En passant

Inventaire musical à la Prévert (251)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

The Kinks – UK LP

Septième album des Kinks, même si son succès en termes de ventes fut assez modeste, il est acclamé par la critique à sa sortie. A l’origine l’idée de l’album est une demande de la chaine de tv Granada pour la réalisation d’un téléfilm dont la musique serait composée par les Kinks. Le plot est un récit plus ou moins historique sur l’Angleterre depuis le règne de la reine Victoria jusqu’aux sixties. Les Kinks travaillèrent plusieurs mois sur l’album pour finalement apprendre que Granada met le projet au placard, il ne restera que la musique publiée sur un album en octobre 1969. Ils ont ainsi aussi leur opéra rock, un truc très tendance à l’époque de sa sortie.
Le disque met en évidence une évolution dans le style des Kinks, ils ne sont plus un simple combo, par ailleurs terriblement efficace, qui se contente de guitares et de batterie, on fait appel à du personnel extérieur. C’est aussi l’apparition d’un nouveau bassiste qui remplace le départ définitif de Pete Quaife, John Dalton. Comme d’habitude les compositions sont de Ray Davies, qui fait encore une fois figure de prolifique et compositeur très classe.
Même si le succès laissa un peu les Kinks sur le bord de la route, il fut quand même plutôt bien accueilli aux USA dont certains critiques parlèrent même de l’album de l’année. Assurément il a de la classe.

Artiste : The Kinks
Titre : Arthur Or The Decline And Fall Of The British Empire
Genre : pop, british psyché
Label : Pye
No Catalogue :  NSPL 18317 stéréo; NPL 18317 mono
Pays : UK 1969
Meilleure enchère sur Ebay 710 euros
Note : la version en mono cote environ le double de celle en stéréo pour le pressage original anglais. Publié dans de nombreux pays y compris la France.

Victoria

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce musée il y a certains disques qui reviennent régulièrement, pas seulement pour un titre mais plusieurs. C’est assurément le cas pour les albums, mais aussi un autre support, le fameux EP qui présentait le plus souvent quatre titres. En France jusqu’en 1967-68, c’était le format le plus courant, d’autres pays dans une moindre mesure les publiaient aussi, mais le single deux titres était la référence. Ces fameuses publications françaises sont très demandées par les collectionneurs étrangers, car elles avaient l’avantage d’être présentées dans une pochette en carton avec fréquemment une photo de l’artiste. En revisitant ma collection, voici quelques unes de ces pépites qui m’enchantèrent pour deux, trois, quatre titres.

Baby Please Don’t Go

The Odd Persons – I’m Cryin’

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Clint « Deacon » Fuller – Boom Boom

En passant

Vinyles en fusion (169)

Il n’a jamais existé un France un organe officiel qui représente exactement la popularité d’une chanson, ce que nous appelons le hit parade. Par contre les Américains et les Anglais sont beaucoup plus organisés et ces classements existent pratiquement depuis 1900. Ce sont de véritables industries du classement qui analysent les ventes, les passages radio ou télévision. Ils sont compilés dans des classements qui reflètent les critères précédents. Ces classements hebdomadaires rebondissent sur un classement annuel qui reflète le nombre de semaines où la chanson apparait ainsi que sa position dans le classement. Au final, ces données permettent d’établir les chansons les plus populaires de l’année. Aux USA le Cashbox et le Billboard sont les deux principaux organes qui établissent les statistiques. Bien qu’ils agissent séparément, le résultat est assez identique, une chanson peut-être no 1 à une place et no 2 dans l’autre, mais jamais un no 1 sera no 20 dans dans le second. Voici à partir de 1956, année ou le rock and roll est bien établi, les cinq meilleures chansons de l’année.

1968

 1) Marvin Gaye – I Heard It Through The Grapevine  (459 points)

2) Bobby Goldsboro – Honey (452 points)

3) The Beatles – Hey Jude (430 points)

4) Mary Hopkin – Those Were The Days (428 points)

5) ex æquo Hugo Montenegro – The Good, The Bad and The Ugly (428 points)

Documents

Des archives musicales, peu importe le pays, de la télévision ou autres durant les seventies

Lou Reed – Vicious, live in Paris 1974

La pop en version étrangère

Il est toujours curieux d’entendre une chanson que l’on connaît bien dans une autre langue. Le phénomène de reprendre une chanson connue dans une autre langue est un phénomène planétaire. La mélodie reste, mais la consonnance d’une langue peut lui donner une ambiance différente. Voici une sélection de trois chansons d’artistes anglophones interprétés dans une langue plus ou moins exotique. Pour ceux qui voudraient entendre la version originale, un clic sur Youtube apportera la réponse.

Ferry Cross The Mersey, version originale Gerry & The Pacemakers, 1965
*****
Version en chinois par Alan Tam, 1993

The Hollies – Long Cool Woman, 1971
*****
Version en allemand par Gene Williams, 1974

Child in Time, version originale Deep Purple, 1970
*****
Version en italien par Le Macchie Rosse, 1970

Trois très belles reprises…

T. C. Atlantic – Smokestack Lightning (Howlin’ Wolf)

Mick Farren – Mona (Bo Diddley)

Swingle Singers – Mission Impossible (Lalo Schifrin)