En passant

Vinyles en fusion (185)

Il n’a jamais existé un France un organe officiel qui représente exactement la popularité d’une chanson, ce que nous appelons le hit parade. Par contre les Américains et les Anglais sont beaucoup plus organisés et ces classements existent pratiquement depuis 1900. Ce sont de véritables industries du classement qui analysent les ventes, les passages radio ou télévision. Ils sont compilés dans des classements qui reflètent les critères précédents. Ces classements hebdomadaires rebondissent sur un classement annuel qui reflète le nombre de semaines où la chanson apparait ainsi que sa position dans le classement. Au final, ces données permettent d’établir les chansons les plus populaires de l’année. Aux USA le Cashbox et le Billboard sont les deux principaux organes qui établissent les statistiques. Bien qu’ils agissent séparément, le résultat est assez identique, une chanson peut-être no 1 à une place et no 2 dans l’autre, mais jamais un no 1 sera no 20 dans dans le second. Voici à partir de 1956, année ou le rock and roll est bien établi, les cinq meilleures chansons de l’année.

1984

 1) Stevie Wonder – I Just Called To Say I Love You (430 points)

 2) ex aequo Lionel Richie – Hello  (430 points)

 3) Foreigner – I Want To Know What Love Is  (423 points)

 4) Deniece Williams – Let’s Hear It For The Boy  (422 points)

 5) George Michael – Careless Whisper (415 points)

Les albums de compilation existent depuis les débuts du microsillon. Il y a principalement deux tendances. La première est du style « Best Of », c’est à dire qu’il regroupe en général des titres d’un artiste qui sont issus de différents enregistrements qui peuvent s’étaler très largement dans le temps et la carrière de l’artiste. Le seconde fait plutôt appel à des artistes différents, évoluant plus ou moins dans un style ciblé, sous un thème précis, ou regroupant des artistes du même label. Il n’y a en fait aucune règle, c’est très vaste. A partir de 1967, Philips France a édité une série d’albums de compilation sous le titre de « Made In England ». Elle présente un intérêt évident, au moins pour les plus fauchés, car elle regroupe des noms connus et surtout pratiquement que des hits. Avec le prix d’un album, parfois proposé en petit prix, il permet d’obtenir des succès plutôt réputés, alors qu’il aurait fallu acheter plusieurs EP’s pour les acquérir tous. Bien sûr, ces compilations sont publiés avec un décalage de quelques mois, le temps que les succès se tassent un peu et ne stoppe pas la vente des premières éditions. Mais le décalage est assez minime et tout le monde se rappelle encore de ces succès. Voici le volume 2 de cette série

The Troggs – Give It To Me

Blues Magoos – We Ain t Got Nothin Yet

Keith – 98.6

The Walker Brothers – Stay With Me Baby

Manfred Mann – Ha Ha Said The Clown

The Hollies – On A Carousel

Spencer Davis Group – I’m A Man

The Vip’s – Straight Down To The Bottom

The New Vaudeville Band – Peek-A-Boo

Jimmy Cliff – Give And Take

Dave Dee, Dozy, Beaky, Mick & Tich – Touch Me Touch Me

The Troggs ‎– Mona

La France n’a pas le monopole du disque de collection. Il existe ailleurs et même dans des quantités qui peuvent laisser la France loin derrière. Il n’y a pas de formule magique pour qu’un disque devienne un collector. Un des critères pour qu’il le devienne, c’est la rareté multipliée par son attrait pour les collectionneurs. Parmi les artistes, il faut distinguer ceux qui arrivent à franchir la porte du collectionneur, certains ne le sont peu ou pas, d’autres s’installent volontiers dans les discothèques personnelles. Ces critères sont très subjectifs, mais il est certain qu’il y a des disques qui atteignent des fortunes et d’autres dont on a de la peine à se débarrasser pour des sommes très modiques. Des artistes inconnus peuvent avoir des publications qui s’arrachent à prix d’or, tandis que des célébrités sont boudées par les collectionneurs. Nous allons nous promener régulièrement parmi certains de ces collectors internationaux dont vous ne soupçonnez peut-être pas l’existence, mais qui sont souvent des pièces qui se négocient à bon prix. Pour les albums je me contenterai d’un ou deux exemples et pour le reste l’intégralité des titres si disponibles sur Youtube. Vous ferez certainement des découvertes.

The Paramounts UK EP

Les encyclopédistes savent que Procol Harum se nommait Paramounts avant d’immortaliser le fameux succès « A Whiter Shade Of Pale ». S’ils purent avec cela se pavaner et réaliser une des plus grosses vente de singles des sixties, les débuts furent autrement plus modestes. Ils publièrent six singles pour le compte de Parlophone, qui n’eurent que peu de retentissement. Cette période permit quand même de voir naître deux assez gros collectors sous forme de EP’s. L’un publié en Angleterre en 1964 (celui-ci) et un en France en 1965.
La démarche du groupe s’apparente à une veine R&B avec de nombreuses reprises d’artistes noirs. Précisons aussi que la formation des Paramounts sera aussi celle de Procol Harun avec des musiciens de studio additionnels. Le guitariste du groupe, Robin Trower, partira au tournant des seventies pour faire une fructueuse carrière de soliste.
Voici ce fameux EP qui couple deux singles. Sur la pochette, on peut reconnaître Gary Brooker à gauche et Robin Trower debout au milieu. Les fans de Procol Harum ne seront pas trop dépaysés, la voix de Gary Brooker est très reconnaissable. Hasards de la vie, quand j’ai acheté ce disque, je ne pensais pas que 56 ans plus tard je rendrais un hommage à l’un des membres du groupe.

UK 1964 -The Paramounts – Parlophone GEP 8908. Meilleure enchère sur Ebay 590 euros

Little Bitty Pretty One

A Certain Girl

Poison Ivy

I Feel Good All Over

Bonus

Enregistrés à l’époque, mais restés inédits jusqu’à la compilation Edsel en 1984, voici une petite sélection de ces inédits très intéressants.

Brand New Cadillac, reprise de Vince Taylor

You Got What I Want, reprise des Sorrows

Freedom, reprise de Charles Mingus

Toujours la même chanson

Il est rare qu’une chanson ne soit jamais reprise si elle a eu un peu de succès. Quand on est lassé d’une version, il peut s’avérer plaisant d’en écouter une autre. Il arrivé même que l’on soit étonné par une reprise à laquelle on se s’attendait pas ou encore découvrir le créateur de la version originale. dont on ignore complètement l’existence. C’est un jeu où je me défends très bien. Alors selon ce principe, je vous propose en premier la version originale, en second une reprise française, et en troisième une autre version, que vous ne connaissez pas forcément.

Oscar Brown Jr – Work Song (1960)

Claude Nougaro – Sing Sing Song

Nat Adderley – Work Song

En passant

Vinyles en fusion (183)

A mes visiteurs,

Je vais complètement réorganiser le blog. J’ai publié plus de 2000 articles au fil du temps et cela commence à prendre de la place. De plus, je remarque que des vieux articles ne sont absolument plus lus, donc je vais diminuer la voilure.
Il y a aussi un autre phénomène qui commence à me faire monter la moutarde dans le nez. Des gens mal intentionnés se font passer pour des pénalistes et prétendent vous faire cracher de l’argent en vous accusant de violer les droits d’auteurs, l’IA n’est sans doute pas étrangère à cela pour la récolte. J’ai récemment vécu un cas avec une photo personnelle publiée en 2011, donc qui m’appartient, un site l’a reprise 2017 en s’attribuant les droits d’auteurs. Cerise sur la gâteau, via une société tierce et pas très sérieuse au niveau du droit, ils prétendent m’accuser d’utilisation sans autorisation et demandent une indemnisation. La justice et les jugements par email, ce n’est pas sérieux. Voilà où nous en sommes aujourd’hui, il y a des milliers de témoignages semblables, la Toile en déborde. Je sais que je suis dans mon bon droit, cala tombe bien car j’ai une amie qui est juriste et pourra me confirmer la chose si besoin était. J’en arrive à la conclusion que je ne vais pas passer mes futures journées à me justifier face à ce genre d’attaque. Cela modifiera un peu le contenu du site.
Je vais surtout laisser les articles musicaux, les textes sont de moi, les vidéos de Youtube et ce n’est pas eux qui vont se manifester pour avoir mis un lien sur mon blog. Et puis, malgré tout, je me suis plus extasié dans ma vie sur la musique que sur des paires de jambes en nylon.
Pour le bas nylon, ce sera sensiblement différent. Il y aura toujours des photos, mais elles seront enlevées après un laps de temps et seront postées dans des articles à part. La plupart des photos « nylon » ne sont plus visibles, ce sera de la nourriture en moins pour ces « justiciers » d’opéra, désolé pour vous.
Au pire, si cela devait quand même arriver, je mettrai le site en privé.
Merci de votre attention.

Il n’a jamais existé un France un organe officiel qui représente exactement la popularité d’une chanson, ce que nous appelons le hit parade. Par contre les Américains et les Anglais sont beaucoup plus organisés et ces classements existent pratiquement depuis 1900. Ce sont de véritables industries du classement qui analysent les ventes, les passages radio ou télévision. Ils sont compilés dans des classements qui reflètent les critères précédents. Ces classements hebdomadaires rebondissent sur un classement annuel qui reflète le nombre de semaines où la chanson apparait ainsi que sa position dans le classement. Au final, ces données permettent d’établir les chansons les plus populaires de l’année. Aux USA le Cashbox et le Billboard sont les deux principaux organes qui établissent les statistiques. Bien qu’ils agissent séparément, le résultat est assez identique, une chanson peut-être no 1 à une place et no 2 dans l’autre, mais jamais un no 1 sera no 20 dans dans le second. Voici à partir de 1956, année ou le rock and roll est bien établi, les cinq meilleures chansons de l’année.

1982

 1) Paul McCartney & Stevie Wonder – Ebony and Ivory  (467 points)

2) Men At Work – Down Under (463 points)

3) Survivor – Eye Of The Tiger (459 points)

4) Dexys Midnight Runners – Come On Eileen  (439 points)

5) Steve Miller Band – Abracadabra (439 points)

Documents

Des archives musicales, peu importe le pays, de la télévision ou autres durant les seventies

Eric Clapton – Layla

La pop en version étrangère

Il est toujours curieux d’entendre une chanson que l’on connaît bien dans une autre langue. Le phénomène de reprendre une chanson connue dans une autre langue est un phénomène planétaire. La mélodie reste, mais la consonnance d’une langue peut lui donner une ambiance différente. Voici une sélection de trois chansons d’artistes anglophones interprétés dans une langue plus ou moins exotique. Pour ceux qui voudraient entendre la version originale, un clic sur Youtube apportera la réponse.

Play With Fire, version originale Rolling Stones, 1965
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Version en espagnol par J.M. Baule, 2019

Mas Que Nada, réécriture de Nanã Imborô, version originale Jorge Ben, 1963
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Version en italien par Marita, 1968

Première version enregistrée, The Great Society avec Grace Slick, 1966
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Version en serbe par Seka Kojadinović, 1968

Trois très belles reprises…

Senator Bobby – Wild Thing (Loved Ones)

The Animals – Don’t Let Me Be Misunderstood (Nina Simone)

Manfred Mann – Mighty Quinn (Bob Dylan)

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