Allons explorer le hit parade de Salut les Copains durant les sixties. Il n’y avait pas en France un organe officiel qui établissait un classement représentant les ventes. De ce fait celui de ce journal en représente plus ou moins le reflet, spécialement basé sur les diffusions au cours de l’émission sur Europe 1 et que passablement de jeunes écoutaient. Il se divisait en deux parties les chansons françaises et les chansons en langues étrangères bien entendu principalement l’anglais.
Hit parade du 15 avril au 15 mai 1967, chansons étrangères
1) Manfred Mann – Ha Ha Said The Clown
2) The Turtles – Happy Together
3) The Four Tops – Bernadette
4) The Five Americans – Western Union
5) Lulu – The Boat that I Row
Documents
Des archives musicales, peu importe le pays, de la télévision ou autres durant les sixties
Bee Gees – Holiday (1967)
Harpers Bizarre – The 59th Street Bridge Song (1967)
La pop en version étrangère
Il est toujours curieux d’entendre une chanson que l’on connaît bien dans une autre langue. Le phénomène de reprendre une chanson connue dans une autre langue est un phénomène planétaire. La mélodie reste, mais la consonnance d’une langue peut lui donner une ambiance différente. Voici une sélection de trois chansons d’artistes anglophones interprétés dans une langue plus ou moins exotique. Pour ceux qui voudraient entendre la version originale, un clic sur Youtube apportera la réponse.
Sans suite logique
It’s Gonna Be Alright, version originale Gerry & The Pacemakers, 1964 ***** Version en italien par Augusto Righetti And His Charly’s Team, 1966
For What It’s Worth, version originale Buffalo Springfield, 1966 ***** Version en français par Les Muppets, 1978
Gloria, version originale Them, 1964 ***** Version en espagnol par Los Young Beats, 1967
Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant.Les découvrir c’est partir à l’aventure.
The Monks – Allemagne LP
Les origines de la musique punk apparues au milieu des seventies sont à rechercher dans la décennie précédente. Comme presque dans chaque cas, un mouvement musical peut subir l’influence d’un ancêtre musical qui a fait quelque chose qui peut lui servir d’inspiration. Au cours des sixties, ce sont plutôt quelques titres qui peuvent être pris en considération. Le plus significatif reste sans doute le célèbre « Surfin’ Bird » des Trashmen paru en 1963. Sa rythmique fait de lui un prototype du genre. Il s’agit surtout d’un accident involontaire de leur part, les Trashmen étant plutôt un groupe de surf music. Mais les faits sont têtus il s’agit bien de punk, les Ramones ne manqueront pas de reprendre ce titre sur leur premier album. Il y a bien longtemps, j’avais eu une petite discussion avec Dee Dee Ramone le bassiste du groupe, il me confirma les Trashmen comme source d’inspiration. Parmi les artistes que l’on peut considérer sur un plan plus large, c’est à dire pour plusieurs titres et étant apparus des les sixties, il y a les Sonics. Ce groupe originaire de Tacoma dans l’état de Washington, a dans sa discographie plusieurs titres qui font référence à un punk vintage. Restés plutôt méconnus pendant longtemps, ils furent encensés pendant la vague punk et mis sur orbite. Cela les décidera bien plus tard à reformer le groupe original et même enregistrer à nouveau. Ils sont encore plus ou moins actifs aujourd’hui dans une formation remaniée. Parmi les autres qui sont quelquefois cités, il y a les Troggs, il est vrai que parfois leur musique est assez basique surtout dans les débuts, mais aussi les Stooges, MC5. Il y a une autre formation sixties dont la musique s’approche du punk au point de la toucher de la main. Bizarrement cette formation n’a pas vu le jour aux USA ou en Angleterre, mais en Allemagne. Elle est le fait de cinq GI’s américains basés en Allemagne qui se découvrent un intérêt pour la musique. Ils choisirent de se nommer les Monks, adoptant même un look de moine avec tonsure sur la crâne à contre courant de tous les garçons d’alors qui veulent avoir les cheveux le plus long possible. C’est déjà une punk attitude. Le temps de quelques singles et d’un album entre 1964 et 1967, ils posèrent le bornes d’une musique qui fait d’eux une des sources indéniables d’un punk avant l’heure. Je me demande si Dee Dee Ramone qui séjourna en Allemagne à cette époque, son père est militaire, en a entendu parler et a emporté avec lui quelques plans pour les futurs Ramones. Je regrette de ne pas lui avoir posé la question quand je l’ai rencontré. Pour ce qui est des Monks, leur carrière suscita plutôt la curiosité qu’une ruée chez les disquaires pour se procurer leurs disques, malgré une assez bonne mise en avant par les médias. Retournés dans leur patrie, ils ne cessèrent d’être cités et encensés par les afficionados du punk. Ils n’existent plus aujourd’hui, trois des membres sont décédés, mais la légende se poursuit. Voici ce fameux album paru en 1966.
Artiste : The Monks Titre : Black Monk Time Genre : pré-punk Label : Polydor International No Catalogue : 249 900 Pays : Allemagne 1966 Meilleure enchère sur Ebay, 4310 euros, copie originale signée Note : réédité en 1979
Une perle de l’album
Shut Up
Difficile de faire un choix, on aime ou on déteste tout…
I Hate You
Boys Are Boys And Girls Are Choice
Higgle-Dy – Piggle-Dy
Oh, How To Do Now
Complication
We Do Wie Du
Drunken Maria
Love Came Tumblin’ Down
Blast Off!
That’s My Girl
Hors album
Live tv allemande 1966
Live tv allemande 1966
Equipe 84, single Italie
Equipe 84 – Caravel – BRC 4006, Italie, publié en 1964, meilleure enchère sur Ebay 955 euros.
Pour ceux qui ne connaissent pas tellement les groupes italiens qui furent populaires au cous des sixties, Equipe 84 en est un bon exemple. Ils furent un peu les rivaux des plus populaires Rokes, en fait un groupe anglais immigré, contrairement à l’équipe composée de citoyens italiens. Ceci est le premier enregistrement de la formation pour le compte d’un petit label. Une fois populaires, ce disque n’intéressa pas grand monde. Il est de ce fait beaucoup plus rare et recherche que la discographie postérieure. Les spécialistes reconnaîtront sur la face B une assez bonne adaptation de « I Just Don’t Understand » de l’Américaine actrice et chanteuse Ann Margret qui devient « Liberi D’amare ». Le groupe a existé sous diverses formes jusqu’en 2012.
Canarino Va
Liberi D’amare
Qu’une chanson devienne un succès ou pas reste un mystère. Des tas de facteurs s’affrontent, la production, la promotion, la diffusion, l’air du temps, les goûts du public au moment de l’écoute, et même leur non publication en temps voulu. Autant de mystères insondables. En voici deux qui avaient un potentiel certain, mais qui devinrent ce que les spécialistes appellent des flops. Et pourtant, en les écoutant on se dit que c’est bien dommage.
The Astronauts – You Gotta Let Me Go (1965)
The Uniques – All These Things (1969)
Visites au musée du Boss
Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…
Deux qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…
The Shangri-Las -Leader Of The Pack
Mitch Ryder & The Detroit Wheels – Sock It To Me, Baby
Ces disques ne font pas partie de ceux que j’ai le plus écoutés. Néanmoins ils ont à un moment ou à un autre tournés sur la platine, et ceci plus d’une fois. Ils sont d’agréables souvenirs qui peuvent de temps en temps remonter à la surface.
Gary Farr & The T-Bones – How Many More Times
The Happenings – Lillies By Monet
Deux qui font partie de mes records d’écoute, mais qui sont d’une découverte plus tardive, bien qu’ils soient anciens. Il y a une bonne raison à cela, ils étaient le plus souvent inatteignables pour moi lors de leur publication, publiés sur d’obscurs labels, dans des pays géographiquement lointains de chez moi. La découverte viendra plus tard à travers les nombreuses compilations qui fleurirent au cours des années 80-90, au hasard d’un voyage ou d’une foire aux disques, sur les conseils d’un autre collectionneur. Quoiqu’il en soit, ils sont devenus des chansons phares pour moi, même si au compteur ils viennent ensuite.
The Falcons – Please Understand Me
Les Sinners – La Troisieme Fuite De Mohamed Zali
Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.