En passant

Inventaire musical à la Prévert (232)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

The Deviants – US LP

Sous sa pochette un rien suggestive, c’est le troisième album des Deviants, une des formations les plus en vue de l’underground anglais à la fin des sixties. C’est bien sûr le légendaire Mick Farren qui est aux commandes. Musicalement ce n’est pas toujours très accessible, mais si on aime cela, alors la porte s’entrouvre pour d’autres succulentes découvertes. Quand on écoute ce que certains artistes nous présentent aujourd’hui, on pourrait penser que les Deviants étaient drôlement plus créatifs. Une autre époque, mais quelle époque!

Artiste : The Deviants
Titre : Same
Genre : psychédélique, underground
Label : Transatlantic
No Catalogue : TRA 204
Pays : UK 1969
Meilleure enchère sur Ebay, 599 euros
Note : l’édition anglaise originale contient un petit livre

Billy The Monster

Johnny Winter – 45 tours US

Johnny Winter – KRCO – KRCO 106, USA, publié en 1960, meilleure enchère sur Ebay 474 euros.

Johnny Winter devint un guitar hero à la fin des sixties, mais sa carrière débute bien avant, en 1960. Le moins que l’on puisse dire c’est que ses débuts furent assez obscurs, lui-même ne s’attardera jamais trop sur le sujet. Une flopée de 45 tours furent publiés au fil des ans sur des labels plutôt obscurs, principalement au Texas son état d’origine. Celui-ci est le premier recensé et on est très loin de son style futur, un instrumental en face A et un titre vocal très doo wop de l’autre côté. Il faut bien un début à tout et celui-ci n’est pas dédaigné par les collectionneurs.

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Deux qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

Ar Skloferien – Gavotte A Deux Violons

The Fugitives – Mean Woman

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Lost Loved Ones – This Hopeless Pride

En passant

Vinyles en fusion (150)

Allons explorer le hit parade de Salut les Copains durant les sixties. Il n’y avait pas en France un organe officiel qui établissait un classement représentant les ventes. De ce fait celui de ce journal en représente plus ou moins le reflet, spécialement basé sur les diffusions au cours de l’émission sur Europe 1 et que passablement de jeunes écoutaient. Il se divisait en deux parties les chansons françaises et les chansons en langues étrangères bien entendu principalement l’anglais.

Hit parade du 15 septembre au 15 octobre 1969, chansons françaises

 1) Johnny Hallyday – Que Je T’aime

2) Gilles Marchal & Matine Habib – Summer Wine (malgré tout chanté en anglais)

3) Joe Dassin – Les Champs-Elysées

4) Claude François – Un Monde De Musique

5) Sheila – La Colline De Santa Maria 

Documents

Des archives musicales, peu importe le pays, de la télévision ou autres durant les seventies

Grand Funk Railroad – We’re An American Band 

La pop en version étrangère

Il est toujours curieux d’entendre une chanson que l’on connaît bien dans une autre langue. Le phénomène de reprendre une chanson connue dans une autre langue est un phénomène planétaire. La mélodie reste, mais la consonnance d’une langue peut lui donner une ambiance différente. Voici une sélection de trois chansons d’artistes anglophones interprétés dans une langue plus ou moins exotique. Pour ceux qui voudraient entendre la version originale, un clic sur Youtube apportera la réponse.

Oh Why, version originale The Teddy Bears, 1959
*****
Version en allemand par Camillo , 1958

Walking In The Rain, version originale The Ronettes, 1964
*****
Version en français par Catherine Elia, 1965

Paranoid, version originale Black Sabbath, 1970
*****
Version en allemand par Cindy & Bert, 1971

Trois très belles reprises…

Al Kooper – I Can’t Keep From Crying Sometimes (d’après Blind Willie Johnson)

The Animals – Gonna Send You Back To Walker (Timmy Shaw)

Scott Walker – Amsterdam (Jacques Brel)