En passant

Inventaire musical à la Prévert (247)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Waldo De Los Rios – Espagne LP

Waldo De Los Rios, chef d’orchestre, compositeur, arrangeur, contrairement à ce que beaucoup de gens croient est un musicien argentin et non espagnol. C’est un peu le hasard qui décida de sa carrière en Espagne, car c’est bien là qu’il a construit sa célébrité. Bien que ses premiers enregistrements datent de 1965, il restent assez discrets. Le succès viendra avec son album « Sinfonias » où il arrange de manière très moderne quelques symphonies de grands compositeurs de la musique classique. Pour les puristes cela frise le scandale, mais le succès pratiquement mondial de sa reprise d’un extrait de la 40ème symphonie de Mozart ouvre quelques horizons à ceux qui pensaient que la musique classique c’était quelque chose de très ringard. Il a bien compris que dans une oeuvre classique qui peut durer une heure ou plus, il y a quelques passages qui sont plus tape à l’oreille que d’autres, et c’est ceux-là qu’il a mis en évidence. C’est un peu comme le double album blanc des Beatles, on se souvient surtout de « Ob-La-Di, Ob-La-Da » ou « Back In The U.S.S.R. ». Il récidivera en 1973 sur le même principe et avec succès en s’intéressant à quelques opéras. Il a sans doute contribué à un retour de la musique classique, un peu comme le fera Pavarotti pour l’opéra. Il ne fut pas le seul à le faire, mais il reste le plus connu. Dépressif, il se suicida en 1977.

Artiste : Waldo De Los Rios
Titre : Sinfonias
Genre : classique moderne
Label : Hispavox
No Catalogue :  HHS 11-200
Pays : Espagne 1970
Meilleure enchère sur Ebay, pas coté
Note : publié dans de nombreux pays

Beethoven / Symphony No. 9 « Ode à la joie » – 4ème Mouvement

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce musée il y a certains disques qui reviennent régulièrement, pas seulement pour un titre mais plusieurs. C’est assurément le cas pour les albums, mais aussi un autre support, le fameux EP qui présentait le plus souvent quatre titres. En France jusqu’en 1967-68, c’était le format le plus courant, d’autres pays dans une moindre mesure les publiaient aussi, mais le single deux titres était la référence. Ces fameuses publications françaises sont très demandées par les collectionneurs étrangers, car elles avaient l’avantage d’être présentées dans une pochette en carton avec fréquemment une photo de l’artiste. En revisitant ma collection, voici quelques unes de ces pépites qui m’enchantèrent pour deux, trois, quatre titres.

Tu Ne Peux Pas

The Petals – Babe You Know

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Roger McGuinn & Band – Lover Of The Bayou

En passant

Vinyles en fusion (165)

Il n’a jamais existé un France un organe officiel qui représente exactement la popularité d’une chanson, ce que nous appelons le hit parade. Par contre les Américains et les Anglais sont beaucoup plus organisés et ces classements existent pratiquement depuis 1900. Ce sont de véritables industries du classement qui analysent les ventes, les passages radio ou télévision. Ils sont compilés dans des classements qui reflètent les critères précédents. Ces classements hebdomadaires rebondissent sur un classement annuel qui reflète le nombre de semaines où la chanson apparait ainsi que sa position dans le classement. Au final, ces données permettent d’établir les chansons les plus populaires de l’année. Aux USA le Cashbox et le Billboard sont les deux principaux organes qui établissent les statistiques. Bien qu’ils agissent séparément, le résultat est assez identique, une chanson peut-être no 1 à une place et no 2 dans l’autre, mais jamais un no 1 sera no 20 dans dans le second. Voici à partir de 1956, année ou le rock and roll est bien établi, les cinq meilleures chansons de l’année.

1964

 1) The Supremes – Baby Love (439 points)

2) Righteous Brothers – You’ve Lost That Loving Feeling (434 points)

3) Roy Orbison – Oh, Pretty Woman (411 points)

4) The Beatles – I Feel Fine (411 points)

5) The Beatles – A Hard Day’s Night (410 points)

Documents

Des archives musicales, peu importe le pays, de la télévision ou autres durant les seventies

Creedence Clearwater Revival – Travelin Band

La pop en version étrangère

Il est toujours curieux d’entendre une chanson que l’on connaît bien dans une autre langue. Le phénomène de reprendre une chanson connue dans une autre langue est un phénomène planétaire. La mélodie reste, mais la consonnance d’une langue peut lui donner une ambiance différente. Voici une sélection de trois chansons d’artistes anglophones interprétés dans une langue plus ou moins exotique. Pour ceux qui voudraient entendre la version originale, un clic sur Youtube apportera la réponse.

Call My Name, version originale James Royal, 1967
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Version en français par Gil Now, 1968

Past, Present & Future, version originale The Shangri-Las, 1966
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Version en français par Uta, 1969

Leader Of The Pack, version originale The Shangri-Las, 1964
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Version en allemand par Die Crazy Girls, 1965

Trois très belles reprises…

Some Velvet Morning – Rowland S Howard · Lydia Lunch (Nancy Sinatra & Lee Hazlewood)

L’Aventurier – Quentin Mosimann  (Indochine)

Phantasmagoria In Two – Hidden By Ivy (Tim Buckley)