En passant

Inventaire musical à la Prévert (223)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Compilation LP UK

C’est je crois une première dans l’histoire de la musique, un album dont les bénéfices reviennent à une oeuvre de charité, du moins avec des artistes de premier plan. C’est au profit de Lord’s Taverners, une association qui veut donner une chance aux plus démunis par le sport, même la reine voit cela d’un très bon oeil.
Dans ce but Decca publia cette compilation dont les artistes donnaient leurs royalties au profit de l’oeuvre. Pour appâter l’acheteur, la plupart des artistes y figurant sont pour l’époque des artistes en vogue. Autre attrait, les titres sont, toujours pour l’époque et les artistes, des inédits. Bien des noms se rattachent à des artistes de variétés, mais c’est aussi une autre astuce pour ratisser plus large. Un des avantages de ce genre de disque, si on l’achète pour un style, on peut découvrir ou apprécier l’autre. Je n’aurais jamais acheté ce disque parce que Katy Kirby y figurait, mais en écoutant son enregistrement on ne peut que reconnaître que sa voix est un don de la nature. Soixante ans plus tard, et c’est merveilleux, il y en a parmi cette équipe qui se produisent encore.

Artiste : Artistes divers
Titre : 14
Genre : beat, mainstream
Label : Decca
No Catalogue :  LK.4695 mono
Pays : UK 1965
Meilleure enchère sur Ebay 70 euros
Note : publié dans plusieurs

Lulu & The Luvvers – Just One Look

Hors album

Cherchez L’idole, Portugal EP

B.O.F. Cherchez L’idole – Barclay – BEP 700 090, Portugal, publié en 1964, meilleure enchère sur Ebay 339 euros.

Cherchez l’idole, un de ces films sans prétention qui avait surtout pour but de montrer quelques vedettes de l’époque yéyé. L’intrigue tourne autour d’un guitare dans laquelle est caché subrepticement un bijou. Elle faisait partie d’un lot de cinq guitares identiques, mais qui ont toutes été entretemps vendues à des chanteurs, il faut alors essayer de retrouver celle qui contient le bijou. C’est le prétexte pour une course et la rencontre avec quelques vedettes dont Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Frank Alamo, Sylvie Vartan, les Surfs, Hector, dont une bien entendu possède la fameuse guitare, mais qui ?
Ce film eut un bon succès et fit même un tabac au Japon. Il fut publié par Barclay un EP minimaliste comme bande sonore. C’est le chef d’orchestre et compositeur Georges Garvarentz, en contrat avec Barclay, qui assure la bande sonore. Ainsi seuls deux chanteurs yéyés maison, avec chacun une chanson, figurent sur le disque. Il s’agit de Frank Alamo et Eddy Mitchell. Ce dernier apparaît avec les Chaussettes Noires, mais à l’époque de la sortie du film il avait déjà entamé sa carrière solo.
L’édition française est assez courante et peu cotée, mais une publication portugaise attire les collectionneurs et c’est nettement plus cher la copie.

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Deux qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

The Trashmen – Surfin’ Bird

The Lemon Drops – I Live In The Springtime

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Edwyn Collins – A Girl Like You

En passant

Vinyles en fusion (141)

Allons explorer le hit parade de Salut les Copains durant les sixties. Il n’y avait pas en France un organe officiel qui établissait un classement représentant les ventes. De ce fait celui de ce journal en représente plus ou moins le reflet, spécialement basé sur les diffusions au cours de l’émission sur Europe 1 et que passablement de jeunes écoutaient. Il se divisait en deux parties les chansons françaises et les chansons en langues étrangères bien entendu principalement l’anglais.

Hit parade du 15 juillet au 15 août 1963, chansons françaises

 1) Johnny Hallyday – Da Dou Ron Ron

2) Sylvie Vartan – I’m Watching You, pourtant en anglais

3) Claude François – Si Tu Veux Etre Heureux

4) Sheila – Pendant Les Vacances

5) Johnny Hallyday – Je ne Danserai Plus Jamais

Documents

Des archives musicales, peu importe le pays, de la télévision ou autres durant les sixties

The Hollies – Look Through Any Window (1965)

La pop en version étrangère

Il est toujours curieux d’entendre une chanson que l’on connaît bien dans une autre langue. Le phénomène de reprendre une chanson connue dans une autre langue est un phénomène planétaire. La mélodie reste, mais la consonnance d’une langue peut lui donner une ambiance différente. Voici une sélection de trois chansons d’artistes anglophones interprétés dans une langue plus ou moins exotique. Pour ceux qui voudraient entendre la version originale, un clic sur Youtube apportera la réponse.

Baby Come Back, version originale The Equals, 1967
*****
Version en italien par Mario Guarnera, 1966

You’ve Lost That Loving Feeling, version originale The Righteous Brothers, 1964
*****
Version en allemand par The Continental Brothers, 1965

Long Tall Sally, version originale Little Richard, 1956
*****
Version en japonais par Remi Aso, 1962

Trois très belles reprises…

The Beau Brummels – These Boots Are Made For Walking (Nancy Sinatra)

Ram Jam – Black Betty (Leadbelly)

The Cramps – Her Love Rubbed Off (Carl Perkins)