En passant

Inventaire musical à la Prévert (187)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Johnny Kidd & The Pirates – LP France 1970

C’est assez triste que l’un des plus grands chanteurs des sixties anglaises n’ait jamais eu un album de son vivant. Johnny Kidd (1935 – 1966) est surtout remémoré pour « Shakin’ All Over » no1 en Angleterre en 1960, un des rares authentiques classiques du rock anglais. Si des débuts le classent dans le rock and roll, la suite de sa carrière et ses enregistrements font de lui un des premiers à s’intéresser au rhythm and blues américain et à le diffuser à travers ses enregistrements dans ses singles suivants. Très bon arrangeur, il sut aussi s’entourer de musiciens de première main au sein de ses Pirates. On retrouve dans ses diverses formations des musiciens qui s’illustreront avec les Tornados, les New Animals, Deep Purple, sans oublier l’un des grands guitaristes anglais, Mick Green.
Après sa mort accidentelle en 1966, les choses stagnèrent pendant quatre ans. Un Français de nom de Georges Collanges et passionné de rock and roll prit l’initiative de faire éditer par Odéon un album de compilation qui contient quelques unes des perles du chanteur. Il fut publié en 1970 et reste le premier du genre. Il regroupe un large éventail des diverses périodes de sa carrière. Les ventes furent honorables et une deuxième compilation vit le jour l’année suivante avec d’autres titres inédits en France.
Comme dirait Bashung . « Remets-moi Johnny Kidd! ».

Artiste : Johnny Kidd
Titre : Memorial Album
Genre : British rock, rhythm and blues
Label : Odéon
No Catalogue : 2C062-04422
Pays : France 1970
Meilleure enchère sur Ebay 110 euros.
Note: Cet album de compilation a été réédité en 1974 avec la même référence sous l’appellation Vol.6 Les Pionniers Du Rock, pochette différente.

Shakin’ All Over

Documents Johnny Kidd, titres intéressants ne figurant pas sur le LP

Collectors d’un peu partout

Sauterelles 45 tours Italie

Sauterelles – Columbia, Italie, publié en 1967, meilleure enchère sur Ebay 212 euros.

Bon nombre d’artistes anglophones ou autres tentèrent leur chance en Italie avec des chansons interprétées dans la langue nationale, parfois même avec un succès certain. Cela n’échappa pas aux artistes suisses qui tentèrent aussi leur chance. Ici nous retrouvons les Sauterelles, qui malgré leur nom viennent de la partie germanophone. On les considéra un peu comme les Beatles suisses et il furent très populaires sur le plan national. Ce n’était pas un groupe qui se contentait de reprendre des titres piqués aux autres, mais une partie de leur répertoire est fait d’originaux et de titres chantés en anglais, jamais en allemand. Sur ce single ils chantent en italien deux de leurs titres originaux. Cette publication qui n’a pas vraiment eu d’impact en Italie et de ce fait plutôt rare et sans doute recherchée en priorité par les fans suisses, mais pas que. Récemment ils étaient encore actifs en concert.

Documents

Reportage les Sauterelles à Liverpool en 2017

Et bien sûr un Beatles medley, Liverpool c’est fait pour !

Serge Lama – Les Ports De L’Atlantique

Serge Lama – Les Glycines

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

The Mindbenders – Don’t Cry No More

The Dynamites – Don’t Leave Me Behind

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Lords Of The New Church – Livin’ On Livin’

En passant

Dimanche en quelques manches de printemps (4)

Deux musiques pour débuter plutôt blues

Slim Harpo – Shake Your Hips

Sonny Boy Williamson – Don’t Start Me Talkin’

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Crossroads

Robert Johnson, une grande légende du blues, créa cette chanson en 1936 une année avant sa mort, mort dont les causes ne furent jamais éclaircies. La chanson est typique du Mississippi delta blues, nom donné à cette musique de par son lieu d’origine, le nord- ouest de cet état. L’accompagnement est assez simple, une guitare acoustique avec quelquefois un bottleneck, un harmonica, parfois les trois. Johnson resta pendant longtemps un chanteur un peu oublié, mais il fut redécouvert au tournant des années 60 lorsque les Blancs commencèrent à s’intéresser au racines de cette musique en puisant dans les enregistrements d’origine pour les interpréter à leur manière. Dans le cas de cette chanson, c’est la version en live de Cream qui la propulsa dans la lumière et aida aussi la légende de Robert Johnson.

Version originale Robert Johnson, 1937

La reprise de Cream, 1968

On les entend jamais

Pour la quasi totalité des artistes, les discographies sont parsemées de titres que l’on n’entend jamais, seules les écoutes privées peuvent quelque peu renverser la tendance. Il y a pourtant des choses plaisantes, intéressantes, voire même géniales. Partons à la découverte des ces spécialités dans un joyeux mélange de style…

Des artistes plus ou moins connus et des titres de leur répertoire plus ou moins oubliés, toutes époques.

Un joyeux mélange de styles…

James Brown – I’ve Got Money  (1962)

Arthur Brown – Come And Buy (1968)

Wallace Collection – Serenade (1970)

Rumplestiltskin – Evil Woman (1972)

Blossom Child – I Pray (1986)

Oscar Clandot

Strictement Folk Americain IX

Le folk américain est un joyeux mélange de tous les styles de musiques folkloriques importés par ceux qui firent la conquête du pays. Il est principalement d’obédience anglo-saxonne, mais nul doute que les baladins qui firent son histoire n’étaient pas insensibles à des musiques venues d’ailleurs et les incorporèrent à leur manière dans les chansons. Certains airs peuvent remonter à l’époque médiévale, tandis que d’autres furent composés par des folkeux anonymes. Il arriva que des airs traditionnels connaissent un revival via des arrangements modernes. Des chansons comme « J’entends Siffler Le Train » ou « Le Pénitencier » viennent des cette tradition folk américaine. J’ai choisi des interprétations qui avoisinent un style proche de la tradition.

TXCOC – Deep In The Heart Of Texas Song
C’est presque un hymne, une chanson qui célèbre le Texas, ses vastes plaines, ses élevages, mais aussi le plus grand état des Etats-Unis. Saviez-vous que si on donnait un carré de 100 mètres de côté à chaque terrien, on pourrait tous loger dans cet état, c’est dire la grandeur. La chanson est plutôt dans le style country, c’est à dire musique presque exclusivement blanche.

Hank Williams – Jambylaya
Dans certains pays un plat culinaire peut l’objet d’une chanson. Le jambalaya en est un aux USA, mélange de viande et de riz, plat originaire de la Louisiane. L’origine du mot est française, du parlé provençal. C’est la star du country américain Hank Williams qui popularisa la chanson sur un air cajun, le cajun est un reste de la langue française. Cette chanson est connue de tous.

Joan Baez – Barbara Allen
Chanson d’origine anglaise importé aux USA via les immigrants. Devenue un classique du folk, elle existe sous de nombreuses variations de titre, mais toutes contiennent le nom.

Ed McCurdy – Billy Boy
Traditionnel du folk, il est souvent interprété par les enfants, c’est même un chanson qui leur est destinée en priorité.

John Jacob Niles – The Maid Freed From The Gallows
C’est encore une autre variante de cette célèbre chanson (pour les Américains), qui parle de gibet et de pendu. Si vous l’écoutez attentivement vous y retrouverez l’inspiration d’une chanson qui figure sur Led Zeppelin III « Gallows Pole »

Partis rejoindre les étoiles

Gavin Peter Webb (1946 – 2024)

Bassiste du groupe psyché australien Master’s Apprentices.

But One Day (1967)

Buried And Dead (1961)

John O’Leary (1944 – 2024)

Harmoniciste anglais, il fit partie d’innombrables formations et accompagna des d’artistes. un de ces musiciens que l’on retrouve un peu partout.

Sweet Pain – The Steamer (1969)

John Dummer Blues Band – I Need Love (1969)