Se faire poser un lapin à Pâques par un agneau, voilà une bien terrible situation. Heureusement il n’en est rien, du moins pour moi. Je mange mes oeufs teints comme tout le monde, autre manière de marquer cette fête traditionnelle. J’ai toujours été fasciné par tout ce qu’on peut faire avec un oeuf. Mille manières de la préparer rien que lui tout seul. Vous le mettez dans une poêle et il devient au plat. Un rien différent, voilà le belle omelette, avec des truffes c’est divin. Dans une marmite avec de l’eau chaude, il peut se transformer en dur, mais pas tellement à cuire. Jeté dans un bouillon pendant la cuisson, il se fait nuage. D’une de ces manières vous pouvez le marier avec d’autres aliments. Une bonne salade de rampons, de doucette, de salade de blé, cela dépend du pays dans lequel vous habitez, avec un oeuf dur et des lardons, mmmmm. Mon père qui était tout sauf un grand cuisinier avait une recette pour le moins originale que j’aimais bien tout gamin. Vous faites cuire du vin que vous sucrez pour enlever l’amer. Ensuite vous prenez des biscottes que vous faites tremper dans ce vin de manière à ce qu’elles deviennent toutes imbibées. Un oeuf au plat par dessus et vous avez le résultat final. A manger quand on a une petite faim. Dans son enfance, la viande était un luxe, alors on faisait avec les moyens du bord. L’oeuf, un aliment qui peut s’accompagner lui-même. Un oeuf dur et de la mayonnaise, ça vous dit quelque chose, sans doute. La mayonnaise, une invention française semble-t-il, qu’il a fallu bien des siècles pour qu’elle apparaisse. Ainsi, l’oeuf accède accède à la gastronomie avec son côté velouté. Pour qu’elle reste digne du gastronome, point de produit industriel, montée avec une huile d’olive goûteuse elle satisfera les plus fins becs. Je ne parlerai que peu de l’oeuf dans tout ce qu’il sert comme support, la pâtisserie en est la meilleure illustration. L’emploi du mot dans les expressions françaises ne saurait point faire partie des plats posés sur la table, mais bien d’un parler plutôt rigolard.
Et puis l’oeuf est le berceau de pas mal d’espèces vivantes. Nous y avons échappé, nous l’homme, mais imaginez si cela avait été le cas. Vous voyez votre chère épouse assise sur un oeuf en train de couver? Ca y est, vous pensez déjà que le Boss à la coquille du crâne quelque peu fêlée, le cerveau qui prend l’air. Mais non, mais non, si je parle avec un texte en forme ovoïde, c’est que j’ai rencontré une poule un peu particulière, une poule fétichiste. Certes elles pond des oeufs, de Pâques même, mais à force de regarder le Boss bloguer elle pond des trucs bizarres. A l’intérieur, point de jaune, ni de blanc, mais des petites images. Elle a bien compris ce que le Boss aime pardessus tout, soupçonner, deviner, voir une image furtive. Mais de qui? Mais de femme qui portent des bas. Alors j’ai cassé la coquille de ces premières pontes… Joyeuses Pâques!
Le bas nylon s’éclate en bulles colorées dans les désirs des hommes, qui n’ont jamais eu la chance de l’admirer de près, encore moins de le toucher. Ce livre qui se veut une petite encyclopédie didactique sur le bas nylon, aborde tous ses aspects, son histoire, ses accessoires, et la façon de l’apprivoiser ou l’admirer par ceux qui n’ont connu que les collants. Il rafraîchira aussi la mémoire de celles qui le portent de temps en temps, en leur rappelant les choses essentielles pour faire de lui un instrument de séduction incontournable et surtout confortable. C’est un livre à offrir à la dame de ses rêves, où de manière plus indirecte, à laisser traîner négligemment sur la table du salon. Nul doute qu’elle le lira et, qui sait, lui donnera des idées.
Illustré par de nombreuses photos dont certaines inédites.