En passant

Dimanche en quelques manches de printemps (1)

Deux musiques pour débuter pop

Allman Brothers Band – Don’t Want You No More

Ten Years After – Bad Scene

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Mas Que Nada

Une des chansons les plus connues venues du Brésil, le pays de la samba. Enregistrée par le compositeur Jorge Ben en 1963, elle est connue d’abord au Brésil. Il faudra la version de Sergio Mendes en 1966 pour la propulser au niveau mondial. Elle devient alors la version de référence, quand on cite le titre on pense immédiatement à Sergio Mendes. Encore une de ces chansons qu’il suffit d’entendre une fois pour s’en rappeler toute la vie.

Version originale Jorge Ben, 1963

La version Sergio Mendes & Brasil ’66, 1966

On les entend jamais

Pour la quasi totalité des artistes, les discographies sont parsemées de titres que l’on n’entend jamais, seules les écoutes privées peuvent quelque peu renverser la tendance. Il y a pourtant des choses plaisantes, intéressantes, voire même géniales. Partons à la découverte des ces spécialités dans un joyeux mélange de style…

Des artistes plus ou moins connus et des titres de leur répertoire plus ou moins oubliés, toutes époques.

Sixties obscures anglaises

Saker – Foggy Tuesday (1968)

The Nocturnes – A New Man (1968)

Factotums – I Can’t Give You Anything But Love (1966)

Persimmon’s Peculiar Shades – Coplington (1968)

Gene Latter – Don’t Go (1966)

Pierre Desproges – Claude Piéplu

Strictement Folk Americain VII

Le folk américain est un joyeux mélange de tous les styles de musiques folkloriques importés par ceux qui firent la conquête du pays. Il est principalement d’obédience anglo-saxonne, mais nul doute que les baladins qui firent son histoire n’étaient pas insensibles à des musiques venues d’ailleurs et les incorporèrent à leur manière dans les chansons. Certains airs peuvent remonter à l’époque médiévale, tandis que d’autres furent composés par des folkeux anonymes. Il arriva que des airs traditionnels connaissent un revival via des arrangements modernes. Des chansons comme « J’entends Siffler Le Train » ou « Le Pénitencier » viennent des cette tradition folk américaine. J’ai choisi des interprétations qui avoisinent un style proche de la tradition.

Cedric Watson – Darlin Cori
Une chanson qui existe en plusieurs tendances, ici il est question d’une femme. Mais certaines versions traitent de moonshine, un mot qui désigne la fabrication d’alcool clandestin à haute teneur en alcool et fabriqué clandestinement pendant la nuit. Cela correspond à notre tord-boyaux.

Scott Shaddox – Battle Hymn of the Republic
Chanson abolitionniste de l’esclavage qui trouve son origine durant la guerre de sécession. Elle est presque un second hymne américain qu’on peut aussi trouver sous d’autres titres « Glory, Glory Hallelujah » ou John’s Brown Body ». Elle est connue mondialement.

Cedarmont Kids – The Animal Fair
Le folk américain a aussi de nombreuses chanson qui sont plus particulièrement destinées aux enfants et presque exclusivement chantées par eux ou pour eux. C’est un équivalent de nos chansons d’écoliers vu sous l’oeil américain.

Red Patterson’s Piedmont Log Rollers – Down on the Banks of the Ohio
L’histoire d’un amoureux qui tue la femme de ses rêves qui ne veut pas de lui. Il ne faut pas se méprendre sur le terme « banks » qui signifie ici les rives ou rivages du fleuve Ohio, endroit où est commis le meurtre. C’est un pur folk traditionnel aux compositeurs inconnus.

The Earthy Side – Lydia Pinkham
Cette chanson parle d’une femme qui a réellement existé au 19ème, Lydia Pinkham. Elle mit au point une boisson alcoolisée, sorte de potion miracle, qui avait la prétention de guérir ou soulager bien des maux, notamment les problèmes menstruels chez la femme. Par ironie, l’histoire devint une chanson à boire, bien des ivrognes en firent une grande consommation à titre préventif. Bien des années plus tard, elle resurgira en Angleterre dans une forme moderne par le groupe Scaffold, dans lequel on trouve un frère à Paul McCartney, sous le titre « Lily The Pink ». Ce fut un gros succès, également en France vis la version de Richard Anthony « Le Sirop Typhon ».

Partis rejoindre les étoiles

Jimmy Hastings (1938 – 2024)

Saxophoniste et flûtiste, il fit partie de nombreuses formations dont Caravan, Soft Machine, Trapeze, Hatfield & the North.

Caravan – Hello Hello (1970)

Hatfield And The North – Share It (1974)

Steve Harley (1951 – 2024)

Chanteur et compositeur, il fit partie du très connu groupe de glam rock Cockney Rebel, puis en solo. Le groupe se reforme à plusieurs occasions.

Judy Teen (1974)

Steve Harley & Cockney Rebel ~ Make Me Smile (1975)

John Blunt (1947 – 2024)

Au sein des Searchers, il fut le remplaçant de Chris Curtis à la batterie en 1966. Il fit partie du groupe jusqu’en 1969.

Have You Ever Loved Somebody (1966)

Popcorn Double Feature (1967)

En passant

Inventaire musical à la Prévert (182)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Dick Dale – Calling Up Spirits LP UK / USA 1996

Dick Dale (1937-2019), guitariste américain, eut une énorme influence sur les guitaristes modernes. La légende des guitares et amplis Fender s’est construite un peu grâce à lui. Il est sans conteste l’inventeur de la surf music, mais il mit tout cela au point en expérimentant de nouvelles techniques notamment celle de la réverbération, ce son aquatique propre au surf. Etant gaucher, il avait la particularité de jouer sur des guitares adéquates, mais d’inverser l’ordre des cordes, la basses en bas. Le pic de sa popularité se situe au début des sixties avec « Misirlou » l’un des instrumentaux les plus connus pour la guitare, dont il fait la version de référence. Cette mélodie est un traditionnel connu en Grèce et dans les pays arabes, il a lui-même des origines libanaises par ses ancêtres.
Cet album est une sorte de résurrection pour lui, bien qu’il ne soit jamais tombé dans l’oubli, car c’est justement son fameux hit qui sert de générique au film Pulp Fiction. Si cela relança définitivement sa carrière jusqu’à sa mort, Dick Dale a bien changé entretemps. Il est devenu un peu mystique et cela se retrouve dans cet album, pas tellement au niveau de la musique très souvent endiablée qui parsème les plages de l’album, mais dans une sorte de communion d’esprit avec les habitants primitifs de l’Amérique, les Indiens. Il l’écrit noir sur blanc dans les commentaires de l’album. De plus il doit soigner un cancer à répétition, ce qui peut pousser à une certaine manière de voir les choses.
Cet album est aussi un délice à l’écoute, du matériel original signé Dick Dale, trois reprises dont une de Jimi Hendrix, les fans trouveront laquelle. Deux titres chantés, car il chante aussi et joue même de la trompette. Du surf, de la pop, des titres qui bougent, certains pourraient servir de générique à un série tv. Cet album à bientôt 30 ans, m… je n’ai pas vu le temps passer.

Artiste : Dick Dale
Titre : Calling Up Spirits

Genre : surf, pop
Label : Beggars Banquet
No Catalogue : BBQLP 184
Pays : UK / USA 1964
Meilleure enchère sur Ebay 28 euros.
Note: Bien que le sessions eurent lieu au USA, c’est un label anglais à qui revient l’initiative. L’album fut publié en vinyle seulement en Angleterre.

Nitrus

Documents Dick Dale

Collectors d’un peu partout

The Four Tops EP France

The Four Tops – EP Tamla Motown TMEF 511, France, publié en 1965, meilleure enchère sur Ebay 175 euros.

En 1964, la label Tamla Motown change de distributeur pour la France, de Barclay à EMI. La distribution par Barclay est assez minimaliste avec souvent des pochettes peu attrayantes. Cela change du tout au tout avec EMI, on publie beaucoup plus d’artistes et les pochettes sont souvent plus que jolies avec des photos en couleurs pour la plupart. Le label étant principalement squatté par des artistes noirs, le fait de présenter l’artiste avec une photo en couleurs ajoute un certain charme.
Ce deuxième EP des Four Tops édité en France reste encore assez confidentiel, si le groupe est fort connu aux USA, il peine encore à s’imposer internationalement, bien que « I Can’t Help Myself » est leur premier no 1 dans leur pays. Ce sera chose faite l’année suivante avec une série de hits encore dans toutes les mémoires. En attendant, les collectionneurs collectent les pièces les plus rares dont celle-ci.

I Can’t Help Myself

Sad Souvenirs

Ask The Lonely

Where Did You Go

Document à propos des Four Tops

Le premier hit international

Documents – Musique etc…

Trois x Kinks reprises en français…

Petula Clark – Un Jeune Homme Bien (A Well Respected Man)

Dick Rivers – La Seule Qui Me Tient (You Really Got Me)

Les Lionceaux – Le Jour, La Nuit, Le Jour (All Day And All Of The Night)

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

The Pentangle – Light Flight

The Small Faces – Wham Bam Thank You Mam

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Chris Isaak – Can’t Do A Thing To Stop Me