Disques sous la loupe
Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.
Dickie Peterson Japon CD
Dickie Peterson est un de ces personnages que j’ai eu le plaisir de rencontrer dans des circonstances assez marrantes. J’étais à un concert de ce qui était une des premières mouture de la reformation des Yardbirds au début des années 1990. Je suis allé me soulager d’une ou deux bières que j’avais bu dans l’endroit approprié. Est alors entré en personnage vêtu de cuir d’assez petite taille avec une tignasse blonde et longue. Je n’ai pas prêté une attention particulière au bonhomme et je suis ressorti dans la salle rejoindre les Yardbirds qui faisaient une pause. Il est ressorti des waters et est venu vers Jin McCarty, le batteur des Yardbirds. Ce dernier m’a alors demandé si je connaissais Blue Cheer. A ma réponse affirmative, il m’a alors présenté Dickie Peterson, car c’était lui. Sa présence dans le lieu se justifiait car ils avaient donné un concert dans les environs, ce que j’ignorais totalement. Il est venu en quelque sorte dire bonjour car ils se connaissaient. Ils ont même joué un morceau ensemble « Spoonful » si je me souviens bien.
Dickie Peterson (1946-2009) fut le bassiste de Blue Cheer, une formation pionnière dans le hard rock et le heavy metal, et le seul membre permanent sur une période de 40 ans. Mais de temps en temps, il a joué occasionnellement avec d’autres formations et enregistré en solo. C’est justement cet album qui fut le premier du genre, publié en 1997. Il fut publié seulement au Japon et en CD, ce qui lui donna peu de visibilité ailleurs. C’est dommage car il est excellent, même si l’on n’est pas musicalement aux antipodes de Blue Cheer. Une pop blues bien grasse assaisonnée de la voix bien présente de Peterson, il est d’ailleurs ici seulement chanteur et non bassiste. Des titres originaux composés par lui, en solo ou avec les musiciens qui l’accompagnent. De la bonne miouse dont on se lasse à peine à la 2726 ème écoute.
Artiste : Dickie Peterson
Titre : Child Of The Darkness
Genre : pop, rock, blues
Label : Captain Trip Records
No Catalogue : CTCD-077
Pays : Japon 1997
Meilleure enchère sur Ebay, jamais vendu
Note : seulement publié au japon en CD
Une perle de l’album
Child Of The Darkness
Et c’est parti…

Brainkiller

Spoonfull

Dogs Ff War

Dragon Song

Who Do You Love

Dirty Girls

Back On The Streets

Reptile

Little Red Rooster
Hors album

Out of Focus, Blue Cheer live au Rockpalast 2008

Summertime Blues, live 2005 San Francisco
Roy Black, single Italie
Roy Black – Polydor – NH 54834, Italie, publié en 1966, meilleure enchère sur Ebay 150 euros.
Roy Black (1943 – 1991) fut un très populaire chanteur de variétés allemand. Il essaya d’étendre sa popularité en enregistrant dans des langues étrangères, anglais, français, et ici en italien. On retrouve un peu le même phénomène que pour les têtes d’affiches françaises, les fans recherchent les pressages étrangers ou les interprétations dans d’autres langues, la discographie originale étant par ailleurs plutôt courante. Selon les publications cela peut aller à plus de 600 euros. Dans le genre, ce single n’est pas le plus rare, mais la plupart des copies dépassent quand même la centaine d’euros. A noter que son interprétation en italien frise la perfection, pratiquement sans l’ombre d’un accent. Il mourut prématurément d’une crise cardiaque à 48 ans.

Finalmente Qui

Grazie Mille

Qu’une chanson devienne un succès ou pas reste un mystère. Des tas de facteurs s’affrontent, la production, la promotion, la diffusion, l’air du temps, les goûts du public au moment de l’écoute, et même leur non publication en temps voulu. Autant de mystères insondables. En voici deux qui avaient un potentiel certain, mais qui devinrent ce que les spécialistes appellent des flops. Et pourtant, en les écoutant on se dit que c’est bien dommage.
Gerry & The Pacemakers – She’s The Only Girl For Me (1965)
The Byrds – You Showed Me (1964)
Visites au musée du Boss
Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…
Deux qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…
Johnny Hallyday – Le Pénitencier
Jefferson Airplane – Today
Ces disques ne font pas partie de ceux que j’ai le plus écoutés. Néanmoins ils ont à un moment ou à un autre tournés sur la platine, et ceci plus d’une fois. Ils sont d’agréables souvenirs qui peuvent de temps en temps remonter à la surface.
Wallace Collection – Serenade
Françoise Hardy – Mon Amie La Rose
Deux qui font partie de mes records d’écoute, mais qui sont d’une découverte plus tardive, bien qu’ils soient anciens. Il y a une bonne raison à cela, ils étaient le plus souvent inatteignables pour moi lors de leur publication, publiés sur d’obscurs labels, dans des pays géographiquement lointains de chez moi. La découverte viendra plus tard à travers les nombreuses compilations qui fleurirent au cours des années 80-90, au hasard d’un voyage ou d’une foire aux disques, sur les conseils d’un autre collectionneur. Quoiqu’il en soit, ils sont devenus des chansons phares pour moi, même si au compteur ils viennent ensuite.
The Starfires – I Never Loved Her
The Front Line – Got Love
Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.
The Wylde Mammoths – I’m Going Out




