Un cuvée dans le garage

Un voyage dans les obscurités garage punk sixties. Les Américains furent les rois dans ce domaine. Tout bled perdu au fin fond d’un état et qui avait au moins 500 habitants, avait son studio d’enregistrement. Très souvent, de petits groupes du coin acquirent une certaine dextérité musicale et surtout n’avaient guère d’autres distractions pour passer le temps. Le deal, c’était de se faire remarquer par un label de plus grande envergure et signer un contra. Pour cela, des directeurs artistiques sillonnaient les campagnes à la recherches de ces perles rares. Quelquefois ils en trouvaient, et beaucoup plus rarement ils parvenaient à en faire des plus ou moins grosses vedettes. Rien ne s’est vraiment perdu, car ces disques furent compilés dans des centaines de galettes vinyles dans les années 70 et 80. Moi-même, j’en possède une belle collection, certaines depuis 40 ans. Je les considère vraiment comme le testament de la part obscure des sixties. Voici une sélection dans n’importe quel ordre, le seul pont commun c’est que ce sont des groupes américains d’époque entre garage et début du psychédélique.

chansons que j’aime de chanteurs que je n’écoute pas

Il y a des chanteurs qui ne sont pas vraiment ma tasse de thé, que je n’écoute pas beaucoup, ce n’est pas une critique mais un choix personnel. Je me suis quand même dans certains cas fendu de l’achat d’un disque, car il arrive parfois que chez eux, j’aime bien une chanson ou l’autre. Alors voici un choix dans cet esprit.

C’est une des rares chansons de Gérard Lenorman que l’on peut classer ailleurs que dans la variété.

Une que j’aimais bien, les paroles sont bien posées sur le sujet.

Serge Lama est plutôt un bon interprète, il sait faire passer ses sentiments dans une chanson, c’est bien le cas ici.

De Michel Sardou, je n’en retiendrai qu’une : celle-ci.

Pour le moins, Dave possède une voix avec pleine de possibilités, sans doute mal exploitées. D’abord une face A puis la face B de son tube « Vanina », c’est une chanson qui m’a toujours plu, c’est bien la seule.

Une assez belle reprise d’un des excellents titres de Gilbert Bécaud, dommage que cela sonne un peu trop synthé, mais on est 25 ans plus tard.

Pour moi Michel Delpech, il y avait « Chez Laurette » que j’aimais bien. mais bien plus tard j’ai trouvé un certain charme à cette histoire de rock. Plus drôle, j’avais un copain, entendez par là qu’il n’y avait rien de sexuel, dont j’ai été le photographe pour son mariage, qui lui ressemblait assez étonnamment.

Changeons un peu de langue, avec une chanson à laquelle j’ai vraiment succombé, la plus célèbre de Meccano. De toutes celles que je propose dans ce listing, c’est encore celle que j’écoute le plus souvent. Il existe une version française, mais c’est vachement plus beau en espagnol.

Je n’ai jamais été vraiment Eurovision, ni partisan du « la la la » dans les chansons, pourtant j’ai passablement écouté celle qui remporta le prix en 1968 pour l’Espagne. Sans doute si elle n’avait pas été chantée en espagnol, j’aurais zappé. Mais c’est quand même une langue qui chante d’elle même avec de jolis sons, c’est une sorte de romantisme qui je partage encore plus avec l’italien. Bon 1 minute de « la la la » à la fin, faut aimer.

Je me souviens très bien de ce dimanche, il y a une trentaine d’années. Alors que mes parents regardaient « Dimanche Martin » et que je lisais le canard du dimanche, j’ai entendu ce truc. Et ma foi, je ne peux pas dire que j’ai détesté.

Du côté de l’Italie, un disque que j’ai depuis 50 ans, trouvé d’occasion dans un grand magasin. Au dos d’une reprise de « With A Girl Like You » des Troggs, un gentil slow qui aurait mérite de figurer en face principale.

Un petit 45 tours vers 1975, un truc un peu spécial, qu’il me faut ressortir de temps en temps, une plaisante histoire belge.