En passant

Inventaire musical à la Prévert (239)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Johnny Winter – US LP

Cet album profita du fait que Johnny Winter devenait un guitariste très connu après des années d’obscurité. Cette popularité est surtout l’effort de label Columbia (CBS pour l’Europe) qui le signa et le propulsa dans la cour des grands. Au départ, il est presque une publication pirate. Enregistré en 1968 en privé et tiré à 100 exemplaires, il est repris et publié par le label Imperial (Liberty pour l’Europe), apparemment quand Winter avait déjà signé chez Columbia.
Quoiqu’il en soit, tous le ingrédients de sa maestria y sont présents à travers originaux et reprises.

Artiste : Johnny Winter
Titre : Progressive Blues Experiment
Genre : pop, blues
Label : Imperial
No Catalogue :  LP-12431
Pays : USA 1968
Meilleure enchère sur Ebay, 176 euros,
Note : Cet album a d’abord fait l’objet d’un pressage privé sur label Sonobeat tiré à une centaine d’exemplaires en 1968. Meilleure enchère sur Ebay, 2129 euros. Repris par Liberty en 1969, il sera publié dans de nombreux pays, c’est en quelques sorte la publication officielle.

Rollin’ And Tumblin’

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce musée il y a certains disques qui reviennent régulièrement, pas seulement pour un titre mais plusieurs. C’est assurément le cas pour les albums, mais aussi un autre support, le fameux EP qui présentait le plus souvent quatre titres. En France jusqu’en 1967-68, c’était le format le plus courant, d’autres pays dans une moindre mesure les publiaient aussi, mais le single deux titres était la référence. Ces fameuses publications françaises sont très demandées par les collectionneurs étrangers, car elles avaient l’avantage d’être présentées dans une pochette en carton avec fréquemment une photo de l’artiste. En revisitant ma collection, voici quelques unes de ces pépites qui m’enchantèrent pour deux, trois, quatre titres. Les *** désignent le titre que j’ai le plus écouté

Talkin’ ‘Bout You

The Bare Facts – Georgiana

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Aine Cahill – Black Dahlia

En passant

Vinyles en fusion (157)

Il n’a jamais existé un France un organe officiel qui représente exactement la popularité d’une chanson, ce que nous appelons le hit parade. Par contre les Américains et les Anglais sont beaucoup plus organisés et ces classements existent pratiquement depuis 1900. Ce sont de véritables industries du classement qui analysent les ventes, les passages radio ou télévision. Ils sont compilés dans des classements qui reflètent les critères précédents. Ces classements hebdomadaires permettent un classement annuel qui reflètent le nombre de semaines où la chanson apparait ainsi que sa position dans le classement. Au final, ces données permettent d’établir les chansons les plus populaires de l’année. Aux USA le Cashbox et le Billboard sont les deux principaux organes qui établissent les statistiques. Bien qu’ils agissent séparément, le résultat est assez identique, une chanson peut-être no 1 à une place et no 2 dans l’autre, mais jamais un no 1 sera no 20 dans dans le second. Voici à partir de 1956, année ou le rock and roll est bien établi, les cinq meilleures chansons de l’année.

1956

 1) Elvis Presley – Hound Dog (475 points)

2) Guy Mitchell – Singing The Blues (471 points)

3) Elvis Presley – Heartbreak Hotel (466 points)

4) Pat Boone – Don’t Forbid Me (429 points)

5) Doris Day – Que Sera Sera (418 points)

Documents

Des archives musicales, peu importe le pays, de la télévision ou autres durant les seventies

Chicago – Saturday in the Park

La pop en version étrangère

Il est toujours curieux d’entendre une chanson que l’on connaît bien dans une autre langue. Le phénomène de reprendre une chanson connue dans une autre langue est un phénomène planétaire. La mélodie reste, mais la consonnance d’une langue peut lui donner une ambiance différente. Voici une sélection de trois chansons d’artistes anglophones interprétés dans une langue plus ou moins exotique. Pour ceux qui voudraient entendre la version originale, un clic sur Youtube apportera la réponse.

 The Wayward Nile, version originale (instrumental) The Chantays, 1963
*****
Version en coréen par Kim Jungho, 1981

Whole Lotta Love, version originale Led Zeppelin (Muddy Waters 1962), 1969
*****
Version en espagnol par Amaro, 2010

Away From You, version originale Gerry And The Pacemakers, 1963
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Version en portugais par Wanderléa, 1964

Trois très belles reprises…

The Philisteins – From Home (The Troggs)

Don Craine’s New Downliners Sect – I Can’t Get Away from You (The Remains)

Esther Galil – Conquistador (Procol Harum)