En passant

Dimanche en quelques manches d’hiver (10)

Deux musiques pour débuter surf and cool

The Everly Brothers – So Sad

The Five Americans – Now That It’s Over

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

The Sounds Of Silence

Sans doute une chanson un peu plus immortelle que bien d’autres. C’est bien sûr le duo Simon And Garfunkel qui en est responsable. Ce que pas mal de gens ignorent, c’est qu’à l’origine c’est une chanson dans un style purement folk qui fut publiée sur le premier album du duo. Ce n’est pas un tremblement de terre. Mais une année plus tard le producteur Tom Wilson, sans demander l’avis des artistes, fait un remixage en lui ajoutant de la guitare électrique et de la batterie. C’est cette seconde version qui devient un hit mondial, et généralement celle que l’on entend encore aujourd’hui. Il en existe des centaines de reprises, électriques ou non.

Simon And Garfunkel, version originale, 1964

Version électrique, 1965

On les entend jamais

Pour la quasi totalité des artistes, les discographies sont parsemées de titres que l’on n’entend jamais, seules les écoutes privées peuvent quelque peu renverser la tendance. Il y a pourtant des choses plaisantes, intéressantes, voire même géniales. Partons à la découverte des ces spécialités dans un joyeux mélange de style…

Des artistes plus ou moins connus et des titres de leur répertoire plus ou moins oubliés, toutes époques.

Début des seventies

Les Humphries Singers – We’ll Fly you To The Promised Land

Mungo Jerry – Sad Eyed Joe

Hawkwind – Seven By Seven

Jupiter Sunset – Monte-Carlo

Rumplestiltskin – Can’t You Feel It

Pierre Perret – Les Soeurs Jumelles

Strictement Folk Americain VI

Le folk américain est un joyeux mélange de tous les styles de musiques folkloriques importés par ceux qui firent la conquête du pays. Il est principalement d’obédience anglo-saxonne, mais nul doute que les baladins qui firent son histoire n’étaient pas insensibles à des musiques venues d’ailleurs et les incorporèrent à leur manière dans les chansons. Certains airs peuvent remonter à l’époque médiévale, tandis que d’autres furent composés par des folkeux anonymes. Il arriva que des airs traditionnels connaissent un revival via des arrangements modernes. Des chansons comme « J’entends Siffler Le Train » ou « Le Pénitencier » viennent des cette tradition folk américaine. J’ai choisi des interprétations qui avoisinent un style proche de la tradition.

Leadbelly – Black Betty
Chansons dont les origines sont incertaines, mais assurément très anciennes. Il est en général admis que cette expression fait référence à quelque chose qui n’est pas gai ou une situation malheureuse. On disait d’un ivrogne quand il buvait à la bouteille qu’il embrassait Black Betty. Elle fut popularisée par le Noir Leadbelly et connut un succès définitif via la version hard rock du groupe Ram Jam en 1977.

Darby & Tarlton – Birmingham Jail
Aux USA, il y a quelques prisons qui sont célèbres comme Alcatraz. Ici, il s’agit de celle de Birmingham une ville qui se trouve en Alabama. On devine que les paroles ne sont pas un hymne à la joie.

Bessie Smith – Careless Love Blues
Le folk américain n’est pas exclusivement le fait des Blancs. Certaines chansons peuvent avoir été mises en forme par les Noirs, mais s’intègrent dans le répertoire blanc sans problèmes. On ignore parfois si leurs origines sont blanches ou noires, tout au plus l’interprétation peu faire la différence, plutôt jazz pour les uns et country pour les autres. On peut imaginer que la musique a joué son rôle dans l’abolition du racisme via les échanges multiraciaux. Ici, il s’agit d’une chanson qui remonte au 19ème siècle. On fait souvent référence à la version de Bessie Smith enregistrée en 1925, pour l’avoir mise en lumière.

Buell Kazee – The Butcher’s Boy
Chanson d’origine anglaise, parlant d’un amour malheureux entre un garçon boucher qui abandonne son amie qui se suicidera. C’est une de ces nombreuses chanson de folk qui peut avoir pour origine une histoire vraie.

Diana Taraz – Katy Cruel
Chanson très connue dont les origines américaines remontent à la guerre civile. En France elle fait partie du répertoire de Marie Laforêt et Joe Dassin.

Partis rejoindre les étoiles

Ronnie Gilbert (1946 – 2024)

Bassiste, compositeur et membre des psychédéliques Blues Magoos

We Ain’t Got Nothin’ Yet

Pipe Dream

David Libert (1943 – 2024)

Membre fondateur des Happenings, groupe essentiellement vocal. Ils connurent une série de hits entre 1965 et 1970, essentiellement avec des reprises bien orientées vocalement. Le groupe existe encore.

See You In September

I Got Rhythm

Ian Amey (Tich) (1944 – 2024)

Guitariste soliste du groupe anglais Dave Dee, Dozy, Beaky, Mick & Tich. Ils connurent une longue séries de hits entre 1965 et 1970, dont plusieurs no 1 dans différents pays européens, au Canada, en Nouvelle Zélande. Un reliquat du groupe tourne encore aujourd’hui.

Bend It

The Legend Of Xanadu

En passant

Inventaire musical à la Prévert (178)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Lord Sutch & Heavy Friends, LP USA 1970

Ce farfelu de Screamin’ Lord Sutch (1940 – 1999) qui s’inspira de son pendant américain Screamin’ Jay Hawkins consacra la première partie de sa carrière à faire revivre à travers ses chansons, le folklore qui revisite les thèmes classiques de l’épouvante, Dracula et autres Jack l’Eventreur à destination des teenagers anglais. La critique le considère volontiers comme un chanteur aux possibilités limités, mais dans le domaine on a vu pire sans aller chercher très loin. S’il n’obtient pas vraiment de succès, il suscite une certaine curiosité. Parallèlement il se mêle de politique et se présente même aux élections, son programme est aussi farfelu que le sont ses disques.
En 1970, changement de cap vers la pop. Il réussit un tour de force à se faire accompagner par des musiciens à la réputation plus que certaine, Jimmy Page, Jeff Beck, John Bonham, Nicky Hopkins, Noel Redding, ce qui n’est quand même pas trop mal. Si l’album est résolument pop, l’enthousiasme de la critique très mitigé, il est résolument descendu en flèche. Il sera même élu par un pool de la BBC en 1998, comme le pire album de tous les temps. Le public semble un peu se moquer des avis autorisés car l’album se vend plutôt bien. Ils sont sans doute plus attirés par le présence des musiciens, que par Lord Sutch lui-même, mais les mêmes chansons avec Robert Plant aux vocaux auraient sans doute fait un carton.
L’album ne contient que des titres originaux composés écrit par Sutch, certains en collaboration avec Page qui est aussi le producteur. La passions apaisées, admettons que cela n’est pas si mal que cela, loin de la descente en flèche de jadis.

Artiste : Lord Sutch & Heavy Friends
Titre : Same
Genre : pop, hard rock
Label : Cotillon
No Catalogue :  SD 9015

Pays : USA, 1970
Meilleure enchère sur Ebay : copie promo 74 euros
Note: des éditions de certains pays, Japon (139 euros, copie promo), Angleterre (134 euros), font de meilleurs scores dans les enchères. Le disque fut publié lors de sa sortie dans de nombreux pays dont la France
.

One For You

Collectors d’un peu partout

John Leyton, EP Angleterre

John Leyton – EP Top Rank JKP 3016, Angleterre, publié en 1962, meilleure enchère sur Ebay 124 euros.

John Leyton fut un chanteur très populaire avant l’avènement des Beatles. Il commença comme acteur pour le cinéma, mais à l’instigation de Robert Stigwood, il est poussé vers la chanson. Bien lui en prit car il obtient rapidement un tube avec une de ces chansons que l’on classa par la suite dans les « death songs », chansons qui parlent de la mort. D’autres exemples populaires sont « Leader Of The Pack » des Shangri-Las, ou « Terry » de Twinkle. Cette chanson « Johnny Remember Me » (Johnny Rappelle-Toi, Chats Sauvages période Mike Shannon), se classe no 1. C’est aussi l’occasion pour un autre personnage de mettre définitivement un pied dans la célébrité. Il s’agit de Joe Meek, producteur indépendant, compositeur, et surtout un preneur de son assez innovateur. Dans certains cas il signe ses compositions de son nom ou sous celui de Robert Duke, c’est le cas ici bien que le hit soit de la plume de Geoff Goddard, un membre de l’écurie à Meek qui composera d’autres succès.
Cet EP publié en 1962 compile les deux premiers hits de Leyton, l’autre étant « Wild Wind » un no 2 aussi paru en 1961. Il connaîtra d’autres succès, mais ils iront decrescendo. Cela ne l’empêchera pas d’apparaître au cinéma dans des films célèbres comme La Grande évasion. Son répertoire est assez souvent revisité et il est encore aujourd’hui populaire.

Wild Wind
Dans ce clip, les musiciens d’accompagnement sont probablement les futurs Tornados, si ce n’est pas eux cela y ressemble fortement. Heinz le bassiste des Tornados avait les cheveux blonds, mais on sait qu’avant de les lancer sous ce nom ce n’était pas le cas. Le chef d’orchestre est Charles Blackwell, même si ce nom ne dis pas grand chose aux Français, sachez qu’il a composé pour Françoise Hardy et travaillé avec Michel Polnareff et Brigitte Bardot.

You Took My Love For Granted

Johnny Remember Me

There Must Be

Document à propos de John Leyton

Lonely Johnny (1962)

Documents – Musique etc…

Trois x chansons qui cartonnèrent en Allemagne durant les sixties…

The Rainbows – Balla Balla

Graham Bonney – Super Girl
Ce chanteur sera par la suite un membre du duo les Marbles, et les groupes Rainbow, Michael Schenker Group, Alcatrazz, choses bien différentes de ce qu’il chante ici.

Casey Jones & The Governors – Don’t Ha Ha

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

The Doors – Strange Days

The Blues Magoos – Tobacco Road

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Nick Waterhouse – Song for Winners