En passant

Inventaire musical à la Prévert (125)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Artiste : The Yardbirds
Titre : Roger The Engineer
Genre : pop, psychédélique
Label : Columbia
No Catalogue :  SX 6063 (mono) SCX 6063 (stéréo)
Année : 1966
Pays : Angleterre
Meilleure enchère sur Ebay : 970 euros, édition anglaise mono
Note : Il existe une différence notable entre les éditions mono et stéréo qui sonnent différemment selon la version. La version anglaise mono est la plus recherchée.

Puisque Jeff Beck nous a quittés, c’est l’occasion de revenir à ses débuts avec ce que l’on peut considérer comme son premier album, bien qu’il soit alors le soliste des Yardbirds. Sur le plan anglais, c’est le second et dernier album publié durant l’existence du groupe. C’est aussi le seul qui a été conçu comme un album et qui ne comprend que des originaux composés par le groupe, ensemble ou collaboration entre certains membres. Il en va autrement selon certains pays qui publièrent beaucoup plus d’albums mais qui ressemblent plus à des compilations qui incluent des singles et des inédits en Angleterre. Même celui-ci, publié dans une dizaine de pays, est assez variable en contenu (moins de titres), mais arbore aussi des pochettes différentes. A l’origine, l’album n’a pas de titre, mais il fut baptisé au fil du temps « Roger The Engineer », du fait du dessin de la pochette, une caricature de l’ingénieur de son de l’album faite par le guitariste rythmique Chris Dreja. Comme je le précise plus haut, selon les éditions mono ou stéréo, à l’oreille certains titres ont des mixages et un timing un peu différents. C’est les cas notamment pour « Hot House Of Omagararshid » (le solo de Beck est différent) et « He’s Always There ». Ce dernier titre a aussi sa petite histoire. En 2008, les fameuses Pussycat Dolls reprennent la mélodie et changent le titre qui devient « When I Grow Up ». C’est un gros succès récompensé par un Music Awards. Le titre fut écrit par Jim McCarty le batteur avec Paul Samwell-Smith le bassiste. Ils touchèrent un nombre appréciable de royalties. Je connais le batteur depuis longtemps et je me souviens d’être allé voir le groupe en concert juste au moment où le fait s’est produit, on a bien rigolé. tellement le truc était inattendu.
On retrouve dans cet album un peu tout ce qui faisait l’essence des Yardbirds, le psychédélique, sans oublier des relents de blues, aussi des incursions dans le grégorien, même une pointe de racines arabes. Et avec ça, un Jeff Beck très démonstratif. Si je dois retourner un jour à l’école, j’espère qu’on m’interrogera sur cet album, je devrais faire un 10/10 les doigts dans le nez:

Lost Woman

Over, Under, Sideways, Down

The Nazz Are Blue (vocal Jeff Beck)

I Can’t Make Your Way

Rack My Mind

Farewell

Hot House Of Omagarashid

Jeff’s Boogie

He’s Always There

Turn Into Earth

What Do You Want

Ever Since The World Began

Documents

Versions mono

Hot House Of Omagararshid

He’s Always There

Et pour rigoler un peu, le versions des Pussycat Dolls, 248 millions de vues !

Un de ces nombreux groupes instrumentaux qui marcha sur les traces des Shadows. Celui-ci fut mis en orbite par le fameux producteur Joe Meek, on reconnaît d’ailleurs sa « patte  » dans les titres. C’est une des raisons qui fait sans doute jouer l’attirance pour cet unique EP français, d’ailleurs le seul de leur discographie. Les prix dans les enchères restent relativement modestes, mais le groupe reste assez peu connu, noyé dans la pléthore des productions de Meek. A la séparation du groupe en 1965, une mouture se reconvertit au beat sous le nom de Hifis et connut une certaine notoriété en Allemagne où même un album assez recherché fut publié par le label Star-Club.

The Packabeats – Vogue PNV 24116, publié en 1964, meilleure enchère sur Ebay 40 euros

Packabeat

Dream Lover

Theme From `The Traitors`

Evening In Paris

Documents

Séquences d’une réunion en 2016, quelques extraits de titres que les spécialistes reconnaîtront

Big Man, un de leurs titres les plus connus

LES DISQUES QUI N’EXISTENT PAS

Rêvons un peu. Les amateurs de vinyles sont par défaut des insatisfaits. Quand vous écoutez un album, je suis sûr qu’il vous paraît imparfait, il y a pratiquement toujours deux ou trois titres qui vous plaisent moins que les autres ou seulement deux qui vous plaisent. Le phénomène va se répéter si vous avez plusieurs albums d’une même artiste, vous adorez deux titres du premier, trois du second, un du troisième etc… cela peut aussi entrer en ligne de compte pour des 45 tours EP avec quatre titres. Quel est pour vous le disque parfait qu’il contienne quatre ou douze titres ? C’est ce que j’ai imaginé pour moi, je suis heureusement le personne qui connaît le mieux mes goûts. Alors voici des publications qui n’existent que dans mon imagination. Et comme j’aime le graphisme la pochette est également sortie d’un songe…

La plus formidable dame du rock and roll…

Mean Mean Man

There’s a Party Goin’ On

Long Tall Sally

Sticks And Stones

Documents

Hard Headed Woman, en live 1958

Let’s Have A Party, clip

2 réflexions sur “Inventaire musical à la Prévert (125)

  1. Hello M. le Boss,
    The Yardbirds, ….incontournable pour moi !
    Wanda Jackson, une sacrée chanteuse de Rock’nRoll que l’on souvent comparée à Gene Vincent
    Bonne suite de semaine
    cooldan

    • Hello Cooldan,
      Les Yardbirds… indispensable pour moi ! Je devrais les revoir cet automne.
      Wanda Jackson, je n’en vois pas une autre, j’aime particulièrement sa voix railleuse, et puis les orchestrations sont toujours au top. Il y a bien eu Janis Martin ou Barbara Pittman qui sont intéressantes, mais quand même un peu moins brillantes et leurs carrières plus assez brèves, mais c’est quand même très plaisant.
      Bonne fin de semaine

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