quelque peu renverser la tendance. Il y a pourtant des choses plaisantes, intéressantes, voire même géniales. Partons à la découverte des ces spécialités dans un joyeux mélange de style…

Des artistes plus ou moins connus et des titres de leur répertoire plus ou moins oubliés, toutes époques.

Sixties obscures anglaises

The Moquettes – You Came Along (1964)

The Cherokees – You’ve Done It Again Little Girl (1964)

The Medium – Edward Never Lies (1968)

Mal Ryder & The Spirits – Your Friend

The Worrying Kynde – Got The Blame (1967)

Pierre Gilbert

Strictement Folk Americain VII

Le folk américain est un joyeux mélange de tous les styles de musiques folkloriques importés par ceux qui firent la conquête du pays. Il est principalement d’obédience anglo-saxonne, mais nul doute que les baladins qui firent son histoire n’étaient pas insensibles à des musiques venues d’ailleurs et les incorporèrent à leur manière dans les chansons. Certains airs peuvent remonter à l’époque médiévale, tandis que d’autres furent composés par des folkeux anonymes. Il arriva que des airs traditionnels connaissent un revival via des arrangements modernes. Des chansons comme « J’entends Siffler Le Train » ou « Le Pénitencier » viennent des cette tradition folk américaine. J’ai choisi des interprétations qui avoisinent un style proche de la tradition.

The Kingston Trio – Jesse James
Une chanson sur le célèbre hors-la-loi

Ramblin’ Jack Elliott – Jack of Diamonds
Une chanson sur le jeu et les gens qui y perdent leur argent. Elle est très populaire.

Pete Seeger – Johnny Has Gone For A Soldier
Chanson d’origine irlandaise, parfois utilisée comme berceuse dans certaines versions,. Elle fut popularise pendant la guerre d’indépendance à la fin du 18ème siècle.

Jimmie Rodgers – Kisses Sweeter Than Wine
Chanson très connue qui existe dans de multiples versions. Elle a également de lointaines origines irlandaises pour la mélodie.

Shelton Brothers – Deep Elem Blues
Chanson qui parle des problèmes qui peuvent survenir entre les Blancs et les Noirs dans certaines villes américaines, quand ils sont voisins ou confinés dans des ghettos pour les Noirs.

Partis rejoindre les étoiles

Steve Lawrence (1935 – 2024)

Chanteur américain qui connut pendant 25 ans une série impressionnante de hits dont certains sont encore dans toutes les mémoires. Il fut le mari de Eydie Gormé, célèbre chanteuse américaine cousine de Neil Sedaka. Ils furent mariés pendant 55 ans et ils se produisaient parfois ensemble. Lawrence apparait dans le film Les Blues Brothers.

Pretty Blue Eyes (1959)

Go Away Little Girl (1962)

Eric Carmen (1949 – 2024)

Chanteur américain compositeur, guitariste, clavier. Il connut ses premiers succès avec le groupe des Raspberries, puis en solo

All By Myself (1975) en solo

Don’t Want To Say Goodbye (1972) avec les Raspberries

En passant

Inventaire musical à la Prévert (181)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Long John Baldry – Long John’s Blues LP UK 1966

Long John Baldry (1941 – 2005) commença sa carrière comme chanteur de blues dans la lignée des Alexis Korner, Cyril Davies, John Mayall, cette fameuse équipe qui implanta un blues un peu modernisé à travers les oreilles anglaises. Il trouva son nom d’artiste en s’inspirant de sa taille, il mesure 2 mètres. Son groupe les Hoochie Coochie Men est lui inspiré par la chanson du même nom, dans lequel on peut remarquer une fugitive apparition de Rod Stewart, sans apparaître vraiment dans les enregistrements.
Cet album est en quelque sorte un coup de chance et un témoignage, car beaucoup de grandes compagnies hésitent à sortir ce genre d’enregistrements, ils considèrent que cette musique a un impact commercial limité, bien que les clubs et les pubs en raffolent. Il n’y a qu’à prendre en considération les noms que j’ai cités plus haut et regarder leur discographie de l’époque, c’est vraiment la portion congrue. L’album de Baldry est assez puriste, il n’y a pas encore les envolées que l’on trouvera deux ou trois ans plus tard chez d’autres artistes venant de la même école. L’album ne contient pratiquement que des reprises, titres qui parleront à la plupart des spécialistes du genre. Mais cela s’écoute avec le plus grand plaisir et on se laisse vitre entrainer. Malheureusement le chanteur se tourna très rapidement vers la variété pop, il sera même no 1 en Angleterre, fera une carrière assez fructueuse, mais reviendra un peu àau blues vers la fin de sa vie.

Artiste : Long John Baldry 
Titre : Long John’s Blues
Genre : blues
Label : United Artists
No Catalogue : ULP 1081 mono
Pays : USA, 1964
Meilleure enchère sur Ebay 280 euros, copie UK originale.
Note: Le disque fut aussi publié en France et aux USA, plusieurs fois réédité.

Hoochie Coochie Man

Documents Long John Baldry

Collectors d’un peu partout

Long Chris & Les Daltons EP France

Long Chris & Les Daltons – EP Pacific 91.495 B, France, publié en 1962, meilleure enchère sur Ebay 81 euros.

Un disque qui nous replonge dans les années twist en France. C’est la première tentative de ce groupe qui essaye de s’élever à la hauteur des plus célèbres comme le Chaussettes Noires, les Chats Sauvages, les Pirates. Long Chris est un pote à Johnny Hallyday d’avant les années glorieuses. Le succès de l’un donne l’idée à l’autre d’essayer d’en faire autant et de monter un groupe avec les Daltons comme accompagnateurs. Ils signent avec un label de moyenne importance, Pacific. Même s’ils n’obtient qu’un succès modéré, le disque a la saveur de ces années-là. Si on peut lui reprocher un manque d’originalité au niveau des titres, il se magnifie quand même par le seul original du disque « Dalton City », un instrumental à la Shadows composé par le guitariste soliste Jean-Pierre Bordi, avec qui j’ai pu faire plus ample connaissance par la suite. J’ai rencontré pas mal de gens sympas dans le showbiz, mais lui mérite une médaille de gentillesse. Les trois autres titres proviennent du répertoire de Fats Domino, Gene Vincent, Jerry Lee Lewis. Pour les deux disques suivants, ils furent signés par Philips, ce qui ne leur apporta pas plus de gloire. Le seul qui tira vraiment son épingle fut Long Chris longtemps complice de Johnny, et sa fille Adeline en fit même son beau-fils. Il fut aussi comme compositeur le responsable d’un album plutôt légendaire « Chansons Bizarres Pour Gens Etranges ».
Cet EP garde toute la saveur d’une époque où l’on savait bien s’amuser et se distraire en remettant mille fois sur son Teppaz, Long Chris et les Daltons bien sûr.

Dalton City

Hello Josephine

Monsieur « Pas De Chance »

Beau Blond Bébé

Document à propos des Daltons

Jean-Pierre Bordi en guitariste accompagnateur improvisé de Françoise Hardy

Documents – Musique etc…

Trois x Rolling Stones reprises en français…

Marie Laforêt – Marie Douceur Marie Colère (Paint It Black)

Jean Mareska – Lady Jane

Eddy Mitchell – Rien Qu’un Seul Mot (Satisfaction)

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

Donovan – Three King Fishers

Irish Coffee – The Show

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

The Turbines – Rules of the Road