Disques sous la loupe
Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.
Krokodil – Allemagne LP
De par sa taille et le nombre d’habitants, la Suisse a un marché musical et un nombre d’artistes évidemment moins nombreux qu’ailleurs. Vu sous l’angle de la musique pop depuis le milieu des sixties jusqu’à la fin des seventies, seules quelques formations parvinrent à publier un album. On peut citer les Sauterelles, les Sevens, Pacific Sound, Country Lane, After Shave, et ici Krokodil. Si le nombre des publications est restreint par contre pratiquement tous ces albums sont devenus de très jolis collectors, dont les cotes peuvent atteindre le millier d’euros. Krokodil est un notable exception dans le sens où ils furent publiés par un grand label, Liberty, les autres étant publiés sur des petits labels locaux.
La musique de Krokodil se classe dans une pop progressive avec quelques relents de psychédélique. De par l’intérêt des collectionneurs, elle fait partie des pièces dont on n’est pas fâché de posséder une copie. Malgré le décès de membres originaux, il arrive encore au groupe de se produire.
Artiste : Krokodil
Titre : same
Genre : pop, psychédélique
Label : Liberty
No Catalogue : LBS 83 306 I
Pays : Allemagne 1969
Meilleure enchère sur Ebay 1010 euros
Note : il existe des rééditions en vinyle, la première en 2005
Une perle de l’album
You’re Still A Part Of Me
Incontournable…

Morning Dew

All Alone

Mis Blues

Prayer

Watchn’ Chain

Dabble In Om
Hors album

Skylab, clip de 1973

Krock’n’roll, clip 1972

And I Know, clip, 1972

Qu’une chanson devienne un succès ou pas reste un mystère. Des tas de facteurs s’affrontent, la production, la promotion, la diffusion, l’air du temps, les goûts du public au moment de l’écoute, et même leur non publication en temps voulu. Autant de mystères insondables. En voici deux qui avaient un potentiel certain, mais qui devinrent ce que les spécialistes appellent des flops. Et pourtant, en les écoutant on se dit que c’est bien dommage.
The Shirelles – Putty In Your Hands (1962)
France Gall – L’hiver Est Mort (1969)
Visites au musée du Boss
Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce musée il y a certains disques qui reviennent régulièrement, pas seulement pour un titre mais plusieurs. C’est assurément le cas pour les albums, mais aussi un autre support, le fameux EP qui présentait le plus souvent quatre titres. En France jusqu’en 1967-68, c’était le format le plus courant, d’autres pays dans une moindre mesure les publiaient aussi, mais le single deux titres était la référence. Ces fameuses publications françaises sont très demandées par les collectionneurs étrangers, car elles avaient l’avantage d’être présentées dans une pochette en carton avec fréquemment une photo de l’artiste. En revisitant ma collection, voici quelques unes de ces pépites qui m’enchantèrent pour deux, trois, quatre titres.
The Pretty Things – France, 465.296 ME, publié en 1965, plus haut prix relevé sur un site de vente en ligne, 108 euros.
I Can Never Say
Honey I Need
Rainin’ In My Heart
Sittin’ All Alone
Deux qui font partie de mes records d’écoute, mais qui sont d’une découverte plus tardive, bien qu’ils soient anciens. Il y a une bonne raison à cela, ils étaient le plus souvent inatteignables pour moi lors de leur publication, publiés sur d’obscurs labels, dans des pays géographiquement lointains de chez moi. La découverte viendra plus tard à travers les nombreuses compilations qui fleurirent au cours des années 80-90, au hasard d’un voyage ou d’une foire aux disques, sur les conseils d’un autre collectionneur. Quoiqu’il en soit, ils sont devenus des chansons phares pour moi, même si au compteur ils viennent ensuite.
The Lollipop Shoppe – You Must Be A Witch
Kenny And The Kasuals – Don’t Let Your Baby Go
Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.
The Smile – Don’t Get Me Started


