En passant

Inventaire musical à la Prévert (244)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

The Moody Blues – UK LP

Second album studio des Moody Blues et celui qui marque un changement total dans la démarche du groupe. C’est aussi un des premiers albums qui raconte une histoire, un concept album comme disent les Anglais. Le thème choisi est la durée d’une journée de l’aube à la nuit. Seconde originalité, c’est aussi un album qui flirte avec la musique classique. Chaque moment du jour est introduit par une ouverture interprétée par un orchestre symphonique, ici le London Festival Orchestra dirigé par Peter Knight qui compose aussi la partie classique. Les chansons pop sont toutes composées par Justin Hayward le remplaçant de Denny Laine. La chanson de l’album devenue la plus emblématique « Nights In White Satin », fut ironiquement un succès mondial, mais un bide en Angleterre et aux USA au moment de sa publication. On se rattrapera en 1972, car suite à une réédition en 45 tours, elle se classa 2ème US et 9ème UK. Elle fit d’ailleurs d’autres réapparitions dans les charts au fil du temps et d’autres éditions. Un album bientôt sexagénaire et toujours là.

Artiste : The Moody Blues
Titre : Days Of Future Passed
Genre : pop, classique
Label : Deram
No Catalogue :  SML 707 stéréo; DML 707 mono
Pays : UK 1967
Meilleure enchère sur Ebay, 219 euros première édition UK
Note : à ce jour il existe plus de 300 éditions différentes.

Nights In White Satin

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce musée il y a certains disques qui reviennent régulièrement, pas seulement pour un titre mais plusieurs. C’est assurément le cas pour les albums, mais aussi un autre support, le fameux EP qui présentait le plus souvent quatre titres. En France jusqu’en 1967-68, c’était le format le plus courant, d’autres pays dans une moindre mesure les publiaient aussi, mais le single deux titres était la référence. Ces fameuses publications françaises sont très demandées par les collectionneurs étrangers, car elles avaient l’avantage d’être présentées dans une pochette en carton avec fréquemment une photo de l’artiste. En revisitant ma collection, voici quelques unes de ces pépites qui m’enchantèrent pour deux, trois, quatre titres.

Henrietta

The Choir – It’s Cold Outside

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Dick Dale – Nitro

En passant

Vinyles en fusion (162)

Il n’a jamais existé un France un organe officiel qui représente exactement la popularité d’une chanson, ce que nous appelons le hit parade. Par contre les Américains et les Anglais sont beaucoup plus organisés et ces classements existent pratiquement depuis 1900. Ce sont de véritables industries du classement qui analysent les ventes, les passages radio ou télévision. Ils sont compilés dans des classements qui reflètent les critères précédents. Ces classements hebdomadaires rebondissent sur un classement annuel qui reflète le nombre de semaines où la chanson apparait ainsi que sa position dans le classement. Au final, ces données permettent d’établir les chansons les plus populaires de l’année. Aux USA le Cashbox et le Billboard sont les deux principaux organes qui établissent les statistiques. Bien qu’ils agissent séparément, le résultat est assez identique, une chanson peut-être no 1 à une place et no 2 dans l’autre, mais jamais un no 1 sera no 20 dans dans le second. Voici à partir de 1956, année ou le rock and roll est bien établi, les cinq meilleures chansons de l’année.

1961

 1) The Highwaymen « Michael, Row The Boat Ashore (451 points)

2) The Marcels – Blue Moon (450 points)

3) Jimmy Dean – Big Bad John (446 points)

4) Del Shannon – Runaway (444 points)

5) Acker Bilk – Stranger On The Shore (437 points)

Documents

Des archives musicales, peu importe le pays, de la télévision ou autres durant les seventies

The Guess Who – American Woman

La pop en version étrangère

Il est toujours curieux d’entendre une chanson que l’on connaît bien dans une autre langue. Le phénomène de reprendre une chanson connue dans une autre langue est un phénomène planétaire. La mélodie reste, mais la consonnance d’une langue peut lui donner une ambiance différente. Voici une sélection de trois chansons d’artistes anglophones interprétés dans une langue plus ou moins exotique. Pour ceux qui voudraient entendre la version originale, un clic sur Youtube apportera la réponse.

Friday On My Mind, version originale The Easybeats, 1966
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Version en italien par I Rebelli, 1967

My Babe, version originale Little Walter, 1955
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Version en français par Les Chats Sauvages, 1962

 Days Of Pearly Spencer, version originale David McWilliams, 1967
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Version en allemand par Renate Kern, 1973

Trois très belles reprises…

Alexis Korner’s Blues Incorporated – Haitian Fight Song (Charles Mingus)

Larkin Poe – Layla (Derek & The Dominoes)

Robyn Adele Anderson – Smoke On The Water (Deep Purple)