En passant

Inventaire musical à la Prévert (245)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

The Vipers – US LP

Le nom d’artiste Vipers est assez couramment usité dans le showbiz, en commençant par un groupe de skiffle anglais durant les fifties. Il s’agit ici du groupe américain originaire de New York qui enregistra trois albums entre 1984 et 1988 avant de disparaître.
Le terme de garage punk n’est tout tout à fait innocent, il consiste en un style qui regroupe essentiellement des artistes sixties dont la musique peut être considérée comme les premières moutures du punk, avant que celui-ci prenne définitivement forme avec des groupes comme les Ramones une dizaine d’années plus tard. Bien entendu le terme naîtra avec le punk quand la comparaison devint évidente. S’il est associé au mot garage c’est que l’on compara le son de ces enregistrements à celui qui aurait pu être produit à celui fait dans un garage. Cet endroit servait souvent de lieu de répétition à ces artistes plus ou moins doués et plus ou moins amateurs. Il existe des centaines de disques qui furent produits ainsi, bien entendu pratiquement tous des obscurités édités en petits tirages. Certains valent des petites fortunes aujourd’hui.
Un autre phénomène vint se greffer là-dessus. Des artistes qui ont une passion pour ces disques sixties, mais qui ont vécu l’ère punk, les deux se mariant pour créer une sorte de nouveau style.
Les Vipers s’inscrivent dans ce mouvement, le mélange est audible dans certains titres et même à travers les deux chansons reprises aux sixties, le reste étant des originaux du groupe qui peuvent aussi flirter avec un psychédélique un peu revisité. Il y a un titre que je n’ai pas trouvé, mais il y a déjà de quoi se faire une idée sans lui.

Artiste : The Vipers
Titre : Outta The Nest
Genre : neo garage punk, psyché
Label : PVC
No Catalogue :  PVC 8928
Pays : USA 1984
Meilleure enchère sur Ebay, 51 euros
Note : il existe plusieurs rééditions

Borrowed Time

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce musée il y a certains disques qui reviennent régulièrement, pas seulement pour un titre mais plusieurs. C’est assurément le cas pour les albums, mais aussi un autre support, le fameux EP qui présentait le plus souvent quatre titres. En France jusqu’en 1967-68, c’était le format le plus courant, d’autres pays dans une moindre mesure les publiaient aussi, mais le single deux titres était la référence. Ces fameuses publications françaises sont très demandées par les collectionneurs étrangers, car elles avaient l’avantage d’être présentées dans une pochette en carton avec fréquemment une photo de l’artiste. En revisitant ma collection, voici quelques unes de ces pépites qui m’enchantèrent pour deux, trois, quatre titres.

Call My Name

The Calico Wall – Flight Reaction

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

The Primevals – Primeval call

En passant

Vinyles en fusion (163)

Il n’a jamais existé un France un organe officiel qui représente exactement la popularité d’une chanson, ce que nous appelons le hit parade. Par contre les Américains et les Anglais sont beaucoup plus organisés et ces classements existent pratiquement depuis 1900. Ce sont de véritables industries du classement qui analysent les ventes, les passages radio ou télévision. Ils sont compilés dans des classements qui reflètent les critères précédents. Ces classements hebdomadaires rebondissent sur un classement annuel qui reflète le nombre de semaines où la chanson apparait ainsi que sa position dans le classement. Au final, ces données permettent d’établir les chansons les plus populaires de l’année. Aux USA le Cashbox et le Billboard sont les deux principaux organes qui établissent les statistiques. Bien qu’ils agissent séparément, le résultat est assez identique, une chanson peut-être no 1 à une place et no 2 dans l’autre, mais jamais un no 1 sera no 20 dans dans le second. Voici à partir de 1956, année ou le rock and roll est bien établi, les cinq meilleures chansons de l’année.

1962

 1) Ray Charles – I Can’t Stop Loving You (499 points)

2) The Tornados – Telstar (457 points)

3) Little Eva – Loco-Motion (439 points)

4) Elvis Presley – Good Luck Charm (437 points)

5) Bruce Channel – Hey! Baby (434 points)

Documents

Des archives musicales, peu importe le pays, de la télévision ou autres durant les seventies

Alice Cooper – School’s Out 

La pop en version étrangère

Il est toujours curieux d’entendre une chanson que l’on connaît bien dans une autre langue. Le phénomène de reprendre une chanson connue dans une autre langue est un phénomène planétaire. La mélodie reste, mais la consonnance d’une langue peut lui donner une ambiance différente. Voici une sélection de trois chansons d’artistes anglophones interprétés dans une langue plus ou moins exotique. Pour ceux qui voudraient entendre la version originale, un clic sur Youtube apportera la réponse.

Proud Mary, version originale Creedence Clearwater Revival , 1968
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Version en danois par Birgit Lystager, 1975

I’m Down, version originale The Beatles, 1965
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Version en espagnol par Los Impala, 1966

I Want You, version originale The Troggs, 1966
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Version en grec par Tony Pinelli, 1966

Trois très belles reprises…

Wet Wet Wet – Love Is All Around (The Troggs)

The Wild Cherries – I’m Your Kingpin (Manfred Mann)

Bevis Frond – When Will The Rain Come (The Troggs)